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L'efficacité de la politique des réformes monétaires sur l'inflation et la croissance économique en RDC (de 1982 à  2007)

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par Claude RUBONEZA BAHATI MIDAGU
Université de Goma - Licence en économie 2008
  

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0.4 CHOIX ET INTERET DU SUJET

Le sujet de ce travail porte sur l'efficacité de la politique des reformes monétaires appliquée par la BCC sur l'inflation et la croissance économique en RDC. Ce sujet revêt un intérêt tant sur le plan théorique que sur le plan pratique.

D'abord, il permet de vérifier un certain nombre de théories économiques à travers certains faits économiques.

En suite, sur le plan pratique, il permet d'analyser l'efficacité de cette politique après les reformes monétaires opérées en 1983, 1993 et 1998 sur l'inflation et la croissance économique afin de soumettre aux grands décideurs politiques les bonnes orientations sur la relance économique en RD Congo et en fin, ce travail permettra une orientation ou affectation et répartition rationnelle des ressources nationales à la population pour le bien être social.

Outre toutes ces considérations, ce travail a comme objectif de montrer si les reformes monétaires en RD Congo pouvaient pour ce faire, ressortir d'influences sur les principaux impératifs et les déterminants de la croissance économique pendant cet intervalle de temps à savoir :

· la stabilité du cadre macroéconomique,

· la politique budgétaire dans son volet structurel,

· le taux d'épargne et d'investissement,

· le niveau de développement du système financier,

· le degré d'orientation de l'économie sur l'extérieur.

0.5. DELIMITATION DU SUJET

Nous nous sommes orienté d'étudier les faits sus indiqués sur un horizon temporaire de vingt cinq ans, allant du 1983 à 2007 en RDC. Le choix de cet intervalle de temps se justifie par le fait qu'au cours de ces années, il y a eu certains faits politiques qui se sont déroulés et croyons sans doute qu'ils ont eus des effets dans l'économie.

Bien plus, c'est dans cet horizon temporel qu'il y a eu des décisions économiques avec les modules politiques portant sur les reformes monétaires qui conditionnent notre étude.

0.6. SUBDIVISION DU TRAVAIL

Le présent travail se subdivise en trois chapitres à l'occurrence :

Ø Le premier porte sur la revue de la littérature ;

Ø Le deuxième informe sur les reformes monétaires au Congo et la démarche méthodologique ;

Ø Et en fin le troisième analyse l'impact de la politique des reforme monétaires de la BCC sur l'inflation et la croissance économique en RD Congo de 1983 à 2007.

CHAP I. LA REVUE DE LA LITTERATURE

Dans ce présent chapitre, nous allons épingler deux différents points essentiels ; en premier lieu, nous allons parler du cadre théorique : l'impact du taux d'intérêt créditeur de la Banque Centrale sur l'inflation et la croissance économique ; en deuxième lieu nous allons passer en revue quelques cas pratiques de ceux qui précèdent dans diverses économies du monde et en fin nous présenterons nos modèles d'étude.

SECTION I. REVUE DE LA LITTERATURE THEORIQUE

Les interprétations théoriques de la politique monétaire révèlent que les taux d'intérêt directeurs influencent significativement le taux d'inflation et la croissance économique, ces derniers ont des effets non négligeables sur la stabilité des prix et des activités économiques d'où la croissance économique.

Ainsi, Mc Kinnom considère que l'intervention publique pour maintenir les taux d'intérêt artificiellement bas décourage l'épargne et l'investissement. (Mc KINNOM 1973 Cité par A. BENASSY et Al., 2003)

Alors que d'autres interprétations comme celles de (C. GUINAUDEAU et alii., juillet 2007) qui stipulent que la politique monétaire de la BC, avec une modification de la quantité de la masse monétaire présente dans l'économie traduit le changement du niveau général des prix et n'induit aucune modification permanente de variables réelles, telles que la production ou le chômage. Ce qui implique qu'à long terme la Banque Centrale ne peut pas influencer la croissance ; en conséquence, l'inflation est perçue comme un phénomène monétaire.

Cependant, cette interprétation l'une et comme l'autre après quelques définitions de concepts font l'objet du premier et du deuxième paragraphe de cette section.

I.1 Contenu définitionnel

Les taux d'intérêt directeurs8(*) ce sont des taux d'intérêt pratiqués par la Banque Centrale dans le cadre d'opérations de refinancement et en finançant les autres banques. En agissant sur ces taux la Banque Centrale influence le coût de liquidité bancaire et surtout, elle transmet au marché des informations sur les orientations de la politique monétaire.

