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Intégration financière dans la zone CFA: une approche à  la Fedlstein- Horioka

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par Alassane KOTE
Université Paris Ouest Nanterre La Défense - Master 2 économie internationale, politiques macroéconomiques et conjoncture 2011
  

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4. Estimations économétriques

Nous analysons ici le degré d'intégration financière des pays de la zone CFA en recourant à plusieurs approches : l'approche en coupes périodiques utilisée par Feldstein-Horioka (1980) et les approches en données de panel traditionnelles et non stationnaires. La relation de long terme est estimée selon les méthodes DOLS, PMG et MG d'une part, et d'autre le modèle de court terme est estimé par le biais d'un modèle à correction d'erreur.

4.1. Estimations en coupes périodiques

Cette méthode permet d'obtenir l'estimateur between comme dans le cas du panel traditionnel, mais ne prend compte la dimension intertemporelle. Elle a l'avantage d'éliminer le biais induit par la pro cyclicité de l'épargne sur l'investissement c'est-à-dire les réponses excessives de l'investissement aux variations de l'épargne ; cependant elle laisse non résolu, le biais lié à l'existence d'effets spécifiques c'est-à-dire à l'hétérogénéité des pays.

L'équation testée est la suivante :

I. ?a??S .

I est le taux d'investissement moyen en pourcentage du PIB S . le taux d'épargne moyen en pourcentage du PIB, a une constante, ? le coefficient de rétention de l'épargne et e. le terme d'erreur.

La période d'étude est divisée en 6 périodes de 5 ans. La régression est estimée sur chacune des périodes.

22

 

1980-1984

1985-1989

1990-1994

1995-1999

2000-2004

2005-2009

Zone CFA

0.325***

0.433**

0.274***

0.301***

-0.117

0.083

 

(0.056)

(0.169)

(0.064)

(0.066)

(0.249)

(0.066)

UEMOA

0.197**

-0.139

0.105

0.055

-0.185

-0.313

 

(0.076)

(0.106)

(0.364)

(0.297)

(0.286)

(0.451)

CEMAC

0.456***

0.621***

0.362***

0.419***

-0.135

0.194**

 

(0.052)

(0.118)

(0.032)

(0.088)

(0.309)

(0.051)

GOUV1

0.254***

0.604***

0.137

0.200***

0.137*

0.033

 

(0.023)

(0.059)

(0.064)

(0.029)

(0.052)

(0.048)

GOUV2

0.577***

0.298**

0.304**

0.300

-0.481**

0.087

 

(0.115)

(0.109)

(0.095)

(0.193)

(0.179)

(0.151)

Tableau 2 : Résultats de l'estimation en coupes périodiques

***p<0.01 : significativité au seuil de 1%, **p<0.05 significativité au seuil de 5%, *p<0.1 significativité au seuil de 10%

avec p comme p-value

Les p-value sont entre parenthèses

Le coefficient de rétention de l'épargne présente une tendance générale à la baisse dans les différentes zones, baisse plus élevée après 1994. Le degré d'intégration augmente au fil des années. En effet, les degrés d'intégration les plus faibles sont enregistrés sur la période 1985-1989 ; c'est sur la dernière période c'est-à-dire sur la période 2005-2009 que l'on enregistre les niveaux d'intégration les plus élevés même si certains coefficients sont significativement égaux à 0.

Sur la période 1980-1984, la zone CFA est caractérisée par un degré d'intégration financière élevée avec un coefficient de rétention de l'épargne significativement différent de zéro. Il en est de même pour la zone UEMOA dont le degré d'intégration financière est le plus élevé et la zone GOUV1 où les coefficients de rétention de l'épargne sont plus faibles. Par contre les zones CEMAC et GOUV2 sont caractérisés par un degré d'intégration financière moins élevé, leur coefficient étant plus élevé que ceux des zones précédentes. La zone GOUV2 connaît le degré d'intégration financière le plus faible.

Sur la période 1985-1989, le degré d'intégration financière de la zone CFA baisse par rapport à la période précédente car le coefficient de rétention de l'épargne augmente. La zone GOUV1, contrairement à la période précédente se caractérise un faible degré d'intégration financière. Il est en de même pour la zone CEMAC qui connaît le degré d'intégration le plus faible. Par contre, la zone GOUV2 dont le degré d'intégration financière était faible au cours de la période précédente connaît un degré d'intégration plus élevé et le plus élevé des différentes zones.

La période 1990-1994 se caractérise par un degré d'intégration élevé pour les différentes zones, les degrés d'intégration des zones UEMOA et GOUV1 étant les plus élevés.

Il en est de même pour les périodes suivantes qui sont caractérisées par un degré d'intégration financière élevé.

Ces résultats montrent que les pays exportateurs de produits agricoles, pays d'Afrique de l'ouest sont plus intégrés que les pays exportateurs de matières premières, pays d'Afrique

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centrale. Ce résultat semble contre-intuitif car les pays producteurs de matières premières sont attractifs en investissement et les capitaux y sont très mobiles. Ils montrent en outre que le niveau de gouvernance a un impact positif sur le degré d'intégration financière. En effet, les pays caractérisés par un niveau de gouvernance élevé semblent plus intégrés financièrement que ceux à niveau de gouvernance plus faible. Ce dernier résultat est contradictoire à ceux de Kisangani (2006) qui trouve dans son étude sur un échantillon de 37 pays africains, que dans les pays qui ont connu un changement de régime politique, la mobilité du capital y est faible. Le changement de régime politique est associé dans cette étude à une meilleure gouvernance ?

Les résultats quant à la zone CFA, montrent que cette zone est financièrement plus intégrée que les pays de l'OCDE. En effet Coakley et al (1994, 1995a) trouvent des valeurs des coefficients de rétention se situant entre 0.6 et 0.8 pour des études en coupes périodiques. Il en est de même pour Feldstein et Bachetta (1991) et Obsfeldt (1995) qui trouvent des valeurs entre 06 et 0.8.

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"Là où il n'y a pas d'espoir, nous devons l'inventer"   Albert Camus