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Les déterminants du salaire au Maroc

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par Younès EL MENYARI
Université Mohamed V Rabat - Agdal - Maroc - Master en sciences économiques 2007
  

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I. LE CADRE THEORIQUE DE L'ETUDE

1. LA COURBE DE PHILLIPS ORIGINELLE

Dans un article publié en 19581, A. W. Phillips établit une relation inverse et non linéaire entre la variation des taux de salaires nominaux et le taux de chômage. Cette relation s'est fondée sur un travail statistique portant sur l'économie anglaise pendant environ un siècle (1861- 1957). Phillips obtient une relation empirique de la forme suivante :

°

 

W

=

a b

+

u

-

c

 

°

W

w

 
 

(1)

W Le taux d'accroissement des salaires.

u Le taux de chômage exprimé en pourcentage.

Il est intéressant de noter que l'existence de la courbe de Phillips a été établie sans cadre théorique précis. Ce n'est que plus tard que des efforts ont été entrepris en vue de fournir une explication théorique au phénomène. Ceci est plutôt inhabituel en économie, car la démarche normale est de commencer par spécifier une théorie, puis d'utiliser les méthodes économétriques dans le but de la confronter à la réalité. La théorie sera alors peut être réfutée par le travail empirique. Dans le cas contraire, on ne pourra pas en conclure que la théorie est exacte, mais simplement qu'elle est conforme à la réalité. C'est le cheminement inverse qui a été suivi dans le cas de la découverte de la courbe de Phillips2.

1 A. w. Phillips, « The relation between Unemployment and the Rate of change of Money Wage Rates in the United Kingdom, 1861-1957 », Economica, 1958.

2 La courbe de Phillips est un bel exemple du succès de l'induction statistique, où l'observation précède la théorie.

2. L'EXPLICATION DE LIPSEY

La plus importante contribution à l'explication de la courbe de Phillips nous vient de Lipsey3(1960). La courbe de Phillips est déduite de l'analyse du marché du travail. Une variation en hausse ou en baisse des taux de salaire traduit un déséquilibre entre l'offre et la demande de travail : lorsque la demande excède l'offre, le taux de salaire augmente, à un rythme d'autant plus élevé que l'excédent de demande est grand. Inversement, dans le cas d'un excès de l'offre, le salaire diminue, et selon un rythme d'autant plus élevé que cet excès d'offre est grand. En première approximation, la mesure de l'excès de demande (ou d'offre) peut être donnée par le taux de chômage.

Appelons Nd la demande de travail qui comprend ceux qui sont déjà employés (L) et les postes susceptibles d'être vacants (V) : Nd = L + V (2)

Et No l'offre de travail, comprend donc ceux qui sont déjà employés (L) et ceux qui sont au chômage (U) : No = L + U (3)

Toutefois, l'équilibre signifie que le nombre de postes offerts est égal au nombre de chômeurs, mais il ne signifie pas que tout le monde sera employé.

On peut définir la demande de travail comme la différence entre V et U :

V - U = N d N o

-

(4)

En effet, Lipsey propose une première explication basée sur le fait que le salaire varie avec l'écart entre la demande de travail (les emplois nécessaires aux entreprises) et l'offre de travail (la population active se présentant sur le marché de travail), soit :

- °

N

N° )

avec (5)

f , ~ 0

°

W

d

f N

(

3 D. L. Phan « Un aperçu de la littérature théorique sur la courbe de Phillips » Revue économique, (1971).

On a :

Nd

- °

N

N°

= avec (6)

g , ~

g(U) 0

D'où la relation donnant la courbe de Phillips :

°

W = f[ g ( U ) ] = F(U )

avec (7 )

F , ~ 0

U est le chômage.

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