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La boad et la réduction de la pauvreté au bénin

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par Babatoundé Adéléké Eustache ALOGOU
Ecole Nationale d'Administration du TOGO - Inspecteur Central du Trésor 2009
  

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PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE REPUBLIQUE TOGOLAISE

.................. Travail-Liberté-Patrie

MINISTERE DE LA FONCTION

PUBLIQUE ET DE LA REFORME

ADMINISTRATIVE

......................

ECOLE NATIONALE D'ADMINISTRATION

BP. 64 - Lomé (TOGO)

Email : enatogo@ids.tg

POUR L'OBTENTION DU DIPLOME DE L'ENA CYCLE III

SECTION : ECONOMIE ET FINANCES

OPTION : TRESOR

LA BOAD ET LA REDUCTION DE LA PAUVRETE AU BENIN

Préparé et soutenu par : Sous la direction de :

ALOGOU Babatoundé HAMENOU Koumah Fulbert

Adéléké Eustache Inspecteur Central du Trésor,

Chef Division Comptabilité

à la Direction des Finances

DEDICACE

A

? Tous ceux qui n'ont pu être vraiment ce qu'ils sont mais se battent toujours pour se faire une place au soleil ;

? Oresto, Elmira, Kenza-Ayoka ;

? tous ceux qui m'aiment.

Je dédie ce mémoire.

REMERCIEMENTS

La réalisation de ce travail n'a été possible que grâce à une assistance soutenue, une collaboration prompte et spontanée d'augustes personnes à qui nous tenons à exprimer nos sincères et profondes gratitudes. C'est l'occasion ici pour nous de remercier respectivement :

? Tous mes professeurs, eux qui m'ont transmis une partie de leurs savoirs ;

? Monsieur HAMENOU Koumah, Inspecteur Central du Trésor, notre Directeur de mémoire qui a accepté de diriger ce travail malgré ses multiples occupations, sans nous marchander ses connaissances et ses expériences ;

? Monsieur ADJAHI Maurice Dieudonné, Administrateur du Trésor ;

? Madame APLOGAN Alphonsine en service à la BOAD ;

? Monsieur APLOGAN DJIBODE Crépin, Inspecteur des Douanes ;

? Monsieur et Madame YAKE à Lomé ;

? Mes parents, qui m'ont appris à me battre ;

? Tous ceux qui, de près ou de loin, ont participé à la réalisation de ce travail ;

? Tous mes amis pour leur soutien.

SIGLES ET ABREVIATIONS

BEI : Banque Européenne d'Investissement

BOAD : Banque Ouest Africaine de Développement

BIDC : Banque d'Investissement et de Développement de la CEDEAO

BIRD : Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement

CEDEAO : Communauté Economique Des Etats de l'Afrique de l'Ouest

CSPEF : Cellule de Suivi des Programmes Economiques et Financiers

DEPOLIPO : Déclaration de Politique de Population

DSRP : Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté

FAGACE : Fonds Africain de Garantie et de Coopération Economique

FASR : Fonds d'Ajustement Structurel Renforcé

FCFA : Franc de la Communauté Financière Africaine

FIDA : Fonds International pour le Développement Agricole

FMI : Fonds Monétaire International

FRPC : Facilité de Réduction de la Pauvreté et la Croissance

FSA : Fonds de Solidarité Africain

IDH : Indicateur de Développement Humain

IPF : Indicateur de Participation de la Femme

IPH : Indice de Pauvreté Humaine

MEF : Ministère de l'Economie et des Finances

ONU : Organisation des Nations Unies

OMD : Objectifs du Millénaire pour le Développement

OPEP : Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole

PAS : Programme d'Ajustement Structurel

PNUD : Programme des Nations Unies pour le Développement

PTF : Partenaires Techniques et Financiers

SCRP : Stratégie de Croissance pour la Réduction de la Pauvreté

SOAGA : Société Ouest-Africaine de Gestion d'Actifs

UEMOA : Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine

WARDA : West Africa Rice Development Association

SOMMAIRE

INTRODUCTION 1

1ère PARTIE  : PROBLEMATIQUE DE LA PAUVRETE 8

CHAPITRE I  : FONDEMENTS THEORIQUES ET INDICATEURS DE PAUVRETE 9

Section 1  : Dimensions de la pauvreté 9

Paragraphe 1 : Pauvreté monétaire 9

Paragraphe 2 : Pauvreté non monétaire 12

Section 2  : La pauvreté, héritage naturel ou culturel 15

Paragraphe 1 : Les facteurs historiques et culturels de la pauvreté 15

Paragraphe 2 : la pauvreté, une fatalité ou une infortune naturelle ? 17

CHAPITRE II  : LA PAUVRETE ET LE DEVELOPPEMENT AU BENIN 20

Section 1  : Diagnostic de l'économie béninoise 20

Paragraphe 1: Atouts et faiblesses structurelles de l'économie béninoise 34

Section 2  : Réduction de la pauvreté, croissance et développement : cercle vicieux ou cercle vertueux ? 28

