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Essai sur la Politique budgétaire en RDC

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par Pierre Anicet Ngalamulume Katubadi
Université de Kinshasa - Licence en économie monétaire 2008
  

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III.2 EVOLUTION DU BUDGET DE L'ETAT : cas exécution

Les dépenses analysées à ce niveau concernent les dépenses de fonctionnement allouées à chaque département ministériel à la fois pour son fonctionnement et pour ses interventions. Nous avons alors sélectionné les départements ministériels dont les interventions sont susceptibles d'influencer en grande proportion le programme de l'Etat.

a) Dépenses de fonctionnement

Tableau 7 : comparaison entre la prévision et l'exécution des dépenses de fonctionnement.

Année

Prévision

exécution

2001

8552902000

31884680000

2002

28661720000

25838509000

2003

50499437000

90766529000

2004

48729811000

102056923000

2005

48686670959

125762795000

2006

89124000000

145734261000

Source : Banque Centrale du Congo

En dehors de l'année 2002 où nous remarquons que l'exécution de dépenses prévues est en dessous de la prévision, toutes les autres dépenses vont au-delà même de la prévision ; témoignant ainsi la mégestion des dépenses publiques et le non respect de l'exécution du plan budgétaire de l'Etat. Cette situation est à la base de la désorientation de dépenses allouées à d'autres charges et du déficit du budget de l'Etat.

Le graphique présente comme il se doit l'écart entre la prévision et l'exécution qui est consistant entre 2003 et 2006 et permet de bien voir comment l'Etat dépense au-delà de la prévision et le besoin de financement.

b) Dépenses militaires

Sont réunis dans ce type de dépenses la totalité des dépenses budgétaires relatives aux forces armées et polices.

Tableau 8 : Comparaison entre la prévision et l'exécution des dépenses militaires

Année

Prévision

Exécution

2001

2679611000

5341361000

2002

4661739000

4313146000

2003

12475552000

23851162000

2004

15668228000

28028449000

2005

24384000000

34538922000

2006

25110000000

30597584000

Source Banque Centrale du Congo

Les dépenses militaires présentent aussi cet écart entre la prévision et l'exécution. Ceci s'explique par la guerre à l'est de la République obligeant ainsi l'Etat à accroître ses dépenses militaires et à dépenser au-delà de ce qui est prévu.

Chaque fois qu'il y avait une nouvelle incursion de la rébellion, l'Etat était obligé de réagir brusquement et dépenser hors prévision.

A partir de 2003, avec la mise en place des institutions issues de l'accord global et inclusif, l'Etat s'est engagé à reformer l'armée et à intégrer les militaires provenant des différents groupes de rébellion et l'arrivé des agents de la monuc pour la sécurité des civiles et de l'eufor en 2006 pour la sécurité du processus électoral dernier. Ceci peut encore s'expliquer par la création du programme D.D.R.R.R. « Démobilisation, Désarmement, Réinsertion, Réintégration et Rapatriement des soldats issus des groupes armés qui constitués des rebellions dans le pays.

c) Dépenses d'éducation

Il s'agit ici de toutes les dépenses relatives aux divers types d'enseignement généraux (primaire, secondaire, et supérieur).

Tableau 9 : comparaison entre la prévision et l'exécution des dépenses d'éducation.

Année

Prévision

Exécution

2001

390318000

191654000

2002

698607000

342053000

2003

560847000

831381000

2004

869949000

1303397000

2005

41115953786

1606151000

2006

66339810696

1816742000

Source : Banque Centrale du Congo.

Ici, nous voyons que l'Etat dépense moins qu'il a prévu et ce n'est qu'en 2003 qu'on remarque une dépense excédant la prévision et un écart considérable se constate au cours des années suivantes et les deux dernières années, comme nous le prouve le graphique, sont marquées par une dépense en dessous de la moyenne et qui représente presque le quart de la prévision.

