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Impact socio-économique des catastrophes naturelles. Cas des inondations du 1er septembre 2009 au Burkina Faso.

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par Aida Myriam Bari Sankara
Université Saint Thomas dà¢â‚¬â„¢aquin - Maitrise en sciences economiques 2013
  

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CHAPITRE II : SITUATION NATIONALE DES INONDATIONS

A cause de sa sérieuse difficulté à s'adapter à sa croissance démographique, la vulnérabilité de la ville de Ouagadougou face au risque d'inondation est grandissante. En effet, la catastrophe survient le plus souvent, à cause d'une vulnérabilité grandissante ; les pertes humaines et les ruines qui s'en suivent sont la conséquence de la négligence des hommes, et de leurs capacités à y faire face. Ainsi, les inondations sont plus dramatiques quand elles surviennent dans une zone fortement urbanisée (Sandrine, 2010).

I- Présentation et analyse de l'évolution des inondations au Burkina Faso

Les inondations constituent la principale catastrophe naturelle à laquelle les autorités burkinabè font face chaque année. Au cours des vingt dernières années, notamment en 1988, 1992, 1994,1999, 2004, 2006, 2007, 2009, 2010, 2012 et 2013, certaines localités du pays ont été sévèrement affectées. A titre illustratif, les pertes en productions agricoles dues aux inondations des champs cultivés ont été estimées à 1.803.000.000 FCFA en 1992 et à 63.937.680 000 FCFA en 1994. Par ailleurs le coût de la réfection des barrages endommagés en 1994, a été évalué à 192.776.576 FCFA (Projet de gestion intégrée des ressources en eau, 2000). L'analyse des chiffres de la base de données du Conseil National de Secours d'Urgence et de Réhabilitation (CONASUR), montre la récurrence du phénomène des inondations au Burkina Faso ainsi que leurs conséquences en termes de pertes et dommages économiques. L'on peut estimer que les inondations de 2007, de 2009 et de 2010 ont été les plus importantes ces dix dernières années.

Au cours de la saison hivernale 2007, des pluies diluviennes survenues dans le pays ont occasionné des inondations aux conséquences catastrophiques par endroits. Selon les études réalisées en 2008 par Hugues HANGNON, il est tombé le 26 Aout 2007, à Ouagadougou 127,7 mm en une durée de 330 minutes, soit une intensité moyenne de 0,39 mm/min. Des dégâts importants ont été enregistrés dans certaines zones. Ils ont affectés aussi bien des personnes physiques, des infrastructures que des systèmes de production. Soixante (60) pertes en vies humaines et soixante-seize (76) blessés liés directement ou indirectement aux conséquences des inondations ont été enregistrées. Le nombre de maisons d'habitation écroulées s'élève à plus de 18 150, les greniers écroulés et emportés, sont estimés à plus de 2 080 et contenaient des vivres (provisions familiales, constituées essentiellement de céréales). Toutes les treize (13) régions du pays ont été touchées par ces inondations. Le 1er

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BARI SANKARA Aida Année Académique 2012- 2013

Septembre 2009, une très forte pluie s'est abattue sur presque tout le territoire du Burkina Faso. La pluie qui a débuté aux environs de 5 heures du matin n'a diminué d'intensité qu'autour de treize heures, et 263, 4 mm de pluies sont tombés en l'espace uniquement de 12 heures de temps dans la ville de Ouagadougou. Au regard de la moyenne pluviométrique annuelle qui est d'environ 800 à 900 mm (de 1902 à 2008), les quantités d'eau tombées le 1er septembre 2009, représentent approximativement le tiers du cumul saisonnier. Sur les 13 régions que compte le pays, 11 ont été affectées et le total des provinces touchées se chiffre à 45. Les régions du centre et du plateau central ont été les plus touchées et particulièrement la capitale Ouagadougou comme l'illustre la figure 2. Le bilan humain fait état de 150.000 personnes affectées dans tout le pays. Pour ce qui concerne la commune de Ouagadougou, 24 489 maisons d'habitations se sont écroulés pour une valeur estimée à 13 224 060 000 FCFA. 67,08% de ces logements se trouvent en zones non loties et 32,92% en zones loties ».

Figure 2 : Les dégats causées par les inondations du 31 Août au 1er septembre 2009 dans la ville de Ouagadougou

photo Traoré (2009) photo Traoré (2009)

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Photo Bagagnan (2009) photo Bamogo (2009)

Photo Bamogo (2009) photo Bagagnan (2009)

Selon les études hydrologiques antérieures (dans les années 1980), il pleuvait en 30 mn, 31 mm de pluie journalière tous les ans, 42 mm tous les 5 ans et 68 mm tous les 20 ans (Le Barbé 1982, CIEH, 1984, cité par Hingray). En 1991 pour le mois de mai, l'intensité la plus forte a été de 105,2 mm/H (Kaboré, 2008). Ces résultats ont amené le Conseil National de Secours d'Urgence et de Réhabilitation (CONASUR) à conclure que des inondations peuvent être observées lorsqu'on a des pluies de plus de 60 mm tombant en un temps réduit.

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