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Evénements de vie signicatifs, détresse psychologique et dépendance aux drogues

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par Dzodzo Eli Ekploam KPELLY
Université de Lomé - Diplôme d'études supérieures spécialisées  2011
  

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2.1.2.2. Résilience

La notion de résilience demeure très floue pour beaucoup de chercheurs malgré sa spécificité.C'est Bowlby (1951) qui le premier a utilisé au sens

figuré le terme de résilience, issu de la physique des matériaux. En physique, la résilience signifie littéralement la capacité ou l'aptitude à résister aux chocs. Insistant sur le rôle de l'attachement dans la genèse de la résilience, Bowlby la définissait ainsi : « ressort moral, qualité d'une personne qui ne se décourage pas, ne se laisse pas abattre ».

La résilience a d'abord été étudiée chez l'enfant. Rutter (1985) la définissait comme « un phénomène manifeste par des sujets jeunes qui évoluent favorablement bien qu'ayant une forme de stress qui dans la population générale est connue comme comportant un risque sérieux de conséquences défavorables ».

Kleisler (1996)s'intéresse aux qualités d'un individu résilient et donne cette définition : « La résilience est la capacité d'un sujet à surmonter des circonstances singulières de difficultés, grâce à ses qualités mentales de comportement et d'adaptation ».

La résilience a été ensuite appliquée à l'adulte puis étendue à des familles et des communautés pour évoquer une évolution favorable suite à un traumatisme important. En 2001,Manciaux écrit : « La résilience est la capacité d'une personne ou d'un groupe à se développer bien, à continuer à se projeter dans l'avenir en dépit d'événements déstabilisants, de conditions de vie difficiles, de traumatismes parfois sévères ».

Lecomte (2002) part du postulat philosophique selon lequel toute personne est potentiellement résiliente, le regard posé sur une personne ne doit donc jamais être figé. Il définit la résilience comme un « processus non linéaire qui permet à une personne ayant subi un traumatisme de mener une vie satisfaisante». Le terme de processus implique une évolution qui intègre les récidives et les rechutes. En effet, le parcours des personnes se fait par étapes, par phases successives. On ne parle alors plus d'échec, mais d'étape difficile dans le parcours de résilience de la personne. Selon Lecomte, un professionnel sera d'autant plus à même de favoriser la résilience d'une autre personne qui ne se situera pas uniquement dans la juste distance

professionnelle mais aussi dans ce qu'il appelle une juste proximité humaine. C'est dans cet espace de notre humanité commune que peut se construire la résilience.

La notion de résilience apporte une véritable respiration dans un contexte où les concepts de reproduction en sociologie et de répétition en psychanalyse dressaient un mur contre lequel la volonté de changement des professionnels venait buter. (Desmons, 2001).

Delage (2003) est un des premiers à tirer les conséquences pratiques de la notion de résilience pour les interventions contextuelles en psychiatrie. Selon lui, « c'est un nouveau paradigme d'intervention thérapeutique qui se dégage, centré, non plus sur le trouble, mais sur les ressources des personnes pour faire face à ce trouble et rebondir de façon positive ».

En face des situations traumatisantes, quand les ressources internes des personnes sont absentes ou défaillantes, elles laissent place dans un abord immédiat à la détresse psychologique.

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