Dans beaucoup de pays, l'Etat consent un budget consistant pour l'éducation et la formation des futurs cadres du pays mais la République Démocratique du Congo, non seulement prévoit un budget très bas mais s'engage aussi à dépenser moins que ce qui est prévu. Cette situation ne permet pas au pays d'avoir des bons cadres pour l'avenir du pays et contribue à une médiocrité de l'enseignement national car les conditions de vie des encadreurs ne sont pas améliorées et facilitent la corruption et la dépravation des moeurs.

d) Dépenses d'agriculture

Il s'agit ici des diverses dépenses de l'Etat relatives au monde rural, qu'il s'agisse de la régularisation des marchés agricole, de l'aménagement foncier, de l'amélioration de l'habitat en milieu rural, des diverses aides financières accordées aux exploitants.

Tableau 10 : comparaison entre la prévision et l'exécution des dépenses d'agriculture

Année

Prévision

Exécution

2001

80772000

138087000

2002

192866000

119864000

2003

134837000

225399000

2004

140587000

383603000

2005

2208626154

472706000

2006

6192978678

1651697000

Source : Banque Centrale du Congo.

L'agriculture est le coup de pousse du développement d'un pays et doit être la priorité des priorités pour le programme du développement d'un pays qui a besoin d'une bonne croissance économique. Dans le budget de l'Etat, elle doit couvrir une part importante compte tenu de ce qu'elle rapporte ; en République Démocratique du Congo notre pays, nous remarquons que, non seulement l'agriculture fait l'objet des miettes dans la prévision du budget de l'Etat mais aussi d'une dépense inférieure à la prévision. Avec cette situation, nous soulevons cette question pertinente et consistante : comment amorcer le développement et accélérer la croissance économique aussi longtemps que les dépenses d'agriculture sont insignifiantes et ne permettent pas de développer ce secteur clé de la vie économique du pays ?

Si la RDC attend se développer et se rendre indépendant vis-à-vis de l'occident en ce qui concerne le financement de ses projets et surtout de la totalité de son budget, doit s'investir dans l'agriculture qui est un secteur générateur des richesses car on ne peut pas développer un pays sans un accent particulier à l'agriculture.

e) Dépenses de Travail et Prévoyance sociale.

Ce type de dépense enregistre l'ensemble des actions en faveur de l'emploi, de formation professionnelle, et des concours financiers apportés aux divers régimes de prévoyance sociale.

Tableau 11 : comparaison entre la prévision et l'exécution des dépenses de travail et prévoyance sociale.

Année

Prévision

Exécution

2001

197882000

26984000

2002

341867000

106374000

2003

86487000

307430000

2004

182672000

137861000

2005

337604089

169883000

2006

528346424

161458000

Source : Banque Centrale du Congo.

Les dépenses de travail et de prévoyance sociale ne témoignent pas ce que représente l'ensemble de la population congolais en activité. Depuis 2003, il y a une régression soutenue de la dépense en faveur des travailleurs ce qui rend faible le rendement des travailleurs ne pouvant donc pas soutenir le pays vers le développement.

Les fonctionnaires de l'Etat sont souvent mal payés ou impayé selon les cas et ne donnent pas le meilleur d'eux-mêmes au travail. Il est bien dit qu'un agent bien rémunéré fournit aussi plus au travail et un agent moins rémunéré s'y donne moins. L'Etat congolais doit alors accroître ses dépenses de travail et de prévoyance sociale pour encourager les agents de l'Etat à se donner à fond dans les tâches qui leur sont attribuées.

En outre, le recyclage des agents nécessite aussi les dépenses consistantes pour l'encadrement et la formation des agents selon les nécessités et l'évolution de la technologie.

En somme, une analyse graphique donne un résultat contraste des variations des dépenses allouées aux départements ministériels (stratégiques) c'est-à-dire dont la manipulation peut influencer le programme du gouvernement. Ainsi, les dépenses militaires ont augmenté sensiblement à cause la guerre à l'Est et du processus de rétablissement de la paix, les autres dépenses ne représentent qu'un petit rien dans le budget de l'Etat.

Cependant, une analyse du budget du point de vue uniquement des dépenses ministérielles n'occulte pas la nécessité d'un exercice similaire pour l'autre composante du budget que sont les recettes.

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"Je voudrais vivre pour étudier, non pas étudier pour vivre"   Francis Bacon