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Problématique de la prise en charge des personnes vivant avec le virus du sida de l'hôpital général de Goma en RDC

( Télécharger le fichier original )
par Perla BERTHE
Institut supérieur de développement rural des grands lacs Goma - Graduat 2012
  

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II.4. Mode de transmission du VIH/SIDA

D'après l'ONUSIDA (2000), le VIH est le virus d'immunodéficience humaine, l'organisme qui cause le SIDA. Le VIH se trouve dans les liquides organiques (surtout le sang, le sperme, les sécrétions vaginales et le lait maternel) des personnes infectées. Il se peut qu'une personne soit infectée par le VIH et qu'elle ne le sache pas. On pense actuellement que la plupart des personnes infectées par le VIH auront le SIDA. Toutefois, ces personnes peuvent être infectées pendant plusieurs années avant de commencer à souffrir du SIDA. Comme dit précédemment, l'infection du VIH se propage à travers le sang et les liquides organiques (principalement le sperme, les sécrétions vaginales et le lait maternel) des personnes infectées. Elle se transmet par :

ï Le contact sexuel : essentiellement les rapports sexuels vaginaux ou anaux sans préservatif. La transmission par les relations sexuelles buccogénitales est possible, mais le risque est beaucoup moins élevé.

ï Le sang et autres liquides organiques moins élevé :

- Le partage d'aiguilles, de drogues par intraveineuse

- La transfusion de sang ou de produits sanguins infectés et/ou la transplantation d'un organe infecté,

- L'emploi d'instruments de perçage de la peau contaminés (aiguilles, seringues, lames de rasoir, aiguille à tatouage, ou instruments de circoncision) ;

- Les blessures dues à des aiguilles ou d'autres objets tranchants contaminés ;

- L'éclaboussure sur les muqueuses (les yeux par exemple) de sang ou de liquide organiques infectés.


· Les modes périnataux : infection passée de la mère à l'enfant pendant la grossesse, l'accouchement ou l'allaitement.

Il se peut que des personnes ne présentent pas de symptômes et qu'elles ne sachent pas qu'elles sont infectées par le VIH. Toutefois, elles peuvent transmettre le virus à d'autres gens. Néanmoins, une personne ne peut pas contaminer les autres par le VIH par les voies suivantes :

- Le contact social de tous les jours

- L'usage commun de vêtements

- Le toucher

- L'usage commun de nourriture, de plats ou d'ustensiles de table

- Le fait de serre la main à quelqu'un

- Les sièges des toilettes

- Les piqûres d'insecte

- Les larmes

- La salive

- La sueur

- Le fait de vivre ou de travailler avec une personne infectée par le VIH.

Les trois modes de transmission du VIH ont chacun leurs particularités : par voie sexuelle, par voie sanguine, et durant la grossesse. La plupart des infections par le VIH ont été ou sont encore acquise à l'occasion de rapports sexuels non protégés. La transmission sexuelle se fait par contact entre les sécrétions sexuelles et les muqueuses génitales, rectales ou buccales. La probabilité de transmission varie selon le type de rapport sexuel avec une personne infectée entre 0,005% et 0,5% par rapport sexuel. Le meilleur moyen de protection contre le VIH dans ce mode de transmission est le préservatif. Suite à la synthèse de plusieurs études, il a été montré que l'usage du préservatif lors de chaque rapport et de manière correcte fait baisser le risque d'infection de 85%.

Le mode de contamination par voie sanguine concerne tout particulièrement les usagers de drogues injectables, les hémophiles et les transfusés. Les professionnels de santé sont aussi concernés bien que plus rarement. La probabilité de transmission varie entre 0,67% pour le partage de seringue avec un toxicomane séropositif au VIH et 90% pour la transfusion sanguine avec du sang contaminé.

La transmission mère enfant du virus peut survenir in utero dans les dernières semaines de la grossesse, et au moment de l'accouchement. A noter une tendance à la fausse séropositivité au VIH chez les multipares. En absence de traitement, le taux de transmission, entre la mère et le foetus, avoisine les 20%. L'allaitement présente aussi un risque supplémentaire de contamination du bébé, de l'ordre de 5%, ce qui explique qu'il soit déconseillé en cas d'infection de la mère. En Afrique du sud, la dernière par M.Sinkala en Zambie, montrent que l'allaitement exclusif précoce réduit le risque global de transmission postnatale à4% et accroit la survie des enfants. Actuellement, les traitements disponibles alliés à une césarienne programmée ont réduit ce taux à 1%. Les résultats sont plus mitigés dans les pays en voie de développement, le risque postnatale diminuant grâce à l'utilisation de la Névirapine jusqu'à 13%.

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"Là où il n'y a pas d'espoir, nous devons l'inventer"   Albert Camus