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Perception et pratiques des populations du département sanitaire de Mulundu au Centre- Est du Gabon face au paludisme

( Télécharger le fichier original )
par Franck Rodrigue NDZONDO
Université protestante Edwin Cozzens d'Elat - Master en santé publique 2012
  

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V.6 : Analyse du guide d'entretien

Pour la réalisation de cette étude, nous avons recueilli un certain nombre d'informations auprès du personnel soignant en qualité d'informateurs clés. Pour ce faire, un guide d'entretien leur avait été administré, dont en voici la teneur.

Ø A la question de savoir en tant que personnel soignant comment appréciaient-ils les cas de paludisme :

Sur la vingtaine des agents de santé interrogés dans le département (Médecin et Infirmiers), touss'accordent sur leur façon biomédicale de percevoir les cas de paludisme. Pour eux, le paludisme doit être pris ou perçu de la façon la plus naturelle possible comme toute autre maladie dès lors qu'elle est traitable sur le plan biomédical. Toutefois, le côté occulte ne doit pas être écarté si toutes les recherches et tous les protocoles ne donnent pas de résultats satisfaisants.

Ø Au sujet de la question relative à l'existence des noms attribués au paludisme, si oui, lesquels :

Sur ce volet, les points de vue ont été divergents. Mais notons que 8 agents sur 10 ne connaissaient pas ou n'avaient pas une idée des noms attribués au paludisme dans la communauté dont ils ont la charge sur le plan « Psycho-sanitaire » ; parce que la maladie et la santé d'un individu ne doivent pas seulement être perçues sur le plan biomédical.

Pour ceux qui ont affirmé connaitre les noms du paludisme, c'est-à-dire les 20%, le nom « IWEDJI » attribué au paludisme en langue Akelé avait été le plus mentionné.

Ø Abordant la question sur la connaissance du mode de transmission du paludisme en dehors de l'origine biomédicale :

Tous les agents interviewés ont eu une position commune, celle de ne reconnaitre que l'origine biomédicale du paludisme, c'est-à-dire celle due à la transmission par la piqûre d'un moustique, plus précisément l'anophèle femelle. Pour eux, peut-être qu'il existe dans la communauté d'autres origines ; une hypothèse qui n'est pas à exclure; maisla seule qu'ils connaissent est celle qu'ils ont apprise lors de leur formation et séances de renforcement de capacité. Notons que de toutes ces personnes, une seule a ajouté aux piqûres de moustiques, l'insalubrité comme cause du paludisme ; confondant ainsi facteur favorisant la prolifération des moustiques et le vecteur du paludisme.

Ø Amorçant le volet sur la connaissance du personnel soignant des signes et symptômes du paludisme :

Sur ce point, tous les interviewés ont reconnu la fièvre comme le principal signe du paludisme, suivi du mal de tête et des douleurs articulaires ou musculaires, soit 9 agentssur 10. A côté de ces signes et symptômes, les agents interrogés ont identifié la convulsion possible chez l'enfant comme autre signe et symptôme, mais seulement 5 agents sur 10 l'ont reconnu. Par contre, 1et 2 agentssur10ontrespectivementreconnu l'essoufflement ou toux et l'embarras digestif comme autres signes et symptômes du paludisme.

Disons que la méconnaissance de ces deux derniers signes et symptômes devrait susciter beaucoup d'interrogations, surtout pour le diagnostic, la prise en charge précoce et correcte des cas chez les enfants de moins de 5 ans en milieu rural.

Ø Sur la question de la connaissance du personnel soignant des méthodes préventives:

Tous les agents interrogés ont affirmé connaitre les moyens de prévention contre le paludisme. La MIILDE a été reconnu comme le principal moyen le plussûr et le plus efficace. A côté de ce dernier, les interviewés ont identifié l'assainissement, les Grilles anti moustiques et les serpentins ou répulsifs comme autres moyens.

Ø A la question relative à la prise en charge des cas de paludisme par le personnel soignant :

Pour tous les agents interrogés, la prise en charge des cas de paludisme se fait respectivement selon les Directives Nationales en matière de traitement du paludisme retenues lors de l'atelier national de consensus sur les perspectives thérapeutiques du paludisme, les connaissances acquises sur le terrain enfin selon les connaissances acquises pendant la formation.

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"Qui vit sans folie n'est pas si sage qu'il croit."   La Rochefoucault