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Impact socio-économique des catastrophes naturelles. Cas des inondations du 1er septembre 2009 au Burkina Faso.

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par Aida Myriam Bari Sankara
Université Saint Thomas dà¢â‚¬â„¢aquin - Maitrise en sciences economiques 2013
  

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2.3.2. Les dommages subis lors de l'inondation (perçus par les enquêtés)

Il ressort de notre analyse que les dommages subis lors de l'inondation sont variés et à des degrés divers. Les enquêtés des arrondissements de Bogodogo et de Boulmiougou semblent avoir été les plus touchés par les différents types de dommages. Les ménages qui ont déclaré avoir enregistré le plus de pertes en vie humaines sont ceux de Bogodogo et de Boulmiougou selon respectivement 6% et 9%.

Sur les cinq arrondissements, les sinistrés de l'arrondissement de Bogodogo ont Dans chacun des 5 arrondissements d'enquêtes, la perte de logement a été subie par au moins 97% des enquêtés.

Tableau 7 : Répartition des dommages subis selon l'arrondissement de provenance(%)

Arrondissement
d'enquête

Pourcentage de répondants :

Décès

Blessés

Perte de
vivres

Perte
d'animaux

Perte de
logement

Perte
d'emploi

Perte de
matériels

Bogodogo

6

21

70

61

97

54

97

Boulmiougou

9

26

58

37

100

28

95

Baskuy

0

20

60

80

100

20

100

Nongr-maasom

0

0

56

56

100

44

89

Sig-Nonghin

0

0

40

10

100

40

80

Source : Données de l'enquête terrain, 2014

Page51

BARI SANKARA Aida Année Académique 2012- 2013

2.3.3. Impact de l'inondation sur le revenu et les moyens de subsistance des ménages

Les conditions de vie des ménages affectés se sont fortement dégradées suite à l'inondation. Déjà vulnérables en temps normal, les enquêtes menées dans la zone ont révélé que les ménages affectés vivent dans une situation plus précaire après l'inondation. En effet, l'analyse de leurs stratégies à court terme face aux principaux problèmes engendrés par l'inondation révèle la précarité de la situation post-inondation. Aux termes de nos investigations, il ressort que certains ménages sinistrés ont dû renoncer de façon temporaire ou permanente à certains besoins vitaux, en moyenne sur ceux qui ont déclaré avoir mis en place une stratégie à court terme, 51% des ménages interrogés affirment avoir eu recours à un emprunt pour satisfaire leurs besoins vitaux. 19% ont déclaré avoir réduit le nombre de repas journaliers, 14% des ménages ont déclaré avoir vendu leurs biens personnels pour faire face aux besoins quotidiens de leurs familles, 10% des ménages ont dû retirer leurs enfants de l'école. Dans les arrondissements de Sig-Nonghin et de Nongr-maasom, les ménages ont plus été contraints à réduire le nombre de repas quotidiens selon respectivement 71% et 57% des répondants de ces arrondissements.

Tableau 8 : Répartition des ménages sinistrés selon le principal recours utilisé pour faire face aux besoins à court terme

Arrondissement d'enquête

Pourcentage de répondants :

Total

emprunt

Retrait des
enfants de
l'école

vente de
biens
personnels

Réduction du
nombre de repas
journaliers

autre

Bogodogo

54

11

15

15

4

100

Boulmiougou

60

13

17

3

7

100

Baskuy

100

0

0

0

0

100

Nongr-maasom

14

0

14

57

14

100

Sig-Nonghin

29

0

0

71

0

100

Total

51

10

14

19

6

100

Source : Données de l'enquête terrain, 2014

L'inondation du 1

er

septembre, en touchant les deux maillons clés pourvoyeurs d'emplois et

de revenus (l'agriculture et le secteur informel) à la majeure partie de la population, a causé la perte des principales sources de revenus de plusieurs ménages. La plupart des personnes ayant perdu leurs moyens de subsistance exerçaient leur activité au sein du ménage si bien que la destruction de l'habitat a affecté en général ces mêmes moyens de subsistance. Certains ménages avaient gardé des biens

Page52

BARI SANKARA Aida Année Académique 2012- 2013

numéraires dans leur domicile qu'ils ont perdu dans les eaux. Ces ménages exerçaient au niveau du secteur informel notamment le commerce.

Les ménages agricoles et éleveurs affectés par l'inondation ont dû se rabattre sur de petites activités commerciales de survie comme le petit commerce de volailles, de produits de premières nécessité, qui peuvent juste assurer leur moyen de survie journalier. A l'issu de l'enquête, 53% des répondants qui affirment que leurs principales sources de revenus a changé déclarent s'être rabattu sur la vente du sable (la charretée est vendu à 750 FCFA) ou sur le manoeuvrage qui leur permettent juste de survivre (pendant une Journée), 19% exercent un petit commerce de marchandises, 15% se consacrent à la creusé des fosses. Cinq ans après l'inondation, la majeure partie des sinistrés n'ont pas encore pu reconstituer leur niveau de revenus d'antan.

A la suite de notre enquête, il en résulte que des difficultés demeurent toujours compte tenu du relogement des sinistrés sur la trame d'accueil de yagma. Cependant, l'accès à l'eau potable est la principale difficulté à laquelle font face les sinistrés issus des cinq arrondissements de la ville de Ouagadougou. 35% des ménages enquêtés font cas de cela. Les sources d'eau sont peu nombreuses et éloignés, en plus elles sont source de maladies telles que les diarrhées fréquentes auxquelles sont confrontés les consommateurs à cause de la qualité douteuse de cette eau (eau non potable). 29% des ménages enquêtés affirment être confrontés à des difficultés d'accès à un emploi rémunérateur dû à l'insuffisance d'infrastructures socio-économiques sur le site. 16% des ménages déclarent être plus pénalisés par l'éloignement de la ville et par le mauvais état des routes de liaison à la ville, qui ne leur permet pas de mener à bien leurs activités commerciales. 10% des ménages déclarent souffrir encore de la délocalisation sociale due à la migration. L'insécurité grandissante causée par le nombre élevé de chômeurs sur le site reste une préoccupation majeure pour certains ménages (6% des ménages sont de cet avis). 4% des chefs de ménages enquêtés, estiment que la difficulté majeure réside dans l'absence d'un marché sur le site ou dans l'absence d'électricité. Nous remarquons aussi que, particulièrement les sinistrés des arrondissements de Nongr-maasom et de Sig-Nonghin semblent être plus préoccupés par les difficultés d'accès à un emploi (respectivement 56% et 50%).

PPge53

BARI SANKARA Aida Année Académique 2012- 2013

Tableau 9: Répartition des difficultés rencontrées selon l'arrondissement de provenance des sinistrés

Arrondissement d'enquête

Pourcentage de répondants

Total

Eloignement de la ville

Difficultés
d'accès à
un emploi

Difficultés
d'accès à
l'eau
potable

Délocalisation sociale

Insécurité

Autres

Bogodogo

21

24

27

18

3

6

100

Boulmiougou

16

21

39

7

12

5

100

Baskuy

20

40

40

0

0

0

100

Nongr-maasom

0

56

44

0

0

0

100

Sig-Nonghin

10

50

30

10

0

0

100

Total

16

29

35

10

6

4

100

Source: Données de l'enquête terrain, 2014

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