WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Analyse de l'optimalité de la ZMAO (Zone monétaire de l'Afrique de l'Ouest ) dans un contexte d'intégration

( Télécharger le fichier original )
par Lesfran Sam Wanilo AGBAHOUNGBA
Université de Parakou - Maà®trise 2012
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

C-Prolongement empirique

Ce prolongement empirique repositionne la problématique autour des enjeux de l'union économique et monétaire. Dans cette nouvelle approche, il ne s'agit plus de déterminer les critères d'optimalité d'une zone monétaire optimale, mais d'identifier les coüts et bénéfices liés à l'union économique et monétaire.

L'enjeu d'une union monétaire s'analyse autour de deux aspects :

· Une union monétaire est-elle optimale ?

· Un pays a-t-il intérêt ou non à intégrer une zone monétaire existante ?

Ces enjeux posent le problème de la stabilité (interne et externe) des structures. Plusieurs courants d'idées aussi complémentaires vont enrichir la littérature économique en la matière. Ainsi pour Krugman et al (2000), l'analyse coût-bénéfice pour un pays de rejoindre une zone monétaire à taux de change fixe dépend de la mesure dans laquelle son économie est bien intégrée à celle de ses partenaires potentiels. Il en résulte que le seuil critique d'intégration d'un pays est en corrélation négative avec la perte de stabilité économique résultant d'une perturbation sur le marché des prix. De même, ce degré d'intégration est en corrélation positive avec le gain d'efficience monétaire. De ce fait, un pays

intégrera une zone monétaire lorsque son gain d'efficience est supérieur à sa perte de stabilité économique. L'adhésion n'est avantageuse qu'au-delà d'un seuil critique d'intégration. Ils définissent, enfin, une zone monétaire optimale comme un groupe de régions dont les économies sont étroitement liées par les échanges de biens et par la mobilité des facteurs de production.

Bayoumi (1994) va proposer, quant à lui, l'analyse de la zone monétaire optimale dans un Modèle d'Equilibre Général (MEG) dans lequel les prix et les salaires sont rigides. En effet, dans son modèle à plusieurs régions, il aboutit aux résultats suivants : d'une part, l'union monétaire accroît le bien-être intérieur de la zone tandis qu'elle le réduit à l'extérieur et, d'autre part, l'adhésion accroît les bénéfices des adhérents précédents. De même, le gain net de l'union monétaire dépend de plusieurs facteurs tels que : la taille économique de l'espace, la corrélation des chocs, la mobilité du travail, le niveau des coûts de transaction des relations entre les niveaux de demande des biens dans les différentes régions.

De même, Ricci (1997) présente, sous le MEG avec les mêmes hypothèses que Bayoumi, le modèle visant à déterminer si l'Union Européenne est une zone monétaire optimale. Pour ce faire, il s'intéresse à mesurer le degré du commerce intra-Union Européenne, l'asymétrie des chocs et étudie les facteurs d'ajustement pouvant remplacer l'instrument du taux de change. La résolution de son modèle nous renseigne que lorsqu'il y a une croissance des économies, en accroissant l'ampleur des chocs réels, ceci réduit le bien-être net de l'Union Monétaire. Malgré la pertinence de ses conclusions, son modèle n'a pas pu lever l'équivoque.

Helpman (1992) montre qu'en présence du modèle d'équilibre général avec un marché financier imparfait qu'il a développé, qu'il est difficile de s'assurer contre les chocs affectant le revenu du travail. Dans ce contexte, les fluctuations monétaires résultant des chocs réels, engendrent des variations du taux de change. Ces variations ne sont bénéfiques que si elles créent des opportunités d'assurance dans les échanges d'actifs nominaux.

De son côté, Neumever (1998), tout en soutenant la même vision que Helpman, étend l'analyse aux chocs politiques. Il montre que les chocs politiques (décisions politiques) diminuent l'efficacité des marchés financiers. Il conclut que l'adhésion à une zone monétaire améliore le bien-être si les gains issus de l'élimination du risque de change excèdent le coüt des divers instruments financiers dans l'économie.

Par ailleurs, Eichengreen (1997) détermine un indice d'optimalité d'une zone monétaire. Cet indice est la pondération des indicateurs suivants : asymétrie des chocs, importance du commerce bilatéral, taille économique des pays. Il aboutit à un résultat selon lequel, le coüt de l'union monétaire est faible si le degré de symétrie des chocs est grand. Cette approche est fondée sur le fait que les mouvements de production reflètent, à la fois, l'influence des chocs et les réponses de politique économique. Par la méthode «auto regressive vector» et la procédure de décomposition appliquées à cet effet, il a permis d'identifier les chocs d'offre, de demande et de les différencier des réponses aux chocs.

Néanmoins, cette méthode est remise en cause car, elle ne permet pas d'identifier l'origine des chocs. De même, le problème posé par l'abandon de l'instrument du taux de change ne tient pas seulement à l'asymétrie des chocs, mais aussi, aux réactions des économies face à un choc commun.

L'analyse des théories de la zone monétaire optimale issue des prolongements empiriques nous laisse à notre. Ces approches ne sont pas réellement novatrices puisqu'il existe une similarité entre les arguments avancés. La détermination des coüts et bénéfices liés à l'union monétaire est difficilement quantifiable pour juger de l'optimalité d'une zone monétaire. Cette situation amène à un réexamen de la théorie.

précédent sommaire suivant






Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy








"Ceux qui vivent sont ceux qui luttent"   Victor Hugo