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Motivation et réussite des apprentissages scolaires

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par Jean Baptiste NDAGIJIMANA
Université de Bouaké/ENS - Côte d'Ivoire - DEA 2008
  

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4.3. Profils d'apprentissage

Bien que chacun ait sa propre façon d'apprendre, de comprendre et d'enregistrer l'information, tout apprentissage scolaire doit aboutir à la réussite scolaire. En général, les chercheurs ont identifié les profils d'apprentissage. Comment expliquer alors ces profils d'apprentissage ?

Pour comprendre ces profils, il est important de savoir que les apprenants qui ont un mode d'apprentissage correspondant le mieux au système éducatif et de formation sont plus disposés à faire une bonne scolarité et réussir leurs études. Malheureusement, tout le monde n'a pas cette prédisposition, et il est presque impossible au système scolaire de s'adapter à chacun. Alors comment faire ? Dans ce cas, il est très indispensable de découvrir comment on apprend, c'est-à-dire comprendre le cheminement mental nécessaire pour intégrer un savoir. Le grand problème est que ce processus est le plus souvent inconscient pour chacun. Il faut connaître et maîtriser ce processus à partir des profils d'apprentissage. Les profils d'apprentissage, c'est un outil développé par Jean-François Michel (2005) et construit sur la base de recherches américaines en psychologie comportementale. Ces profils représentent la carte sur la façon dont chacun apprend. C'est une carte composée de trois niveaux (J.F. Michel 2005: p37-47):

Le premier niveau correspond aux profils d'identité : ils concernent l'attitude d'un élève en situation d'apprentissage. On distingue sept profils d'identités différents : l'intellectuel, le rebelle, l'aimable, le dynamique, Le perfectionniste, l'émotionnel, l'enthousiaste.

L'élève considéré comme « l'intellectuel » aime apprendre. Habituellement, il pratique la solitude. Il est Introverti et il peut paraître distant vis-à-vis des autres. Il est souvent un bon élève.

L'élève de type « le rebelle », de peur d'être blessé, évite de montrer tout signe de faiblesse. Il n'hésite pas à rentrer en confrontation. Il est capable de s'emporter dans de grandes colères. Il peut être un élève assez difficile.

L'élève de tendance « l'aimable » travaille beaucoup pour faire plaisir à ses parents et à ses enseignants. Il est généralement sociable et gentil. C'est un élève agréable. Cependant il a besoin beaucoup d'attention pour s'épanouir.

L'élève considéré comme « le dynamique » aime agir. Il a les potentialités (don) de vouloir réussir ce qu'il décide d'entreprendre. Il n'est pas automatiquement un bon élève. Il compte beaucoup sur son sens de la débrouillardise.

L'élève de type « le perfectionniste » a horreur d'avoir le sentiment de mal faire. Il a une grande faculté à voir ce qui pourrait aller de travers. Soucieux et inquiet, il prend le temps de faire les choses correctement. C'est un élève qui aime faire un travail irréprochable (devoir, dissertation, etc.). Dès qu'il s'aperçoit que ce qu'il entreprend n'est pas parfait (selon lui), il se décourage. Les symptômes typiques de ce comportement sont les expressions du type« je suis nul !!! », « je ne sais rien faire ... ». La spirale de l'auto dévalorisation peut se mettre en marche et conduire à un blocage. L'enseignant, ou les parents doivent être très vigilants dans leurs critiques face à un élève de type perfectionniste. Les remarques négatives du genre « tu es mauvais, ton travail est nul... » ont un grand pouvoir destructeur chez le perfectionniste. Valoriser ce qui peut être perçu comme « non-parfait », et changer le vocabulaire : ce qui est « nul » doit être transformé en « points qui sont à améliorer»

L'élève de type « l'émotionnel » agit en fonction de ses émotions qu'il a du mal à contrôler. Une raison par laquelle il peut réagir de façon théâtrale. Il a un esprit très créatif et aime se différencier de ses camarades. Ne vise pas forcement la perfection, ce qui est important pour lui c'est la créativité, le beau. Il peut être très doué dans les matières artistiques. Par contre, c'est quelqu'un qui peut facilement broyer du noir, sans savoir pourquoi. N'essayez pas de le rassurer ou de le consoler en demandant ce qui ne va pas. Bien souvent il ne le sait pas lui-même. Il a des difficultés à maîtriser ses émotions, ce qui peut le conduire à des réactions théâtrales lorsqu'il est contrarié.

L'élève de type « l'enthousiaste » a une forte joie de vivre. Il a une grande faculté à voir le bon côté des choses. Cependant l'ordre et la discipline ont tendance à le frustrer.

Le deuxième niveau correspond aux profils de motivation : ils concernent les éléments extérieurs qui conditionnent l'intérêt d'un élève. On distingue quatre profils de motivation différents : vais-je apprendre ? Où ça se situe ? Avec qui ? Quelle utilité ?

L'élève sensible au profil « vais-je apprendre ? » aime apprendre pour savoir. Il est curieux d'esprit. Sa motivation est d'apprendre quelque chose.

L'élève de tendance au profil « où ça se situe ? » a besoin de situer les choses dans un plan, dans une vision globale, dans un lieu. Dans ce cas sa motivation dépend aussi de l'environnement.

L'élève sensible au profil « avec qui ? » a une motivation d'apprentissage centrée sur l'enseignant et les camarades de classe avec qui il peut faire des travaux pratiques.

L'élève sensible au profil « quelle utilité ? », sa motivation dépend du degré d'utilité perçu de l'enseignement. Les élèves qui ont cette motivation aiment d'avantage le concret. Tant que ce profil d'élève ne trouvera pas ce à quoi une matière peut servir, il ne se sentira pas du tout motivé. Un des rôles possibles d'un enseignant est de montrer l'intérêt de la matière à ce type de profil. Par exemple, lorsque un élève dit « je n'aime pas cette matière, ça me servira à rien !», on peut être sûr qu'on a à faire à une personne ayant ce type de profil. A noter qu'une personne peut combiner deux profils de motivation avec toutefois une dominante.

Le troisième niveau correspond aux profils de compréhension : ils permettent de savoir par quel sens les informations sont enregistrées. On distingue trois profils de compréhension différents : visuel, auditif, kinesthésique.

Les élèves visuels ont besoin de voir les choses, d'avoir des graphiques, des couleurs. Ils auront de difficultés à comprendre un cours où l'enseignant, le formateur ne fait que parler. Cependant certaines matières (la philosophie, les langues, ...) ne peuvent pas être enseignées par des graphiques ou des couleurs. L'expression orale prend plus de place dans ces matières.

Les élèves auditifs : contrairement aux visuels, la compréhension s'effectue principalement par l'écoute, ils ont besoin d'apprendre en écoutant. Ils enregistrent l'information, principalement par le mode auditif.

Les élèves kinesthésiques ont besoin d'un ressenti, d'apprendre en faisant, de comprendre le pourquoi des choses. On trouve beaucoup de personnes de ce profil dans les métiers manuels. Cette population est plus exposée au processus d'échec scolaire.

Remarque : ce n'est pas parce qu'une personne a un profil kinesthésique qu'elle est destinée à faire un métier manuel. Dans les profils de compréhension il s'agit d'une dominante, un canal sensoriel privilégié. Tout le monde a les sens de vue, ouïe, et du ressenti. Mais tout dépend de canal privilégié pour enregistrer l'information chez l'individu. Chacun a donc un canal sensoriel dominant combiné aux deux autres restants qui jouent un rôle moindre.

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