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Analyse comparative du choc du capitalisme sur les économies des usa, de la France, du japon, de l'Australie et de la RDC de 1990 à  2008

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par Hervé KASANGANA KAPU
Université libre de Kinshasa - Licence 2008
  

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CHAPITRE II : ANALYSE DU CAPITALISME DANS LES ECONOMIES DES ETATS-UNIS, DE LA FRANCE, DU JAPON, DE L'AUSTRALIE ET DE LA RDC

Le capitalisme tel que vécu au cours de ces deux dernières décennies doit être analysé de façon systémique dans les économies retenues pour savoir si elle a favorisé la croissance économique.

Ce chapitre se donne comme tâche principale d'analyser les différentes formes de capitalisme dans les économies des USA, de la France, du Japon, de l'Australie et de la RDC par le biais des cadres macroéconomiques que présentent ces différentes économies.

Les cadres macroéconomiques retenues reflètent les différents types de politiques économiques appliquées dans chaque nation capitaliste sous analyse.

Nous dévons noter que parmi ces économies, seule la RDC est un pays en développement et les autres économies sont des pays développés.

II.1. ANALYSE DU CAPITALISME AMERICAIN

II.1.1. PRESENTATION DES QUELQUES FAITS

Les États-Unis sont le pays du libéralisme économique et du capitalisme : le principe du « laisser-faire », la concurrence, l'économie de marché et la libre entreprise sont les moteurs de l'économie américaine. Sa puissance repose à la fois sur un vaste marché intérieur et sur une internationalisation très poussée, grâce aux investissements massifs des grandes multinationales américaines à l'étranger.

La crise financière de 2007 ne cesse de faire couler l'encre des observateurs. Ben BERNANKE, actuel président de la FED déclare que nous nous heurtons à la crise la plus sérieuse depuis la dépression des années 1930(47(*)).

Le modèle de capitalisme américain qui va émerger de la crise sera très différent de la version que nous avons vu prospérer au cours des vingt dernières années, dans un environnement caractérisé par le développement des marchés financiers, une consommation excessive et le déséquilibre de la balance commerciale selon Mark BLYTH de l'Université de Brown.

Ce modèle a déjà évolué, puisque l'on peut dire que Wall Street n'existe plus au sens propre du terme. Il ne faudrait toutefois pas oublier que ce n'est pas la première fois que des événements de ce genre se sont produits.

Même si la crise actuelle est sans précédent, les crises du capitalisme ne sont pas un phénomène nouveau. Elles sont même monnaie courante, mais ce sont les États-Unis qui sont à l'origine de la tempête cette fois-ci, et non pas une autre partie du monde.

Quoi qu'il en soit, nous avons connu des situations analogues par le passé et nous avons survécu. Il convient de s'en rappeler avant de dire que le capitalisme américain est moribond.(48(*))

Dans son ouvrage quand le capitalisme perd la tête (2005), STIGLITZ affirme que les Etats-Unis ont prêché un modèle de capitalisme dans lequel l'Etat joue un rôle minimaliste, modèle dont ils ne voulaient pas pour eux. Le type de capitalisme américain à cette époque est inspiré par le fanatisme du marché. Ainsi, alors que les américains sont très attentifs aux dangers de la concentration des médias, ils ont incité les pays à privatiser sans se poser la question.

STIGLITZ se fixe pour but d'expliquer les causes de la défaillance du capitalisme dans les années 1990.

Le capitalisme américain étant le modèle qui s'est imposé à l'échelle planétaire, une étude approfondie de celui-ci permet d'expliquer un grand nombre de phénomènes se produisant dans les économies de différents Etats au travers de la planète. S'ensuit une période d'expansion dans le monde entier, amenant certains journalistes et experts à parler de la « nouvelle économie » avec une mondialisation qui doit mener à terme à une prospérité sur l'ensemble de la planète.

STIGLITZ évoque quant à lui les « folles années 1990 ». Pourtant cette prospérité ne dure pas, avec le passage à l'an 2000, la bulle des actions technologiques éclate aux Etats-Unis, ce qui plonge le pays dans une récession.

Tout au long de son ouvrage, STIGLITZ va démontrer que les causes de ce retournement sont une déréglementation, une fiscalité et une comptabilité « aberrantes ».

Il montre dans son ouvrage l'exemple de la récession de 2001, le rôle joué par les politiques économiques précédentes, les erreurs du modèle capitaliste et rejette le capitalisme américain qui selon lui contribue à la déstabilisation du monde(49(*)).

Le système capitaliste est à la croisée des chemins, exactement comme pendant la grande crise. Dans les années trente, il a été sauvé par Keynes, qui a conçu des politiques susceptibles de créer des emplois et de venir en aide aux victimes de l'effondrement de l'économie mondiale. Au début du 21ième siècle, ENRON a été la plus grande faillite aux USA. La politique activement promue par l'Amérique a très largement contribué à la crise financière de 1997-1998, qui a baissé le prix des matières premières.

D'où une atténuation des pressions inflationnistes qui, jointe à la nécessité d'empêcher un effondrement financier mondial, a entraîné une baisse des taux d'intérêt tandis que le reste du monde s'affaiblissait, l'Amérique apparaissait de plus en plus comme le bastion de la puissance, jusqu'au moment où elle a glissé dans la récession à la fin des années 90.

Par conséquent, les marchés libres et sans entraves aboutissent à des résultats efficients comme s'ils étaient conduits par une main invisible, en recherchant son intérêt personnel, chacun fait avancer l'intérêt général. Les années 90 et les suivantes, ont montré qu'en oeuvrant pour leur intérêt personnel, les PDG n'ont nullement renforcé l'économie américaine ; ils ont profité et d'autres ont payé l'addition(50(*)). Peut-être enfin l'Amérique et l'Europe, le monde développé et le monde en développement parviendront-ils à forger ensemble une nouvelle forme de démocratie mondiale, et un ensemble nouveau de stratégies économiques qui fondera la prospérité sur d'autres bases et la féra partager par tous les citoyens du monde.

* 47 (_) B. BERNANKE, Le capitalisme américain touche t-il à sa fin ? et la crise actuelle, Mark Twain, 26 mai 2009. Lac Wobegon, Html.

* 48 (_)Mark Twain ,Le capitalisme américain touche t-il à sa fin ?, Html.

* 49 (_) J. STIGLITZ, Quand le capitalisme perd la tête, Paris, Fayard, 2003, 416p.

* 50 (_) J.E. STIGLITZ, op.cit, p.333.

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