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Augmentation du PIB réel en RDC de 2002 à  2014. Croissance intensive et extensive?

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par Daniel DEKASSE DEKASSE
Université de Kinshasa - Graduat 2015
  

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Section 2. Contributions de différents facteurs dans la production

Dans cette section, il est question de voir les contributions des différents facteurs dans l'augmentation du PIB de la RDC. Ces facteurs tels que résumé dans le point 2.2.3 du présent travail aux quels nous ajoutons le résidu.

Le résidu est la part de la croissance de la production (mesurée en pourcentage) qui n'est pas expliquée par l'augmentation de la quantité (du volume) des facteurs de production c'est-à-dire. C'est une mesure résiduelle qui peut être considérée comme une indication des effets du progrès technique sur la croissance de la production (croissance intensive). Donc, dans notre entendement, la technologie sera saisie par le résidu. Pour calculer ce résidu statistique on fait l'hypothèse que le taux de croissance de la production est décomposable arithmétiquement :

Cependant, pour des raisons de non-exhaustivité des données sur l'emploi, nous allons faire des analyses à ce niveau d'une manière synthétique, nous allons d'abord décomposer l'augmentation du PIB réalisé en deux périodes. La première sous-période (de 2002 à 2011) qui est marqué par le renouement de l'économie avec la croissance et dont le taux était en moyenne faible et la deuxième sous-période caractérisée par la consolidation de la croissance avec des taux élevés..

Les données sur l'emploi dont nous disposons et sur lesquelles nous allons calculer nos moyennes vont de 2010 à 201324, en le subdivisant en deux périodes nous aurons une première sous-période qui va de 2010 à 2011 et un deuxième sous-période qui va de 2012 à 2013. Alors, nous allons calculer le PIB moyen dans la première-sous période et dans la deuxième sous-période, car nous estimons que cela représente l'évolution de l'ensemble. Le facteur travail sera appréhendé par le nombre d'emploi crées et le facteur capital par l'agrégat le niveau d'investissement, comme illustré dans le tableau III.

24 INS, Annuaire statistique 2014, Juillet 2015, P P. 231-232.

Augmentation du PIB réel en RDC de 2002 à 2014 : croissance intensive ou extensive ? P a g e | 38

Tableau III. Contribution des facteurs dans l'augmentation du PIB

RUBRIQUES

Périodes

2010 - 2011

2012 - 2013

PIB réel moyen (en millions de CDF)

4208259,8

8859273,45

Nombres d'emploi crées en unités physique)

1856070*

1510092*

Niveau d'Investissement

2536333,25*

3912390*

*moyennes calculées sur base des données du tableau 2.173, P.231 de l'annuaire statistique et 2014 de l'INS et du rapport annuel de la BCC 2014, tableau I.20, P.46.

Dans le tableau ci-haut nous constatons d'une part que la moyenne de nombre d'emplois crées a diminué de la première sous-période à la deuxième passant de 1.856.070 à 1.510.092 et d'autre part nous constatons une augmentation sensible du niveau d'investissement passant de 2.536.333,25 à 3.912.370, c'est donc cet accroissement des investissements qui a soutenu l'augmentation du PIB durant les périodes sous analyse.

Tableau IV. Décomposition du PIB en %

RUBRIQUES

Périodes

2010 - 2011

2012 - 2013

Travail

44,1

17

Capital

26,21

44

Résidu

29,69

39

PIB

100

100

Croissance extensive

70,31

61

Croissance intensive

29,69

39

Source : calcul fait l'auteur sur base des données du tableau N°3

Pour simplifier les choses retenons que les facteurs travail et capital mis ensemble nous donnent la croissance extensive et que le résidu à partir duquel nous saisissons le progrès technique représente la croissance intensive. Il ressort de ce tableau les faits suivants :

concernant le facteur travail, il a soutenu la croissance de l'activité économique à hauteur de 44.1% durant la première sous-période mais a vu sa part être diminuée très sensiblement pendant la période suivante pour tomber à 17%, bien qu'il y a eu des fortes performances économiques de la part du gouvernement en cette période, cette diminution sensible s'explique par le fait que cette forte croissance économique en cette période a été soutenu par les nouveaux investissements dans la branche de l'extraction minière qui demande plus de l'équipement que de la main d'oeuvre.

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Quant au facteur capital, sa croissance a presque doublé de la première à la deuxième sous-période, passant de 22 à 44%, cette croissance qui a soutenu l'augmentation du PIB durant la deuxième sous-période est imputable à la vigueur des industries extractives. Et en général comme nous le voyons dans le tableau ci-haut, 70.31% de l'augmentation du PIB réel observé en RDC sont imputable à la croissance extensive durant la première sous-période et que 61% les sont en deuxième sous-période.

Dans l'ensemble de la période sous étude, la croissance extensive a été à la base de l'augmentation du PIB réel à hauteur de 65,66% en moyenne et que la croissance intensive l'a été qu'à hauteur de 34,35%. Cette très faible part de la croissance intensive est du fait que la grande partie du pays n'a pas accès aux nouvelles innovations et technologies.

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