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Analyse systémique de la mise en oeuvre du plan d'aménagement participatif forestier de la forêt classée de Tchaourou Toui Kilibo au Bénin


par Abdul Aziz SOUMANOU
Université de Kinshasa (UNIKIN) - Diplôme d'Etude Supérieure Spécialisée (DESS) 2013
  

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ABSTRACT

The progress of deterioration of natural resources in general and forest resources particularly nowadays is the center of the major concerns of developing countries including Benin. In order to reverse this impoverishment trend, the national forest service of Benin initiated some deep changes in the law and regulations since 1989. One of the resolutions taken in this direction is the introduction of participatory management at the FCTTK through the development and implementation of a forest management plan in 1996. But after decades of implementation the situation is very bitter because the expected results were not achieved. We must recognize that several reasons have concurred in this disaster. There are:

- The lack of preparation and planification process because the local population was not really associated with the fundamentals steps in the development of participatory management plan itself;

- The misunderstanding of the concept of participatory management by the public.

- The development plan which does not take into account all stakeholders to implement. - The regulatory acts which do not fit with the realities and was not even a real participatory management;

- Policy interventions at various levels and laxity in the management of actors.

Aware of the reasons that prevent the proper management of the forest and the need for rational use of natural resources, the actor of management suggest some solutions for better conservation and socio-economic development of the area. Those suggestions to be effective must be based on information, education and communication to educate the basic development issues related to the forest.

Keywords: Tchaourou-Toui-Kilibo's classified forest (FC-TTK), participative management, participatory Forest management plan, Benin.

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INTRODUCTION

La dégradation de la végétation et des ressources forestières y attenantes est devenue aujourd'hui l'un des problèmes environnementaux majeurs dans les pays en développement notamment en Afrique (ONU, 2005 ; UNEP, 2008 ; Chazdon et al., 2009). Cette dégradation du couvert végétal contribue largement aux changements globaux car la végétation est l'un des éléments importants du système environnemental (Arouna, 2012). La végétation et le climat, deux composantes importantes du système environnemental, se trouvent ainsi dans un cycle de rétroactions dont l'Homme constitue aujourd'hui l'élément déterminant. La démographie galopante de la population accentue la pression sur l'utilisation du patrimoine génétique et autres ressources de la biosphère (Odjoh, 2012). Cette pression sans cesse continue d'accélérer le processus de dégradation de nos écosystèmes forestiers.

Dans le contexte généralisé de la dégradation de l'environnement et des ressources naturelles, les aires protégées représentent l'unique espoir pour sauvegarder un échantillon représentatif de la biodiversité (Arouna et Djogbénou, 2006). En dehors de ces aires protégées, la conservation de la biodiversité s'avère particulièrement difficile et en réalité peu probable car elles sont les seuls lieux où les services forestiers maintiennent encore un dispositif minimum de protection (Gaoué, 2000).

Depuis l'indépendance (1960) jusqu'à 1989, l'Etat s'est octroyé sans partage toute l'autorité de contrôle et de gestion des aires protégées à travers l'administration forestière (Arouna et Djogbenou, 2006). Avec les crises économiques suivies de restrictions budgétaires des années 80, l'Etat n'ayant plus les moyens de sa politique protectionniste, il ne s'est contenté que d'un rôle de contrôle sur papier sans réelles actions policières sur le terrain (Sinsin, 1998). Les aires protégées en général et les forêts classées en particulier sont devenues des "no man's land" où chacun était libre de venir faire ce qu'il veut.

Avec l'avènement de la démocratie en 1990, l'Etat a fait l'option d'une nouvelle stratégie de gouvernance forestière en révisant le code forestier en 1993 en promulguant une nouvelle loi portant régime des forêts en République du Bénin et en adoptant en 1994 une nouvelle politique forestière. Ces différents documents élaborés ont conduit à l'adoption et la mise en oeuvre de l'approche participative au niveau du sous-secteur forestier avec l'élaboration des plans d'aménagement participatifs forestiers.

Ces plans visaient à mettre en place les règles de gestion des ressources naturelles qui garantissent le maintien de la biodiversité, l'exploitation des produits ligneux et connexes tout

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en préservant le développement harmonieux des autres activités que sont l'agriculture, l'élevage, la pêche, la chasse et l'apiculture (Projet UNSO, 1997).

Plus d'une décennie après l'élaboration et la mise en oeuvre du plan d'aménagement participatif de la forêt classée de Tchaourou-Toui-Kilibo, il est intéressant de faire le bilan en ce qui concerne l'état des pressions exercées sur les ressources naturelles, les relations entre les différents acteurs, le fonctionnement du cadre institutionnel du plan d'aménagement afin de déterminer les faiblesses et les atouts du plan d'aménagement.

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1. PROBLEMATIQUE

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