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Exposition aux risques morpho-hydrologiques dans deux secteurs périurbains de la ville de Yaoundé. Cas des monts Akok-Ndoué et Mvog-betsi au sud-ouest de la ville.

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par Georges Ghislain FOFACK MUJIA
UNIVERSITÉ DE YAOUNDÉ  - Master 2016
  

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III. DISCUSSIONS AUTOUR DE LA PERTINENCE DE LA GESTION ET DE LA PRÉVENTION DES RISQUES

Il faut le dire ici, malgré la multiplicité des textes législatifs et réglementaires qui entourent, la gestion et la prévention des risques de façon générale au Cameroun et plus spécifiquement dans la zone à l'étude qui administrativement se situe dans la commune d'arrondissement de Yaoundé 6ème, il apparait au terme de notre recherche que cette gestion ou alors la prévention des risques de mouvements de terrain et d'inondations est loin d'être efficace. La récurrence des inondations dans la zone en saison des pluies, soulève en permanence, le débat sur l'applicabilité et l'application des textes législatifs et réglementaires.

III.1. Le laxisme dans l'application des textes législatifs et réglementaires

L'une des tares qui contribuent à l'exposition croissante des populations aux risques d'inondations et mouvements de terrain la zone à l'étude, demeure le laxisme dans l'application au niveau communal des textes législatifs et réglementaires. Dans la mesure où plusieurs textes légiférant l'urbanisme et en particulier la constructibilité des sites ont été mis en place. Toutefois, il faut le préciser qu'ils ne sont guère appliqués dans la zone. Ceci à cause du laxisme de l'autorité communal dans bien de cas. La photo 3 illustre ce cas de figure. On aperçoit une bâtisse, premièrement sur un site collinaire à risques, qui est marqué de l'inscription « A démolir ». Inscription qui a été porté le 16/12/2010 mais malheureusement, cette décision de démolition n'a jamais été exécuté, pour des raisons que nous ignorons jusqu'ici. De plus, la construction sur de sites à risques, requiert selon la loi d'urbanisme de 2004, des autorisations spéciales, et doit être précédée des études géotechniques spécifiques mais surtout doit respecter des règles précises en termes de matériaux de construction. Ce qui n'est le cas de la bâtisse sur la photo. Ce constat est légion dans la zone. Cela traduit ainsi d'un côté la complaisance de l'autorité communale et la difficulté d'application des textes législatifs dans la zone, qui est un front important d'urbanisation de la ville de Yaoundé.

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Sur la photo A, on a en arrière plan des versants complètement humanisés au quartiers Mvog-Betsi et Mewoulou (Versants du mont Mvog-Betsi). Ce sont uniquement les affleurements rocheux qui sont épargnés par les constructions à cause de l'impossibilité d'y implanter les habitations. Sur la photo B, les constructions humaines s'étendent jusqu'à plus de 850 m d'altitude sur le mont Akok-Ndoué. On s'aperçoit également que c'est l'affleurement rocheux situé en arrière plan qui a stoppé la progression anarchique des habitations sur le versnt Sud-est . En outre ces espaces, faisant partie du domaine classé d'utilité publique par le GUY et zones à risques par la loi d'urbanisme de 2004, sont pris d'assaut par les installations humaines au détriment des lois et des mesures municipales.La couverture forestière a cependant presque totalement disparue.

A

Affleurements rocheux au mont Mvog-Betsi

B

Affleurement rocheux sur le versant Sud-est du mont Akok-Ndoué

Planche photo 9: Forte anthropisation des versants des monts Akok-Ndoué et Mvog-Betsi (Clichés Fofack Mujia Georges, Août 2012 et Juillet 2013)

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Sur cette photo, on aperçoit une bâtisse au quartier Mewoulou II, qui porte une inscription de la commune d'arrondissement de Yaoundé 6e suivante « CAY 6e A démolir 16.12.2010 ». Le 30 juillet 2013, date de notre passage dans cette zone au cours de nos investigations de terrain, Cette case n'avait pas encore été détruite, pas sûr qu'elle le sera un jour. Cette situation qui s'observe dans bien de cas, justifie de la passivité de la collectivité territoriale décentralisée en charge de cette zone. Selon les dires du propriétaire, cette inscription a été mise pour « défaut de permis de bâtir » or la bâtisse se trouve à plus de 800m d'altitude, logiquement une zone à risques, qui est située dans le domaine déclaré d'utilité publique de la CUY.

Photo 3 : Illustration du non-respect des décisions de la commune de Yaoundé 6e (Cliché Fofack Georges, Juillet 2013)

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"Aux âmes bien nées, la valeur n'attend point le nombre des années"   Corneille