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La boad et la réduction de la pauvreté au bénin

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par Babatoundé Adéléké Eustache ALOGOU
Ecole Nationale d'Administration du TOGO - Inspecteur Central du Trésor 2009
  

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CHAPITRE I :

FONDEMENTS THEORIQUES ET INDICATEURS DE PAUVRETE

Pour mieux cerner la pauvreté, Il est intéressant de se référer à l'étymologie du terme. En effet pauvreté tire son origine du mot latin pauper (peu ou petit) qui est elle-même proche du grec peina (la faim). La traduction grecque du mot «pauvreté» est aporia qui signifie absence de chemin. Nous constatons qu'en rapprochant les deux origines, nous aboutissons à une double conception de la pauvreté : C'est une notion à la fois quantitative - peu, petit, le manque de nourriture- et qualitative en ce sens qu'elle traduit la condition psychologique de celui ou celle qui ne peut trouver son chemin.

Le Petit Larousse définit la pauvreté comme le manque d'argent ou de ressources. Le Petit Robert quant à lui, énonce la pauvreté comme l' « état d'une personne qui n'a pas suffisamment d'argent ou de moyens matériels pour subvenir à ses besoins ». Ces définitions pour le moins subjectives, ne rendent pas compte des différentes facettes que peut prendre la pauvreté, mais elles ont le mérite d'avoir pour référent l'une de ses caractéristiques qui se ramène à la privation monétaire et matérielle. Avant de penser à réduire la pauvreté, il faudrait en déterminer les causes ou origines.

Section 1 : Dimensions de la pauvreté

La pauvreté, c'est l'état d'une personne, d'une famille ou d'un groupe qui dispose de faibles ressources. Toutefois, elle n'est pas réductible au seul indicateur de type monétaire mais concerne également d'autres aspects du quotidien comme le logement, la santé, la formation, le travail, la vie familiale.

Paragraphe1 : La pauvreté monétaire

Une personne est jugée pauvre dès lors que son revenu donne un niveau de satisfaction inférieur au minimum nécessaire pour vivre. Les enquêtes menées à cet effet ne se réfèrent pas à un seuil minimal de ressources définies conventionnellement ou à des conditions objectives d'existence mais consistent à interroger directement les ménages sur leur perception de ces réalités, de leur perception sur la question du revenu minimal nécessaire selon eux pour « joindre les deux bouts » et leur degré d'aisance financière. A terme, l'on aboutit à un seuil de pauvreté subjectif en-deçà duquel l'on peut être considéré comme pauvre.

Le Rapport 2007 de la Banque Mondiale5(*) montre que de 1997 à 2007, la pauvreté monétaire a été réduite de quart dans le monde passant de 1,3 milliard à 985 millions de personnes vivant avec moins d'un dollar par jour, 2,6 milliards pour ceux vivant avec moins de 2 dollars. Les pays émergents d'Asie de l'Est et du Sud ont également fait de grands pas dans cette lutte tirant plus d'un demi-milliard de personnes de la pauvreté entre 1995 et 2007. C'est le cas de la Chine dont le nombre de pauvres est passé de 600 millions à moins de 200 millions soit une diminution de 64,17% de la population qui est le plus encourageant. Même si la tendance régionale la moins performante concerne l'Asie du Sud ou ils ont été réduits de seulement 34 millions soit 31% de la population, c'est l'Afrique subsaharienne qui enregistre les résultats les plus catastrophiques. Passant de 164,314 millions, la proportion des pauvres devient 47% contre 42 en 1981. L'Europe occidentale, l'Asie centrale ont enregistré une tendance à la baisse se ramenant respectivement à 26 et 24%. La région Amérique Latine et Caraïbes reste stable pendant que l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient n'ont pas enregistré de changements significatifs.

On peut ensuite aborder la pauvreté à partir de la consommation. Une telle alternative est séduisante car elle revêt diverses avantages conceptuels : c'est la consommation plus que le revenu qui est source directe d'utilité et qui mesure les rapports de force. La quantité dépensée est toujours plus informative que la capacité à dépenser. De plus, la consommation est plus « lisse » que les revenus, moins « tabou » donc mieux déclarée, moins sensibles aux aléas conjoncturels que le revenu lui-même.

Ceux qui estiment que la consommation traduit le niveau de vie pensent que la dépense est plus révélatrice de conditions de vie que le revenu. Bien que la consommation soit largement tributaire du revenu, l'approche par la consommation de la pauvreté revêt une utilité certaine : elle ne tient pas compte de l'épargne des individus. La consommation d'un individu concerne essentiellement le contenu d'un « panier de la ménagère » exprimé en apport et en besoin calorique. Pour une journée, l'individu a besoin de se nourrir, de se vêtir, de se déplacer,... Le montant minimal requis pour satisfaire ces besoins alimentaires et non alimentaires permet de déterminer le seuil de la consommation en deçà duquel on tombe dans la pauvreté. Selon la Banque Mondiale, est pauvre toute personne qui ne peut consommer faute de moyens un certain nombre de biens d'usage ordinaire ou de consommation de base (biens nécessaires). Cette difficulté de satisfaire les besoins vitaux limite naturellement la possibilité d'accéder aux ressources productives. Elle favorise une détérioration continuelle des conditions de vie qui aggrave les inégalités.

L'étude de la consommation comme indicateur de pauvreté nous amène aussi à étudier l'aspect patrimonial du phénomène. En effet, le fait d'être propriétaire ou non de certains types de biens peut permettre de mesurer indirectement le statut socio-économique. Les éléments subjectifs comme le matériel roulant (bicyclette, moto, voiture...) aux éléments de confort (radio, télévision, réfrigérateur...) en passant par le logement (nombre de personnes/pièce) permettent de mesurer le niveau de consommation des individus.

S'instruire, se soigner, se divertir se révèlent être pour les pauvres un luxe réservé aux habitants d'un autre quartier du « village planétaire ». En effet, lorsqu'on scrute à travers la lentille du développement humain, notre « village planétaire » se trouve divisé entre les rues des nantis et celle des laissées pour compte.

La qualité de vie étant subjective, le revenu et la consommation s'avèrent insuffisants pour apprécier les aspects économiques de la pauvreté. Ils rendent plutôt compte des aspects objectifs du phénomène.

* 5 - Indicateurs du développement dans le monde 2007, Rapport annuel Banque Mondiale, 2007.

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