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Etude des stratégies de communication utilisées dans la lutte contre le paludisme au centre de sante de référence de la commune IV du district de Bamako.

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par Makandjamba KEITA
INFTS - Diplôme Supérieur en Travail Social (DSTS) 2009
  

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CHAPITRE II : PRESENTATION DE LA COMMUNE IV DU DISTRICT DE BAMAKO

1. Situation géographique

Située, dans la partie Ouest de Bamako, la commune couvre une superficie de 37,68Km² soit 14,11% de la superficie du district de Bamako (18.000ha) pour une population de 300.085 habitants (RGPH 2009) soit une densité de 7964/km².

Elle est limitée :

-Au Nord-Est par la commune III,

-A l'Ouest par la commune du Mandé (cercle de Kati),

-Au Sud par le fleuve Niger.

1.1. Le relief :

La commune IV repose sur le socle granitique et schisteux du précambrien, recouvert par une couverture sédimentaire de grès. Elle est entièrement située dans un vaste ensemble morphologique du plateau Mandingue. Le relief est dominé par quelques collines qui se situent dans sa partie Ouest et Nord, notamment le Lassa koulou, le koulouni yèlèko et le koko koulou qui sont des formations gréseuses constituant les dernières marches des Mandingues, et la vallée du Niger (Sibiribougou, Kalabambougou, Sebenikoro). Ces collines constituent des contraintes naturelles pour l'accessibilité de certains quartiers comme Lassa.

1.2. Le climat :

La commune IV est située entre les isohyètes 700 à 1300mm. Le relief est peu marqué pour influencer la circulation de la basse atmosphère.

Le climat est de type soudanien marqué par l'alternance d'une saison pluvieuse appelée hivernage avec une pluviométrie comprise entre 800 et 1200mm/an, et saison sèche.

La saison des pluies s'étend sur 5 mois de Juin à Octobre. C'est la période de transmission intense du paludisme. La température et l'humidité influent directement sur la densité des larves et la fécondité.

Une saison sèche repartie en deux périodes, une période froide (de Novembre à Janvier) et celle chaude (de Février à Mai). La saison sèche limite la prolifération des anophèles par réduction du nombre de gîtes.

1.3. L'hydrographie :

La commune est traversée au sud par le fleuve Niger, au centre par la rivière Woyowayanko. La rivière de Farako ou Diafaranako tire sa source des collines de Lassa pour aboutir au fleuve Niger. Il ya également le Souroutoumba de Sibiribougou.

Le fleuve et les rivières de la commune sont des gîtes larvaires favorables pour les anophèles. Les autorités compétentes doivent tenir compte de l'aménagement de ses rivières et du berge du fleuve qui permettra d'atténuer le phénomène.

2. La population et son évolution

2.1. Historique du peuplement de la commune IV3(*)

L'histoire de commune IV se confond presque à celle de la ville de Bamako. La commune IV est constituée de huit (08) quartiers qui sont des entités distinctes les unes des autres par leur mode de peuplement et par certain mode de vie.

A l'origine, le peuplement de la commune a commencé à Lassa situé au Nord-Est de la commune IV. Il fut fondé vers le XVIII siècle par les Camara originaires de Siby.

Sibiribougou, fondé vers le XIX siècle par Sibiri Camara en provenance de Siby en compagnie d'autres transfuges.

Kalabambougou situé au bord du fleuve Niger fut fondé vers 1860 par les Camara en provenance de Koursalé pour échapper aux exactions de Almamy Samory Touré.

Talko a été fondé vers 1860 par Mariko Traoré venu de Sanakoroba.

Vers le XIX siècle que fut fondé Djikoroni-Para par Laye Diakité en demande de l'hospitalité au Niaré famille fondatrice de Bamako.

Sebenikoro, crée vers 1910 par des fugitifs originaires du Beledougou dont Fodeba Sangaré, Moriba et Diallo auxquels les familles Touré et Niaré ont accordé l'hospitalité.

Hamdallaye a été crée vers 1948 par Edmond Louveau, Gouverneur du Soudan français dans la mise en oeuvre de sa politique de désengagement des quartiers du centre -ville de Bamako.

Lafiabougou a été crée en 1961 par les autorités de la 1ère République du Mali, ceux refoulés du Congo-Zaïre et les habitants de Bamako restés sans habitats.

Ces quartiers sont administrés par des autorités coutumières qui sont les chefs de quartiers. Ceux-ci sont soit nommés par l'autorité administrative régionale sur proposition des notables du quartier, guidés eux même par le coefficient de valeur du candidat, soit simplement désignés par ces mêmes notables ou élus par les populations. Ils sont assistés dans leurs tâches par des conseillers qu'ils nomment après consultations des populations.

Les conseillers sont choisis suivant les aires géographiques. Ainsi certains quartiers sont divisés en secteurs et /ou comprennent des zones spontanées dont la prolifération croit à un rythme galopant. Cette prolifération des quartiers spontanés met en péril le développement de la commune, puisque ces zones ne sont pas équipées pour répondre aux besoins des populations, besoins que l'administration communale et les différents partenaires au développement essaient facilement de satisfaire.

* 3 Revue Trimestrielle N°00 Octobre 2009 de la commune IV du district de Bamako / www.c4bko.gouv.ml/

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