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Le regard porté sur les femmes par le franciscain Jean Benedicti à  travers son manuel de confession "la somme des pechez et le remede d'icevx" (1595, réédition )

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par Lucie HUMEAU
Lyon  - Master 1 2013
  

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Introduction

dresse un tableau, peut-être plus accusateur que l'original, d'une société qu'il connaît à tous les niveaux et qu'il dissèque sans complaisance, ce qu'exige d'une certaine manière l'art du manuel de confession. Les franciscains se livrent depuis des siècles aux activités intellectuelles et pastorales dont fait partie la confession. C'est cette connaissance de la pratique de la confession qui a rendu ce manuel si populaire de la fin du XVIe siècle au premier tiers du XVIIe siècle. Son influence importante dans le temps et la reconnaissance de ses pairs nous ont semblé être des indicateurs de la justesse des propos tenus par Jean Benedicti.

La première édition de La somme des pechez et le remede d'icevx date de 1584. Ce n'est néanmoins pas sur cette édition que nous avons choisi de travailler. En effet, pour des raisons pratiques, il est apparu essentiel de pouvoir travailler sur le texte lui-même et donc de pouvoir l'imprimer. L'édition de 1595, sur laquelle nous avons choisi de nous arrêter, a été numérisée par Google et elle est, parmi les éditions numérisées, l'édition la plus proche du texte voulu par le franciscain. En effet, le manuel de confession a été retouché par Jean Benedicti dès sa première parution et ce jusqu'à sa mort. Après son décès, l'oeuvre a été reprise par les théologiens en Sorbonne, qui ont continué à faire évoluer le texte. L'édition de 1595 semble avoir été à la fois la version finale du texte voulu par le franciscain et celle la plus simple d'accès.

Afin d'avoir une idée de l'évolution du texte de La somme des pechez, nous avons étudié plusieurs éditions de ce texte. Pour cela, nous avons travaillé à la fois sur des éditions numérisées et sur un exemplaire de 1584 présent dans la collection jésuite des Fontaines conservée à la bibliothèque municipale de Lyon. Ce fonds contient de plus un exemplaire de l'édition de 1595 au nom de l'imprimeur Sébastien Nivelle, ce qui nous a permis de prendre connaissance des pages non numérisées par Google, certainement le fait d'une inattention humaine. Lorsque nous avons eu besoin de faire des vérifications sur les ouvrages mêmes, nous avons parfois été amenées à nous déplacer dans des bibliothèques possédant d'autres éditions ou à contacter d'autres bibliothèques afin d'obtenir les renseignements manquants.

La tâche qui a demandé le plus de démarches fut très certainement la poursuite d'indices concernant la biographie de Jean Benedicti. Nous avons pour cela contacté de nombreuses personnes, amateurs ou professionnels de la culture, afin d'obtenir des informations ou des pistes pouvant nous mener à découvrir des traces du franciscain

Humeau Lucie | Master 1 CEI | mémoire de maîtrise | juin 2013 - 11 -

dans des archives locales ou nationales. Nous avons pour cela aussi pris contact avec de nombreuses bibliothèques afin d'obtenir des renseignements.

Enfin, afin de prendre conscience de l'objectivité de Jean Benedicti dans ses déclarations sur les femmes, nous avons étudié d'autres ouvrages de la fin du XVIe siècle. Ces ouvrages ont été choisis du fait de leur notoriété ou parce que le franciscain affirme lui-même y avoir cherché des informations. Nous avons pu ainsi vérifier une grande partie de ses assertions et voir que son témoignage est un reflet assez fidèle de la pensée de son temps. La confrontation de certains ouvrages a aussi permis de mettre en évidence la pensée propre au franciscain sur certains sujets et les ambiguïtés d'un discours qui s'est parfois construit sur le principe de confrontation de théories.

Cette démarche nous permet de présenter un travail qui veut offrir un éclairage sur la condition des femmes au XVIe siècle en France aux yeux de l'Église et plus largement de ses fidèles. Pour ce faire, nous nous proposons d'étudier en détail le manuel de confession du franciscain Jean Benedicti, La somme des pechez et le remede d'icevx. Dans un premier temps, nous étudierons les cadres généraux permettant de penser l'histoire des femmes au XVIe siècle : nous verrons quelle était la place de la femme dans cette société, l'importance de la confession et du livre qui la permet avant de nous pencher plus précisément sur la vie de Jean Benedicti et sur son oeuvre. Dans un deuxième temps, nous aborderons chaque figure type auxquelles pense le franciscain lorsqu'il écrit son ouvrage. La jeune fille, la femme mariée, la mère mais aussi les divers visages de la femme en société et la figure particulière de la religieuse sont étudiés. Nous nous demanderons d'une part si le discours du franciscain est bien le reflet des pensées de son temps mais aussi quelles sont les particularités de sa propre sensibilité.

Humeau Lucie | Master 1 CEI | maîtrise de mémoire | juin 2013 - 12 -

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