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à‰volution de la rémunération des agents publics entre 1960 et 2015 au Togo.

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par Adam BEN MAÎNTA
ÉCOLE NATIONALE Dà¢â‚¬â„¢ADMINISTRATION DU TOGO - Diplôme du cycle III 2014
  

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B- Utilité et limites du PIB

1. Utilités du PIB

Le PIB permet de dégager un indicateur conventionnel sur l'activité économique d'un pays (ou d'une zone) pendant une période donnée (généralement l'année). C'est un indicateur, qui permet la comparaison dans l'espace (entre pays ou zones) et dans le temps (d'une année à l'autre ou d'une période à l'autre).

Le PIB a pour objet de quantifier la production de richesse réalisée par un pays sur une période donnée, généralement un an ou un trimestre, grâce aux agents économiques résidant dans le pays concerné. Il s'agit donc d'un indicateur qui reflète l'activité économique interne d'un pays. La variation du PIB d'une année sur l'autre permet de mesurer le taux de croissance économique d'un pays.

Le PIB par habitant(ou par tête) est la valeur du PIB divisé par le nombre d'habitants d'un pays. Il est plus efficace que le PIB pour mesurer le développement d'un pays, cependant, il n'est qu'une moyenne donc il ne permet pas de rendre compte des inégalités de revenu et de richesse au sein d'une population.

Cet indicateur n'est pas égal au revenu par tête. Il est un bon indicateur de la productivité économique, mais il ne rend pas lui-même compte du niveau de bien-être de la population ou du degré de réussite d'un pays en matière de développement. Il ne montre pas dans quelle mesure le revenu d'un pays est réparti de manière équitable ou non entre ses habitants.

2. Limites du PIB

Le PIB ne permet d'appréhender ni les inégalités sociales ni leur évolution. On peut très bien avoir un PIB moyen qui augmente alors que les revenus (qu'il est censé mesurer) diminuent pour une majorité de la population et augmentent fortement pour une minorité, ce qui renforce les inégalités.

Les activités clandestines ainsi que celles du secteur informel ne sont pas prise en compte. Pour certains pays (et pendant certaines périodes), le poids du secteur informel est tellement important que sa négligence rend le PIB peu fiable.

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D'une manière générale, tout ce qui peut se produire et se vendre avec une valeur ajoutée monétaire va gonfler le PIB et la croissance, indépendamment du fait que cela ajoute ou non au bien-être individuel et collectif. La destruction organisée des forêts tropicales pour y planter du soja transgénique ou des végétaux destinés aux agro-carburants est bonne pour le PIB des pays concernés et pour le PIB mondial. Peu importe que ce soit une catastrophe écologique et que les peuples indigènes soient chassés manu militari, rien de tout cela n'est reflété dans le PIB. Car le PIB est indifférent à la nature de l'activité génératrice de revenus : que ce soit une augmentation des ventes d'armes, d'antidépresseurs, ou une hausse des services thérapeutiques effectués à cause de l'explosion du nombre de cancers, tout cela est compté comme « positif » par le PIB.

Les économistes James Tobin et William Nordhaus ont dénoncé ces absurdités à l'aide du concept de dépenses défensives. Ces dernières désignent des situations où le PIB augmente du fait d'activités qui consistent seulement à réparer des dégâts divers commis par d'autres activités qui, elles aussi, gonflent le PIB (par exemple, dépolluer). Il y a alors croissance économique mais aucune progression du bien-être puisqu'on ne fait, dans le meilleur des cas, que revenir au point de départ. Il faudrait pour cela traiter les dépenses défensives comme des consommations intermédiaires et non comme des produits finaux ajoutés au PIB.

Par ailleurs, le PIB et sa croissance sont indifférents au fait que l'on puise dans les stocks pour continuer à croître : on puise dans les ressources naturelles, on puise dans les ressources sociales et dans les ressources humaines. Plus généralement, notre comptabilité nationale n'est pas une comptabilité patrimoniale : elle n'est qu'une vaste comptabilité d'entreprise, centrée sur les flux, avec des entrées et des sorties, qui laisse dans l'ombre ce qu'il advient du patrimoine - toujours considéré comme gratuit ou inchangé à l'occasion de la production. Il est tout à fait possible qu'un enrichissement de la production nationale s'accompagne d'évolutions positives de l'état de santé de la population, de l'amélioration de l'état des ressources naturelles, des conditions de travail ou du degré de solidarité existant à un moment donné dans une société. Mais le contraire est tout autant possible et nous n'en tenons aucun compte. Pour caricaturer, nous pourrions très bien nous retrouver un jour avec un « gros » PIB, un très fort taux de croissance et un nombre extrêmement élevé de morts par incivilités, une société totalement atomisée, des conditions de travail considérablement dégradées, un patrimoine naturel dévasté, etc.

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Chapitre 2 : Les composants du traitement et de l'évolution de la masse salariale au Togo

Dans ce chapitre, nous passerons en revue les composants du traitement des agents au Togo en Section 1, et la technique d'évolution de la masse salariale en Section 2.

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"Qui vit sans folie n'est pas si sage qu'il croit."   La Rochefoucault