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L'aide nord-sud: jeux et enjeux?

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par Abderrahim ENNADIR
SMBA Faculté de droit de Fès - Licence 2007
  

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L'aide Nord/sud:

jeux et enjeux?

Remerciements

C'est mon professeur : Monsieur MAKHOUKHI Abdelhamid et lui seul qui mérite en premier lieu mes remerciements.

C'est grâce à ses points directifs que j'ai pu réaliser ce projet de fin d'études universitaires.

Sa compétence, voire même sa sagesse méthodologique, reste vivace et marquante dans mon esprit.

C'est à ce point que je tiens et tiendrai toujours à le remercier infiniment.

Dédicace

Je dédie ce travail à mes parents : YAMMA RKIA et BABA MOHAND c'est grâce à leurs prières que j'ai pu réaliser ce projet.

Je le dédie aussi à mon oncle BOBKER et sa femme AICHA, à mes soeurs et frères : MOUNIA, FATIMA, DRISS, M'HAMMED, MOHAMMED, sans oublier les petits poussins : OUMAYMA, JIHANE, YASSINE et DRISS.

Je dédie également ce travail à BOUCHRA BRAHMI et GHIZLAN EL-BIYAALI, que je remercie infiniment pour leurs encouragements et leurs soutiens.

Enfin, je dédie ce projet à mes chers (es) amis (es) sans oublier aucun (e) et je les remercie pour leurs remarques.

Je vous dédie tous ce travail et je vous remercie pour vos soutiens et vos encouragements.

Sapere aude! (Ose savoir)

Le plus grand dérèglement de l'esprit consiste à savoir les choses telles qu'on le veut et non pas telles qu'elles sont !

Bossuet

Si vous êtes trop lâche pour regarder ce monde en face afin de le voir tel qu'il est, détournez les yeux, tendez les mains à ses chaînes. Georges Bernamos1.

Table des matières :

Introduction générale 8

PREMIERE PARTIE: UNE AIDE LIEE :

PRIORITE DES INTERETS DES PAYS AIDANTS

Introduction 13

Chapitre 1 :

Priorité économique 14

Section 1 :

Domination financière 14

Section 2 :

Domination commerciale 16

Chapitre 2 :

Priorité politique 19

Section 1 :

Section 2 :

Ingérence dans la politique interne des pays aidés 23

DEUXIEME PARTIE: UNE AIDE CONDITIONNEE : MARGINALISATION DES

INTERETS DES PAYS AIDES

Introduction 27

Chapitre 1 :

Marginalisation politico-économique 28

Section 1 :

Exclusion économique 28

Paragraphe 1 :

L'inégalité des échanges commerciaux 28

Paragraphe 2 :

L'impasse financière du Tiers Monde 32

Section 2 :

Chapitre 2 :

Marginalisation sociale 36

Section 1 :

Expansion de la corruption 36

Section 2 :

Enlisement de la pauvreté 39

Épilogue 43

Bibliographie 44

INTRODUCTION GENERALE:

INTRODUCTION GENERALE :

L'aide dont il sera question ici est l'aide officielle au développement. Il s'agit du transfert de l'argent des contribuables des pays occidentaux à des pays du tiers monde, soit directement, soit par l'intermédiaire d'organisations internationales dans le but d'une redistribution ultérieure. Le terme d'«Aide», habituellement employé, prête à confusion. Car appeler «Aide» des transferts de fonds entre gouvernements est déjà un présupposé quant aux résultats d'une telle action et une façon de désamorcer toute critique à son sujet. Qui peut s'opposer à l'aide aux défavorisés ? L'acceptation générale d'un tel terme renforce l'idée que l'aide est nécessairement positive et permet à ses partisans de revendiquer le monopole de la compassion, et de discréditer leurs critiques en les traitant d'ignorants voire d'inhumains.

Depuis l'avènement de l'aide officielle, c'est-à-dire peu après la deuxième Guerre Mondiale, l'argument principal est resté le même : l'aide est nécessaire pour le développement du Tiers Monde ou du monde sous développé tel qu'on l'appelait à l'époque, comme pour soulager la pauvreté qui règne sur cette partie du globe.

L'aide étrangère a pour effet d'empêcher dans l'ensemble les pays pauvres de réaliser leurs objectifs, plutôt que de les aider à les atteindre. La fourniture de fonds destinés à être investis pour le développement n'est pas un problème crucial, c'est même un faux problème. L'aide étrangère n'est pas plus nécessaire au progrès du Tiers Monde qu'elle ne l'a été pour le développement des pays occidentaux.

L'aide extérieure n'a jamais été nécessaire pour le développement d'un pays quel qu'il soit, où que ce soit de par le monde. Ce sont les comportements

des individus comme des gouvernements, qui provoquent des changements majeurs.

L'aide qui ne peut guère être faite en faveur du développement peut, en revanche, lui nuire énormément. Ceci peut sembler paradoxal.

En effet, l'aide représente un don de ressources. Mais contrairement à la manne qui venait du ciel, l'aide a des conséquences néfastes, qui touchent des éléments déterminants (humains, sociaux et politiques) du développement économique.

Ce que critique évidemment le Tiers Monde dans l'aide internationale, c'est d'abord sa modicité ensuite son caractère trop bilatéral et enfin les modalités de sa mise en oeuvre.

En dépit de sa modicité, l'aide représente en effet une proportion significative des revenus en devises du pays aidé. Ainsi, dans des pays d'Afrique, l'aide publique au développement est souvent supérieure ou égale au revenu en devises du pays ou au revenu dû à l'imposition.

L'aide augmente donc considérablement les ressources des gouvernements des pays récipiendaires, ce qui augmente inéluctablement la puissance du pouvoir politique, donc l'intensité des batailles pour sa maîtrise et par conséquent la politisation de la vie dans ces divers pays.

En outre, les pays donateurs imposent aux gouvernements des pays du tiers monde de poursuivre des politiques inadaptées et négatives pour le niveau de vie et le progrès économique. La sous rémunération des agriculteurs en est l'exemple type : elle décourage la production vivrière comme les cultures d'exportations entraînant une économie de subsistance et un collectivisme forcé. Ce qui a amplifié les conséquences des mauvaises récoltes dans les régions d'Afrique frappées par la sécheresse, la discrimination et le

harcèlement des populations productives minoritaires et favorise la subvention d'activités industrielles inadaptées.

La politique destructrice de ces gouvernements, explique les conditions de vie abominables existantes dans plusieurs pays d'Afrique, victimes de sévères pénuries alimentaires.

Le soutien aux projets de développement gouvernementaux et l'allégement de la pauvreté sont les deux arguments habituellement présentés pour défendre l'aide. Mais telle une hydre, toujours émergent de nouveaux arguments. Dès que l'on démontre la faiblesse de l'un d'eux, un autre prend sa place.

L'aide revêt un caractère néo-colonialiste, et de ce fait ôte aux pays du sud toute possibilité de maîtriser leur processus de développement.

L'aide apparaît comme un jeu efficace de pression pour les pays industrialisés et leur permet d'obtenir des concessions économiques et politiques de taille. Ainsi, on se demande quels sont les jeux poursuivis par les pays industrialisés ? Et quels sont les enjeux qui en découlent sur le développement des pays aidés ?

Dans ce sens nous traiterons cette problématique dans deux parties :

Première partie : Une aide liée : priorité des intérêts des pays aidants

Deuxième partie : Une aide conditionnée : marginalisation des intérêts aidés.

PREMIERE PARTIE :

UNE AIDE LIEE :

PRIORITE DES INTERETS DES PAYS

AIDANTS

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