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Gouvernance -ide cas des pays mena.

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par MHADHBI FATMA
faculté de science économique et de gestion de Nabeul  - MASTER DE RECHERCHE en économie des affaires 2015
  

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Introduction générale

Qu'est-ce que la gouvernance ? Nouveau mode de gouvernement, ou bien une forme avancée de gestion.

Depuis le début des années 90, les débats d'ampleur internationale sont consacrés à la gouvernance. La notion fut défini pour la première fois dans le rapport de la Banque mondiale 1992 intitulé «Governance and development »qui traduit la gouvernance comme étant l'exercice de l'autorité économique administrative et politique afin de manipuler les affaires d'un pays à tous les niveaux.

Dans un autre champ, il est obligatoire de présenter le cadre théorique dans lequel nous allons mener notre étude. Notre thème central « gouvernance » s'inscrit dans le cadre de la théorie des contrats, également la théorie d'agence de Jensen et Meckling (1976) et la théorie de coût de transaction de Williamson (1979). Nous avons également eu recours à l'approche institutionnelle (la Nouvelle Théorie Institutionnelle) de North (1990) afin de comprendre le fonctionnement du système institutionnelle.

Le concept de gouvernance fait par ailleurs son apparition dans un autre champ, celui des relations internationales. Le terme de « good governance » est usité par les bailleurs de fonds pour définir les critères d'une bonne gestion publique dans les pays obéissants à des plans d'ajustement structurel(PAS)1(*). Les institutions de prêt internationaux préconisent par le biais de cette conception des réformes institutionnelles nécessaires pour le succès de leurs programmes économiques. D'autre part, ce terme aurait décliné à l'univers organisationnel pour aviser l'entreprise comme un alternatif de coordination et de partenariat différent du marché.

Au cours de dernières années, l'amplification de la notion de gouvernance en cohérence avec l'investissement direct étranger, occupe une place notable dans les débats économiques.

Dans un contexte mondial de plus en plus intégré les investissements directs étrangers (IDE) demeurent « un élément clef de la nouvelle mondialisation2(*) ». Cette vision globale incite les firmes à organiser ses activités dans un univers international. Pour mener bien l'analyse théorique liée aux déterminants des IDE et au choix de localisation des FMN nous avons fait recours à un recueil théorique abondant à savoir : les théories du commerce international( les anciennes théories du commerce international et la nouvelle Théorie du Commerce International (NTCI)), théorie de l'imperfection du marché et de l'oligopole de Hymer (1960), La théorie néo-technologique de cycle de vie (Vernon ,1966), La théorie de l'internalisation et la théorie de Dunning (Paradigme OLI, 1977) et plus récemment l'économie géographique initiée par Krugman (1991).

L'importance croissante des investissements directs a aussi éveillé l'intérêt des économistes, des gouvernements, des politiciens de tenir compte les facteurs susceptibles de favoriser l'attraction de ces flux. La littérature sur l'IDE propose une large gamme des divers facteurs tant économique (taille de marché, disponibilité des ressources humaines et naturelle qualité de l'infrastructure , coûts salariaux coûts de transport ect) , politique (incitation fiscale ect) qu'institutionnels (cadre juridique et réglementaire fiable) susceptibles de justifier le volume des flux d'IDE et le choix de la localisation des firmes multinationales (Lipsey, 1999; Truman et Emmert, 1999 ; Love et Lage-Hidalgo, 2000 ; Charkrabarti, 2001 ; Obwona, 2001; Kamaly, 2003 ; Lim, 2005, Bloningen, 2005 ;Alaya et al, 2007).

La question des conditions de l'attractivité des investissements directs étrangers (IDE) occupe une importance remarquable à la raison de ces opportunités offertes aussi bien pour les pays développés (Ferrara et Henriot, 2004) que pour les pays en développement. Ce fléau désormais une unité de développement économique pour les pays. Il est considérer comme un aqueduc par lequel certains pays d'accueil développent leurs technologies et rattrapent leur retard technologique. L'IDE prend dans ses dimensions plusieurs aspects tels que le transfert technologique, l'externalité de savoir, l'effet d'entrainement, développement de l'appareil productif, les gains d'efficience et l'entrée de nouvelles opportunités de marché. Leur développement joue un rôle singulier dans la stimulation de la croissance économique dans les pays d'accueil. Par ailleurs, les firmes multinationales (FMN) peuvent avoir des conséquences positives sur les économies d'accueil à savoir avec l'amélioration de la compétitive et la productivité des entreprises domestiques pour faire face à la concurrence étranger, la mobilité de la main d'oeuvre (Blomstrom et al. 1994; Borensztein et al. 1998; Lipsey, 2000; Li et Liu, 2005).leurs structures d'implantation sont définies en fonction d'intérêts propres générant de nouvelles règles du jeu ayant effets sur leur pays d'origine et les pays d'accueil.

