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Le développement local participatif dans le contexte de la décentralisation en Côte d'Ivoire: le cas du chef-lieu de la région du Nàézi (Dimbokro).

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par BAH ISAAC KOUAKOU
UNIVERSITE FELIX HOUPHOUET BOIGNY DE COCODY - DOCTORAT UNIQUE 2014
  

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Chapitre VIII-OBSTACLES A LA PARTICIPATION AU DEVELOPPEMENT

VIII.1-Obstacles externes

De nombreux obstacles freinent l'émergence et le renforcement de dynamiques locales de développement. Il s'agit d'obstacles extérieurs qui naissent d'un environnement socio-politique peu ouvert aux initiatives d'acteurs locaux et/ou d'un contexte économique peu incitatif.

Ils peuvent aussi être liés à la nature d'interventions censées favoriser les dynamiques locales mais qui dans leur mise en oeuvre restent peu conformes aux attentes des acteurs locaux.

VIII.1.1-Effets des troubles

S'agissant de cette réalité dans le département de Dimbokro, les responsables des structures décentralisées reconnaissent que les crises socio-politique et post-électorale de 2002 et 2010-2011 ont eu des répercutions négatives sur la planification et la conduite des actions de développement.

« A Dimbokro, nous avons débuté les actions envers la population en 2003, une année après la crise socio-politique de 2002. Les choses n'ont pas été faciles en terme de mobilisation des ressources humaines, matérielles et surtout financières » (Entretien individuel, responsable du développement humain du Conseil Général de Dimbokro).

Il poursuit en montrant les conséquences négatives des crises sur le développement local.

« Comme conséquence des troubles, l'Etat arrivait difficilement à tenir ses engagements en matière de subvention des entités décentralisées.

Pendant ses périodes, le ralentissement des activités des populations ne permet pas au Conseil Général d'encaisser l'ensemble des recettes.

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Ces recettes fiscales sont l'impôt foncier, l'impôt synthétique, les patentes et licences, les vignettes-autos et les Travaux d'Intérêt Général (TIG).

Ces recettes constituent un complément à la subvention de l'Etat» (Entretien individuel, responsable du développement humain du Conseil Général de Dimbokro).

La population reconnaît pour sa part les effets négatifs de la crise sur le développement de sa localité.

« Le constat est clair, les crises socio-politique et post-électorale de 2002 et 2010-2011 ont crée beaucoup de torts à la population qui attendait améliorer ses conditions de vie à travers les actions du Conseil Général de Dimbokro. Cela a freiné les actions de développement» (Entretien collectif, responsables d'associations et mutuelles de développement).

« Vraiment la "guerre " n'est pas bonne et nous avons tous constaté qu'elle a ralenti tout développement. Les structures qui souhaitaient épauler le Conseil Général de Dimbokro se sont résignées à cause de l'insécurité qui régnait en son temps» (Entretien collectif, chefs des villages).

Par ailleurs, pour Koffi ATTA, la crise socio-économique à des effets sur le développement à trois niveaux.

« La crise économique a accru d'abord les besoins et attentes des populations du département de Dimbokro.

Ensuite, les ressources mobilisées par le Conseil Général de Dimbokro, qu'elles soient humaines, matérielles et financières, sont insuffisantes. Enfin, et par voie de conséquence, les investissements entrepris sont en deçà des espérances » (Koffi ATTA, 2013 : 88).

C'est dire que le développement en question n'est possible que dans un environnement apaisé.

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