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Les pratiques foncières locales en milieu rural et leur impact sur le développement agricole cas de la chefferie de Ngweshe.

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par Isaac Bubala Wilondja
Institut Supérieur de Développement Rural de Bukavu - Licence 2016
  

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IV. Une Réforme agraire par remembrement et/ ou redistribution

Les superficies moyennes par ménage et par culture sont trop petite et par rapport à la moyenne des personnes par ménage et aux besoins. Le taux d'accroissement de la population est élevé (3,3 % à partir de 2009 : PNUD, 2009) et annonce de nouveaux besoins en terre de culture. Les études faites dans les milieux ruraux du Bushi rapportent que les bonnes terres, des grandes étendues sont possédées pour un nombre réduit des propriétaires terriens à la défaveur des ménages. Cela a toujours crée un sérieux déséquilibre et des hésitations quant à un engagement pour une intensification agricole. Une classe des paysans sans terres ne fait qu'augmenter en nombre.

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Katunga et namugambo (2011) recommandent à ce sujet que cette réforme agraire soit accompagnée par une occupation effective de l'espace et! ou l'espace et! ou un déplacement d'une partie de la population vers des zones à faible concentration. L'Etat devrait définir des modalités pour un remembrement d'un côté et d'un démembrement de l'autre en tenant compte des particularités des milieux.

Nous pensons qu'une telle stratégie ne serait facile à réaliser que si les textes des lois en matières foncières ont été rationnellement révisés. Les terres acquises doivent être mise en valeur et les inspections provinciales de l'agriculture, du plan, du développement rural et de l'environnement devraient faire le suivi de toutes les exploitations. Celles qui ne sont pas mise en valeur doivent être sectionnées. La population étant galopante, l'installation des entreprises rurales devraient permettre à dégorger le secteur agricole. Les gens iraient vers les usines à la recherche de l'emploi, ce qui résorbera le chômage. Si les routes sont praticables dans toute la province et que la sécurité des personnes et leurs biens assurés, cette stratégie permettrait à ceux qui resteront aux villages d'exploiter de grandes superficies qu'ils doivent mettre convenablement en valeur et augmenter la production agricole. C'est ainsi que le déplacement individuel de la population pour ceux qui le voudront se fera aisément. Pour un développement agropastoral harmonieux à ngweshe et au Bushi en général, des grandes cité doivent être crées dans la province du Sud-Kivu en favorisant la construction de grandes agglomérations et de comme vraie communes rurales.

Une telle expérience a réussi au Brésil et peut être copiée. A ce propos, Fernandez M.E., (1989) souligne que par la réforme agraire, de nouveaux modes de production agricole apparaissent ; ils intègrent d'autres données que celles de l'agriculture traditionnelle qui se fondait exclusivement sur le binôme terre-main-d' oeuvre. Pour remédier à la faible productivité agricole, le gouvernement de ce pays prune série de mesures : il favorise l'accès au crédit en le subventionnant, finance des programmes d'aide aux producteurs dans le nouveau marché. Le PNRA propose une distribution plus équitable, des terres fondées sur des « modifications dans les régimes de propriété et d'exploitation, les rendant compatibles avec les contraintes liées au développement du pays, ceci par l'élimination progressive du latifundium et minifundium, manière à permettre l'augmentation de la production et de la productivité et en respectant en conséquence les principes de justice sociale et le droit du travailleur rural à l'exercice de sa citoyenneté ».

Parmi les objectifs spécifiques se détachent l'augmentation de la production d'aliments pour répondre prioritairement à la demande interne, la mise en place de nouveaux emplois dans le

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secteur rural ; la diminution de l'exode rural afin de réduire la pression démographique exercée sur les villes et les problèmes en découlant.

Une autre expérience qui a réussi en matière de réforme agraire c'est le regroupement de l'habitat autour des artères routières au Rwanda communément appelé « IMIDUGUDU » fasse à l'arrivée massive des refugiés sans terre, l'Etat a mené une politique « volontariste » d'urgence, c'est-à-dire, la construction des logements groupés en zones rurales, sur des terres communales. La création de se villages s'inscrit dans un cadre plus large de développement de pôles économiques en zones rurales et devraient à moyen et long terme attirer une partie de la population sans terres et regrouper la population rurale. Cette villagisation du monde rural entre dans le cadre réformes des foncières menées par le ministère de l'agriculture et de l'élevage visant à libérer les terres agricoles. Cette réforme avait pour objectif de trouver comment résoudre le dualisme existant entre le droit écrit et coutume et la pluralité des principes coutumiers d'accès pour permettre une gestion foncières efficace et sécurisation des droits fonciers, mais également permettre à l'Etat de mettre en place une stratégie de développement agricole pour parvenir à la sécurité alimentaire. Mais, barrière propose de procéder d'une manière différente : constatant que le droit écrit importé n'est légitimé, il prose de partir des réalités, dynamiques et des pratiques locales et de passer d'une situation de droits oraux vers un droit écrit : certaines pratiques coutumières seraient légalisées et deviendraient peu à peu une référence juridique (Catherine A., 1998)54

54 CIRIMWAMI Kashangabuye, Crise agricole et déterminants de l'intensification au Bushi en province du Sud-Kivu/ RD Congo. Cas des certaines spéculations alimentaires (manioc, haricot, mais et pomme de terre) à Walungu, Mémoire du diplôme d'étude approfondie, ISDR-BUKAVU, 2012-2013, p. 94-97.

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