Paragraphe 1 : La corrélation entre croissance et réduction de la pauvreté 28

Paragraphe 2 : Les stratégies de réduction de la pauvreté au Bénin 34

2ème PARTIE  : LES BANQUES DE DEVELOPPEMENT ET LA LUTTE CONTRE LA PAUVRETE :CAS DE LA BOAD 39

CHAPITRE I  : PLAN D'ACTIONS DE LA BOAD POUR LA REDUCTION DE

LA PAUVRETE 40

Section1  : La BOAD et le financement du développement 40

Paragraphe 1 : Présentation de la BOAD 40

Paragraphe 2 : Les instruments et domaines d'intervention 43

Section 2  : Point de la coopération entre la BOAD et le Bénin 46

Paragraphe 1 : Les opérations financées 46

Paragraphe 2 : Etude de quelques projets réalisés  50

CHAPITRE II  : APPORT DE LA BOAD A LA REDUCTION DE LA PAUVRETE AU BENIN : ECUEILS ET SUGGESTIONS 60

Section1  : Insuffisances relevées dans la mise en oeuvre des projets 60

Paragraphe 1 : Au niveau de la Banque 61

Paragraphe 2 : Au niveau de l'Etat Béninois 63

Section 2  : Suggestions pour une efficacité accrue des actions de la

BOAD en faveur de la réduction de la pauvreté au Bénin 64

Paragraphe 1 : Actions à mener par le Bénin 65

Paragraphe 2 : Renforcement des moyens d'actions de la Banque 66

CONCLUSION 70

BIBLIOGRAPHIE 73

ANNEXES i

TABLE DES MATIERES ii

AVERTISSEMENT

L'ENA N'ENTEND DONNER AUCUNE APPROBATION NI IMPROBATION AUX OPINIONS EMISES DANS CE DOCUMENT ; ELLES DOIVENT ETRE CONSIDEREES COMME PROPRES A LEURS AUTEURS.

INTRODUCTION

Le souci de posséder assez d'argent ou de richesses a, de tout temps et dans tous les coins du monde, hanté une immense majorité de personnes. Certaines d'entre elles arrivent par le fruit de leurs efforts à s'en procurer à suffisance. D'autres par des moyens peu orthodoxes réussissent également à se tailler des fortunes. Cependant, des concours de circonstances peuvent conduire des personnes moins nanties à traverser des moments de crises les privant de la possibilité de se soigner correctement, de manger à leur faim ou de se loger décemment. Il s'agit là de situations que certains peuvent confondre à tord à celle de pauvreté qui est un état de dénuement crucial qu'un phénomène conjoncturel.

Bien que le concept ait été abordé à plusieurs reprises et continue de l'être encore, les auteurs, les analystes et mêmes les praticiens de l'économie de développement, ne sont pas unanimes sur la définition de la pauvreté ni sur les moyens de la combattre.

Pour George SIMMEL : « la pauvreté est un état de choix impossibles à satisfaire par les individus »1(*; par conséquent, elle ne peut être définie comme un état quantitatif en elle-même mais seulement par rapport à une relation sociale qui résulte d'une situation spécifique.

Adam SMITH, quant à lui, circonscrit une situation de non pauvreté qui constitue « une société où tous les membres jouissent d'un revenu suffisant leur permettant de se montrer sans honte en public »2(*).

La diversité d'appréhension de la pauvreté n'a pas effrité sa dimension pandémique surtout durant notre troisième millénaire,  au regard des potentialités des pays riches accentuant les inégalités sociales à l'échelle mondiale. La pauvreté n'a donc cessé de préoccuper des personnalités de la scène politique, du milieu universitaire ou des organisations de défense d'un nouvel ordre mondial social plus équilibré. C'est à ce titre que divers instruments ou indicateurs ont été répertoriés pour mieux la cerner, et d'en évaluer l'incidence dans l'espace et le temps.