Suite à l'importance de l'IDE, les pays d'accueil n'ont cessé de créer un environnement favorable pour attirer des IDE à partir d'une meilleure amélioration de ses déterminants. Selon CNUCED (2013), les flux entrants des IDE dans les pays développés sont toujours plus grands que ceux dans les autres catégories des pays. Ainsi, les pays développés (1.322795 MD) occupent la première place par rapport aux pays en développement (591161 MD) en 2007. En revanche, après 2012 nous constatons que les pays en développements sont plus avancés au niveau des quantités des flux entrants des investissements directs à l'étranger par rapport à ceux développés

Pour le cas des pays MENA les flux entrants d'investissement direct étranger ont reconnus une diminution de 60% entre 2010 et 2011, avec des différences importantes entre les pays. Selon la CNUCED (2012) cette chute s'explique par la baisse constatée en Afrique du nord, en particulier les flux vers l'Egypte et la Libye, qui ce sont arrêtés en raison de leur situation politique instable.

De ce fait, comme étant des pays en développement les pays MENA ont essayé de changer leur politique économique en adoptant des politiques et stratégies plus favorables au marché et des économies plus ouvertes et plus libérales. Toutefois, la mauvaise qualité de la gouvernance, tant au niveau des secteurs publiques que privés en raison de la faible qualité institutionnelle. En effet, l'instabilité politique, les insurrections et les conflits tribaux rendre le marché des pays MENA un marché à haut risque pour les investisseurs tant étrangers que pour «les diasporas».De nombreux pays, arabes comme Lebanon, et l'Iraq , plus récemment la Tunisie, la Lybie, la Syrie, L'Egypte, et Yémen, ont connu des conflits armés et des troubles politiques et certains étaient sous les dictatures militaires. La loi a été écartée et les politiques économiques étaient complètement imprévisibles. La corruption est devenue endémique et les atteintes aux droits humains étaient répandues. Ces climats sont risqués et impropres à l'investissement étranger.

La décision d'investir dans un pays peut être motivée par plusieurs facteurs. L'objectif de notre recherche est d'évaluer l'impact de la gouvernance institutionnelle à travers ses différents indicateurs sur les investissements directs étrangers et l'incidence de ces derniers sur l'économie des pays arabes durant la période 2002-2012. La question étant de savoir

: « Quel est l'impact de la gouvernance sur l'attractivité des investissements directs étrangers dans les pays MENA? ».

Notre mémoire de recherche est structuré autour de quatre chapitres divergents. Dans les deux premiers chapitres nous avons dressé notre cadre théorique de différentes notions. Dans le troisième chapitre nous avons essayé de présenter une revue de littérature empirique focalisée sur la relation gouvernance -IDE. Le dernier chapitre présente une étude empirique.

Etant donné le vaste champ théorique dans lequel le concept de gouvernance est pratiqué, il est utile de proposer le cadre conceptuel dans lequel s'inscrit cette étude. C'est ainsi que le chapitre I est consacrés à l'identification de la gouvernance. La première section de ce chapitre présente .origine, signification, cadre théorique, et les différents types de cette notion. La deuxième section vise à identifier les principes de la bonne gouvernance. La dernière section met en lumière les principaux indicateurs pour apprécier cette notion.

Dans le deuxième chapitre nous nous intéressons à exposer les concepts fondamentaux de notre étude sur les investissements directs étrangers (IDE). La première section est consacré, à la mise place de notre cadre théorique en présentant les différentes théories Hymer 1960 ; Vernon 1966 et 1979 ; Dunning 1979,... krugman 1991,...etc.) , auxquelles nous avons eu recours pour justifier le choix de localisation des l'investissement directs étrangers et des firmes multinationales. La deuxième section vise à identifier les déterminants d'attractivité des investissements directs étrangers (économiques, politiques, institutionnels).Enfin la troisième section présente une littérature concise sur les impacts des IDE sur les économies d'accueil.

Dans le troisième chapitre, nous nous focalisons sur la question de la relation entre la gouvernance -IDE à travers une revue de littérature empirique et théorique. Ce chapitre contient trois sections : la première section met en évidence les différents élaborés dans la littérature empiriques sur les déterminants des investissements directs étrangers (revue de la littérature).La deuxième section aura pour objectif d'étudier la relation entre la gouvernance -IDE à travers une revue de littérature empirique et théorique. La troisième section donne un aperçu sur la qualité de la gouvernance et l'évolution des investissements directs étrangers dans les pays MENA.

Le dernier chapitre, nous allons tester empiriquement les données de cette étude sur un échantillon de 13 pays dans les pays MENA. Ce chapitre contient trois sections : la première section concernera la présentation du modèle et définitions des variables. La deuxième section exposera l'estimation de modèle et les différents tests économétriques. Enfin, une troisième section sera consacrée à l'analyse des résultats des modèles estimés tout en dégageant les facteurs explicatifs agissant positivement ou négativement sur l'entrée des flux d'IDE.

La conclusion générale fait l'objet d'une évocation des objectifs de notre mémoire de recherche ainsi que d'une mise en perspective de nos différents apports théoriques et pratiques.

* 1 Le FMI définit les PAS comme étant une « politique d'ajustement accompagnée de réformes structurelles visant à améliorer durablement la position des paiements extérieurs d'un pays et à accroître les capacités de l'économie sur le plan de l'offre en éliminant les rigidités et les déséquilibres structurels. Ces réformes peuvent prévoir la libéralisation du régime de commerce, de l'investissement et d'une politique agricole protectionniste et la suppression du contrôle des changes et des prix et comprendre une réforme de la fiscalité ».

* 2 Stiglitz, J. E. (2002), «La grande désillusion», Editions Fayard, p. 101

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