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Intégration financière dans la zone CFA: une approche à  la Fedlstein- Horioka

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par Alassane KOTE
Université Paris Ouest Nanterre La Défense - Master 2 économie internationale, politiques macroéconomiques et conjoncture 2011
  

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2.4 Etudes empiriques sur les pays en développement et les pays africains

Mamingi (1993) travaille sur un échantillon de 58 pays en développement2 sur la période 1970-1990 en utilisant l'économétrie des séries temporelles.

Cet article contribue à la littérature en montrant :

- Qu'en introduisant une tendance dans l'équation de base de FH, les résultats peuvent varier significativement ;

- Que les estimations de court et long terme de la mobilité du capital peuvent être obtenues en utilisant la cointégration et le modèle à correction d'erreur

2 Pour d'autres études sur les pays en voie de développement y compris es pays africains, voir Montiel(1994), Haque et Montiel(1990) et Dooley et al(1987)

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- Que l'utilisation des techniques robustes d'estimation comme les FMOLS peuvent sous certaines conditions, atténuer l'étendue de l'énigme soulevée par FH.

Pour montrer que l'introduction de la tendance dans l'équation de base de FH, les résultats peuvent varier significativement, l'auteur procède comme suit :

I t ?c?bS t ?dT?e t

En estimant l'équation de base de FH, il trouve qu'il y a mobilité du capital dans 14 pays comme par exemple, le Togo, la Sierra-Léone, la Mauritanie. La mobilité du capital est faible dans 14 autres pays comme le Niger, le Ghana, le Burundi. Les autres pays sont dans une position intermédiaire. Cependant, compte tenu d'un biais dans l'équation de base due à l'omission de variables, les auteurs introduisent une tendance. Il considère la variable temps comme étant la plus importante variable omise.

L'estimation de la nouvelle équation montre que la tendance déterministe est significativement différente de 0, dans 32 pays. Dans ces pays en question, 9 qui étaient caractérisés par une mobilité imparfaite des capitaux sont maintenant considérés comme ayant une parfaite mobilité des capitaux.

Au total, en prenant en compte, les deux estimations, on considère que 21 pays sont caractérisés par une parfaite mobilité du capital, 8 par une absence de mobilité et les autres par une mobilité imparfaite.

Cependant, compte tenu de l'autocorrélation des termes d'erreur, du fait que l'épargne peut être endogène, du biais d'échantillonnage, et du fait que la cointégration n'a pas été encore étudiée, les résultats de l'estimation des équations précédentes doivent être considérés avec précaution.

L'auteur utilise la procédure de Engle et Granger, pour estimer l'ECM. Les résultats du test ADF montrent que les séries d'épargne et d'investissement sont toutes intégrées d'ordre 1

sauf celles du Bénin et du Kenya. Les résultats du test de cointégration montrent que la cointégration entre l'épargne et l'investissement est acceptée pour tous les pays en dehors du Bénin et du Kenya pour lesquels les séries d'épargne et d'investissement étaient stationnaires.

Dès lors, les résultats des équations précédentes sont considérées comme acceptables par l'auteur tout en notant qu'une attention particulière doit être portée aux problèmes précités. C'est pourquoi Mamingi (1993) a recours au FMOLS et la méthode de Philips and Hansen (1990).

Les résultats issus de ces méthodes sont considérés comme les estimations correctes de long terme de la mobilité du capital. On note qu'aucun degré de mobilité de mobilité du capital n'est détecté dans 11 pays. Certains pays qui étaient dans la catégorie de capitaux mobiles ne le sont plus ; d'autres qui n'y étaient pas y sont à présent.

Ensuite, Mamingi (1993) examine la relation entre les corrélations épargne-investissement issues de FMOLS et la taille du pays par la méthode de corrélation de rang de Spearman. Ils trouvent que cette relation est négative. Ainsi donc, contrairement à nos attentes, plus le pays est grand, plus la relation épargne-investissement est faible et plus les capitaux sont mobiles.

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L'auteur estime maintenant l'ECM. Pour cela, il fait un test de causalité au sens de Engle-Granger. Il trouve que l'épargne cause bien l'investissement et dans ce cas les deux premières équations sont bien valides.

AI t =c+a3e t ? 1+?AS t +u t

Les variables retardées ne sont pas introduites dans l'ECM pour ne pas diminuer le degré de liberté.

Le coefficient de la force de rappel est négatif et significativement différent de 0.

Ainsi donc les résultats montrent que les capitaux sont mobiles à court-terme dans 29 pays, imparfaitement mobiles dans 5 pays et immobiles dans 4 pays.

Bangake et al (2010) utilisent un échantillon de 37 pays africains sur la période 1970-2006.

Ils divisent l'échantillon en différents groupes : les pays de la zone franc, les pays non-membres de la zone franc, les pays producteurs de pétrole, les pays non producteurs de pétrole, les pays de droit civil (francophones) et les pays de common law (anglo-saxons : Namibie, Botswana, Afrique du Sud). Cette division s'explique par le fait que certains pays partagent la même monnaie, et ont même formé des unions économiques et monétaires ; la question est de savoir à ce niveau si la monnaie commune est un facteur de mobilité du capital en particulier dans la zone franc. D'autres pays sont producteurs de pétrole ; de prime abord on peut penser que les pays producteurs de pétrole attirent fortement les capitaux étrangers et donc les capitaux devraient y être plus fortement mobiles mais une vérification s'impose. Enfin , la question est de savoir si la nature de la loi en place influence la mobilité du capital.

Après avoir accepté les hypothèses de racine unitaire et de cointégration en panel , les auteurs estiment le coefficient de rétention de l'épargne par les méthodes FMOLS, DOLS et PMG (pooling mean group). Ils trouvent des coefficients respectivement de 0.38, 0.58 et 0.36. Les résultats montrent en outre que les capitaux sont plus mobiles dans les pays non producteurs de pétrole que dans les producteurs ; la mobilité est plus élevée dans les pays de common law par rapport aux pays de droit civil. Les pays hors zone franc ont une mobilité du capital plus élevée que les pays de la zone franc indiquant que la monnaie commune n'est pas un facteur favorisant la mobilité du capital en Afrique.

Leur important apport est l'utilisation de l'estimateur PMG (Pooled Mean Group) qui a été introduit par Pesaran et al (1999). Cet estimateur impose une contrainte d'égalité aux coefficients de long terme, mais permet aux coefficients de court-terme et aux variances d'erreurs d'être différents dans les groupes.

Ces études ont montré que les pays en développement d'une part et les pays africains d'autre part, sont financièrement intégrés, certains l'étant plus que d'autres.

Qu'en est-il de l'intégration financière dans la zone OEA ?

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