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Motivation et réussite des apprentissages scolaires

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par Jean Baptiste NDAGIJIMANA
Université de Bouaké/ENS - Côte d'Ivoire - DEA 2008
  

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5.1.3. Echantillon.

Nous avons choisi de porter notre étude dans deux écoles secondaires ; l'une située à Kirambo(Ecole Normale Primaire de Kirambo) dans la Province du Nord du Rwanda et l'autre située à Kibungo(Ecole Normale Primaire de Zaza) dans la Province de l'Est du Rwanda.

Tous les élèves qui fréquentent ces écoles sont orientés par le Conseil National des Examens. Pour notre étude, nous nous intéressons aux classes de 4ème (2nde dans le système éducatif français), option normale primaire. Nos observations porteront sur les enseignants et les élèves de ces deux classes. Le choix de ces deux écoles et de la classe s'est fait de façon raisonnée. Nous supposons que les écoles ont à peu près le même niveau.

5.2. Techniques et méthodes de collecte et d'analyse des données

5.2.1. Techniques de collecte des données.

Pour collecter les données, nous avons fait l'observation directe et l'entretien avec les enseignants et nous avons terminé par le questionnaire adressé aux élèves et aux enseignants.

5.2.1.1. Observation directe

L'observation directe est décrite comme une observation où le chercheur est présent sur le terrain. A partir d'une grille d'observation, il note, décrit les comportements des acteurs au moment où ils se produisent, tels que les conduites des élèves et des enseignants en classe. L'observation consiste donc à regarder se dérouler sur une période de temps donnée des comportements ou des événements et à les enregistrer (Cf. Paul N'DA, 2002).

L'observation directe est utile dans le sens où elle permet au chercheur d'identifier la manifestation des comportements. Il enregistre des comportements directement observables. Il peut alors confronter les observations avec les « dires » des acteurs. Le fait d'utiliser un intermédiaire méthodique (la grille) aide à rendre crédible l'observation; à faire de celle-ci une observation « objective ». En plus, observer plusieurs situations avec la même grille d'une manière systématique, constitue une garantie pour la valeur des faits présentés. L'intermédiaire technique assure dans ce cas aux données une fiabilité instrumentale certaine.

Cependant, bien que l'observation directe soit utile, elle présente un certain nombre de limites, d'inconvénients. Le rôle de l'observateur peut se limiter à l'enregistrement des seuls items apparaissant dans la liste des variables prédéfinies. L'observateur même armé d'une grille, même encadré par un système d'observation, est toujours un témoin intentionnel. Il lui sera toujours difficile d'être un « simple observateur », un chercheur fondamentalement retiré du cadre de son observation. L'observateur « objectif » existe-t-il ? L'observateur peut prendre une certaine distance par rapport à l'observé, pour ne pas l'influencer dans son comportement ou ses activités ? Nécessairement, il faut prendre en compte le caractère interactif de la recherche. L'observation change l'objet observé, et vice-versa. Il n'est pas nécessaire de chercher à contrôler à tout prix cette relation observateur-observé ; mais, mieux vaut investir dans la qualité de l'interaction entre ces derniers. La meilleure posture est celle qui consiste à avoir une interaction limitée avec les observés durant l'observation, de s'en tenir à des commentaires généraux de courte durée. Des avantages certains peuvent être tirés suite à ces interactions limitées, à savoir : éclaircissement du contenu de certaines activités complexes et problématiques, réduction des effets dus à l'observateur.

Une autre limite à l'observation directe, ce sont les effets de la présence du chercheur (observateur). Nécessairement, les méthodes d'observation produisent des effets dus à l'observateur de différentes façons sur les sujets et éviter l'influence n'est qu'une invraisemblance. L'idée préconisée est celle d'avoir une certaine simplicité, liée à sa non-directivité, faisant de celle-ci la technique la plus discrète possible. Le chercheur doit se faire accepter comme une personne, se faire discret et d'éviter de porter des jugements à l'endroit de l'observé, rechercher la confiance du sujet, bien faire connaître son rôle, son identité et de bien clarifier les objectifs de sa recherche. Il doit surtout établir une « relation de confiance » avec les participants et faire de manière que l'étude ne soit pas une menace pour eux. Pour diminuer suffisamment l'influence de la présence du chercheur, il doit se familiariser de façon discrète et rapide aux participants, à leurs collaborateurs principaux, aux procédures et mécanismes d'opération des établissements choisis pour l'étude.

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