L'inflation est considérée par (M Friedman 1970)9(*) dans son ouvrage « inflation et système monétaire » soutenu la théorie quantitative en affirmant que la hausse des prix provient seulement de l'excès de liquidités.

La théorie quantitative a reçu plusieurs critiques dont celle de F Perroux qui réfute l'argumentation des quantitativistes, il a montré que l'offre de monnaie, quand elle augmente, ne se déploie pas dans un milieu de propagation homogène. En effet, poursuit-il, certains secteurs peuvent être constamment arrosés par des signes monétaires, tandis que d'autres ne reçoivent que très faiblement l'incidence de l'augmentation de la masse monétaire globale. (Cité par Prof. MPEREBOYE 2007-2008)

La définition de la croissance économique ne fait pas l'objet d'une unanimité auprès de divers auteurs économiques. Quelques aspects définitionnels ci-après se dégagent de considérations des économistes quant à la caractérisation de ce concept :

· La croissance économique est un processus « quantitatif » qui traduit, pour un système productif, l'accroissement de son produit intérieur brut (P.I.B.).10(*)

· La croissance économique c'est l'augmentation durable en terme réel (volume ou en quantité) d'un indicateur de la performance qui est le P.I.B.11(*)

· La croissance économique est l'augmentation régulière de la production d'une économie.12(*)

· La croissance est l'augmentation poursuivie en longue période des quantités significatives et, dont la poursuite implique fondamentalement des modifications et des structures économiques.13(*)

Selon SIMON KUZNETS (prix Nobel des sciences économiques en 1971), la croissance économique d'un pays peut être définie comme une hausse de long terme de sa capacité d'offrir à sa population une gamme sans cesse élargie des biens économiques. Cette capacité étant basée sur le progrès technique et les ajustements institutionnels et idéologiques qu'elle requiert.14(*)

La reforme monétaire est une transformation des structures monétaires qui se réalise à travers le changement de l'appellation des signes monétaires et/ou à travers la définition de l'unité monétaire, par rapport à la monnaie étrangère, dont le but est de rompre les déséquilibres constatés au sein de l'activité économique en général.

En plus, elle est comprise comme une politique de restructuration économique dépendant de l'ensemble des actions économiques et sociales des pouvoirs publiques concernant la monnaie. (Prof. MPEREBOYE 2008)

Abordant toujours dans le même sens, le Professeur Kabuya K. parle d'un ensemble des mesures d'ajustement économique ayant au centre une manipulation de la monnaie.

Une reforme monétaire ne consiste donc pas seulement à échanger une nouvelle monnaie contre l'ancienne à un taux arbitrairement fixé ; elle entraîne une restructuration profonde de toute l'économie. Ainsi MAYER et THUMAN affirment que dans un excès de la demande de liquidité, l'ordre monétaire a été rétabli dans la parie occidentale de l'Allemagne grâce à une reforme complète et radicale en 1948.

En effet, la politique monétaire est un ensemble de mesures mises en oeuvre par le pouvoir central (par le biais de la BC) pour déterminer le volume des moyens de paiements et pour ajuster ce volume aux besoins du marché.15(*)

Dans ce secteur monétaire, plusieurs autres décisions peuvent être prises, telle que la dévaluation.

* 8 DICTIONNAIRE ECONOMIQUE: Ces taux directeurs, pour les banques, étaient le taux du marché monétaire qui détermine la borne inférieure des taux et le taux de prise en pension ou taux de réescompte qui constitue la borne supérieure. Ce taux de réescompte est le taux demandé par la BC aux banques qui veulent emprunter. Donc la borne inférieure c'est la BC qui cherche à prêter, la borne supérieure c'est la BC qui est sollicitée.

* 9 Milton Friedman, un économiste Américain.

* 10 GREGOIRE KAN KWANDA, Notes de cours inédit de Théorie de croissance, L1 Eco,UNIKIN, Kin,2007.

* 11 MUJINGA LAME TEZE, Notes de cours inédit de Fluctuations et croissance, L1 Eco, UTBC, 2007.

* 12 J. Yves CAPUL et O. GARNIER, Dictionnaire d'économie et de sciences sociales, HATIER, Paris, 1999.

* 13 PIERRE SALES, Problèmes économiques généraux, Bordas, Paris, 1980, p.44.

* 14 SIMON KUZNET, Croissance et structure Economique, CALMANN-LEVY, PARIS, 1972, p. 75.

* 15 BRAUN. A. R. Qu'est-ce que la politique monétaires et quels sont ses effets ? Finances et développement, Vol. 12 n°1, Mars 1975 p. 32.

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"Le doute est le commencement de la sagesse"   Aristote