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Etude phytochimique et activités biologiques de zygophyllum geslini coss.


par Houria Medjdoub
université de Tlemcen - Magister 2006
  

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IV- Zygophyllum geslini :

En Algérie, plusieurs plantes sont utilisées traditionnellement pour traiter le diabète sucré. Parmi elles, le Zygophyllum geslini Coss. [Smati et al., 2004], objet de notre étude.

IV-1. Description botanique :

Le Zygophyllum geslini est une Zygophyllacées vivace de la classe des Magnoliopsides, de l'ordre des Sapindales. C'est une plante en petits buissons ramifiés, à rameaux blanchâtres, à petites feuilles charnues et composées de deux folioles. Les fleurs sont petites et blanches et le fruit est prolongé en lobes, piriforme régulièrement dilaté depuis la base jusqu'au sommet mais non muni de cornu recourbé en crochet. Il est une fois et demie plus long que large.

Le pédoncule est fructifère, aussi long que le fruit. La portion libre des carpelles est trois à quatre fois plus courte que la portion soudée, faisant à peine saillie [Ozenda, 1977].

 

Photo : Zygophyllum geslini de la région d'Adrar

IV-2. Usage :

Le zygophylle geslini est une espèce très répondue dans le Sahara septentrional. Plusieurs espèces du même genre partagent avec le zygophylle geslini le nom vernaculaire de «aggaya» telles que Z. album, Z. cornutum [Baba Aïssa, 1999], Z. gaetulum et Z. waterlot [Jouad et al., 2001 ; Eddouks, 2002]. Ces espèces sont utilisées en médecine traditionnelle comme remèdes de différentes affections. Notamment, le Z. gaetulum qui est très utilisé au Maroc contre le diabète sucré. Des études réalisées sur cette plante montrent que l'extrait aqueux peut diminuer la glycémie des rats rendus diabétiques [Jouhari et al., 2000]. Il est également efficace chez des patients souffrant du diabète de type 2 [Jouhari et al., 1999]. De même pour Zygophyllum cornutum, Aggaya de la Tunisie, où il a été rapporté que cette espèce est très efficace testée sur le lapin [Perez et Paris, 1958].

Le premier objectif de notre travail était d'étudier l'efficacité de l'extrait éthanolique de Zygophyllum geslini Coss. sur le diabète sucré. Pour cela, on a voulu aborder deux questions : 1/ Si on traite les animaux pendant des semaines par cet extrait, quel effet peut-on avoir ?

2/ Quelle sera la réponse des animaux à l'extrait étudié dans un intervalle de 7 heures ?

En parallèle, il était nécessaire de réaliser une étude phytochimique de la plante et de l'extrait en question pour identifier les grandes familles de composés existants.

De ce fait, cette étude est, essentiellement, divisée en deux parties : une biologique et la deuxième chimique.

I- Etude chimique :

I-1. Tests phytochimiques :

Trois solvants de polarité différente sont utilisés, l'eau, l'éthanol, et l'éther diéthylique. Pour les trois extraits l'extraction se fait par décoction du matériel végétal à raison de 10 % (P/V : 10 :100) dans le solvant pendant 30 minutes. Le mélange est filtré et ensuite soumis aux différents tests phytochimiques. Ces tests sont vu en détail plus loin (Annexe 1).

I-2. Détermination de la teneur en flavonoides, tanins, et saponosides : Flavonoides :

Cinq g du matériel végétal sont mélangés avec 50 ml du méthanol 80 % ; l'extraction se fait à température ambiante. Le mélange est rapidement filtré et ensuite re-extrait pour la deuxième et la troisième fois avec le même solvant. Les filtrats obtenus sont évaporés jusqu'à l'obtention d'un résidu sec dont le poids exprime le rendement en flavonoides pour 5g de matière végétal [Okwu, 2005].

Tanins :

L'extraction des tanins se fait par l'acétone aqueuse à 70 %. Dix g du matériel végétal sont macérés dans 100 ml du solvant pendant 30 minutes. L'opération est répétée trois fois. Après filtration et évaporation le résidu sec est pesé afin de calculer le rendement en tanins [Troszynska et Ciska, 2002].

Saponosides

Dix g du matériel végétal sont dispersés dans 100 ml de l'éthanol 20 %. L'extraction est réalisée dans un bain marie à 55° sous agitation. Cette étape qui dure 4 heures est répétée une deuxième fois pour le résidu obtenu après filtration. Les filtrats collectés sont concentrés jusqu'au volume égal à 40 ml. Ensuite on procède à une série d'extraction liquide-liquide. La première se fait par 20 ml d'éther diéthylique en répétant cette opération. Après on élimine la phase étherique et on entame la deuxième extraction liquide-liquide par le n-butanol, en ajoutant 40 ml de ce dernier à la phase aqueuse obtenue après extraction par l'éther. On refait cette extraction trois fois. La phase n-butanol est lavée deux fois par 20 ml de solution de NaCl à 5 % et ensuite concentrée jusqu'à l'obtention d'un résidu sec dont le poids exprime le rendement en saponosides [Okwu, 2005].

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