D'un bout à l'autre de notre planète, la pauvreté se rencontre avec autant de variantes que de civilisations, autant d'aspects que de peuples, et autant de ravages que de cultures. Dès lors, l'approche économique du concept devient plus intéressant car mesurable directement ou calculable indirectement à partir de données recueillies, et dont l'interprétation permet d'établir un diagnostic sur une dimension spécifiée dans l'espace et le temps. Cette approche ne perd pas cependant son caractère subjectif. C'est pour cela que, vivre avec moins d'un dollar par jour est une marque de pauvreté en Afrique Subsaharienne, tandis qu'aux USA3(*), le seuil de pauvreté est relevé à 14,4$ par jour.

Bien que les essais de définition de la pauvreté soient épars, et les indicateurs de mesure variés, beaucoup d'analystes s'accordent à reconnaître que la pauvreté est un mal à combattre pour asseoir une société plus équilibrée ou comportant moins de fractures sociales. Ce mal n'est pas du tout contemporain, il plonge ses racines dans l'histoire lointaine car déjà au Vème siècle avant Jésus-Christ, Platon écrivait : « Il ne faut pas que certains citoyens souffrent de la pauvreté alors que d'autres sont riches, parce que ces deux états sont causes de dissensions »4(*). Les théories économiques de MALTHUS envisageaient une limitation des naissances pour réduire la progression de la pauvreté dans la société comme la nôtre où la population croît à un rythme géométrique alors que les ressources obéissent à une évolution arithmétique.

Face au foisonnement des théories sur la pauvreté et les solutions pour l'éradiquer, quelle attitude doit-on tenir ? Le choix est très délicat car, plus nombreux sont les acteurs du développement, aussi diversifiées seront les mesures pour éradiquer la pauvreté. C'est pour cela qu'il devient intéressant d'étudier l'approche des structures régionales face au combat contre la pauvreté dans un contexte national. D'où l'intérêt de notre thème intitulé « La BOAD et la réduction de la pauvreté au Bénin ». Une telle étude appelle plusieurs angles d'analyse. Il peut s'agir d'une approche globale critique du phénomène de pauvreté et une redéfinition fondamentale des objectifs de développement. On peut également utiliser des variables économétriques afin de déterminer à partir des indicateurs retenus l'effet des actions de la BOAD sur la pauvreté. Enfin, il peut être question de modélisation afin de recentrer le dispositif de lutte contre la pauvreté. Dans notre cas, il ne sera question ni de l'une, ni de l'autre approche. Nous nous intéresserons plutôt aux retombées socio-économiques des actions de la BOAD sur les populations pauvres du Bénin.

Nous n'allons pas non plus circonscrire notre tâche dans un horizon temporel donné. Ceci se justifie : l'évaluation d'un projet de développement obéit à plusieurs démarches-clés qui se recoupent depuis la conception jusqu'à l'achèvement du projet. Les organisations donatrices veulent toujours savoir à juste titre si les ressources qu'elles ont investies ont été utilisées judicieusement, mais comme les activités de développement ont évolué et deviennent plus holistiques et plus multidisciplinaires et que des approches participatives deviennent plus usitées, les impacts d'un projet de développement s'inscrivent plus durablement dans le temps car les changements induits sont parfois irréversibles.

Cette étude comporte deux parties dont la première développe la problématique de la pauvreté, et la seconde énonce les options des banques de développement pour éradiquer la pauvreté notamment celles de la BOAD face au contexte Béninois.

1ère PARTIE :

PROBLEMATIQUE DE LA PAUVRETE

La notion de pauvreté revêt plusieurs aspects. En effet, dans son acception la plus large, la pauvreté signifie avoir faim ou ne pas avoir de toit ; c'est aussi être malade et ne pas pouvoir consulter médecin ; c'est également craindre l'avenir, vivre au jour le jour ; c'est n'avoir ni pouvoir, ni représentation, ni liberté, c'est enfin subir l'exclusion, la violence..., c'est, ne pas être libre. Nous explorerons d'abord les dimensions de la pauvreté (Chapitre 1) avant de faire une analyse sur la pauvreté et le développement au Bénin (Chapitre 2).

* 1 - In La philosophie de l'argent, PUF, collection Quadrige, 2007.

* 2- In Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations, Economica, 2000.

* 3 - In Rapport PNUD 2005.

* 4 - In La République, traduction française d'Emile Chambry, Gallimard, 1999.

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