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Impact socio-économique des catastrophes naturelles. Cas des inondations du 1er septembre 2009 au Burkina Faso.

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par Aida Myriam Bari Sankara
Université Saint Thomas dà¢â‚¬â„¢aquin - Maitrise en sciences economiques 2013
  

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1.2. Catastrophes naturelles et développement

Les recherches sur les économies des Caraïbes ou d'Amérique Latine sujettes aux catastrophes naturelles entre 1970 et 1999 font apparaître que les catastrophes sont suivies d'un déclin substantiel de la production et de l'investissement, d'un recul modéré de la croissance, de la consommation et d'une détérioration du compte courant de la balance des paiements.7

Une catastrophe peut être envisagée comme l'antipode d'un projet d'investissement8. Les projets, dont les résultats prennent souvent une forme concrète, supposent de prendre des décisions sur l'utilisation des ressources en ayant pour objectif d'accroître, de maintenir ou d'améliorer la production de biens ou la fourniture de services. Les trois paramètres de base d'un projet d'investissement sont le montant de l'investissement initial, la durée de vie du projet et le flux de coûts et bénéfices générés par le projet sur toute la durée de son exécution. La viabilité d'un projet sera évaluée, en termes économiques, en comparant les coûts et les bénéfices. Les catastrophes, en revanche, causent des dommages aux biens (elles peuvent être assimilées à des "désinvestissements") et affectent la production des biens et des services tant en termes de disponibilité que d'efficience de la production. Les phénomènes naturels, tels que les tremblements de terre, les tempêtes et les inondations, ne produisent pas que des effets immédiatement visibles. Ils provoquent aussi des effets post-catastrophe pouvant évoluer lentement ou apparaître au bout d'un certain temps : destruction de cultures par des parasites générés par l'évènement, ou pénurie de produits essentiels plusieurs mois après la survenue de la catastrophe.

En termes simplifiés, on peut dire qu'une catastrophe affecte les biens (dommages directs), les flux de production des biens et services (pertes indirectes) et la performance des principaux agrégats macroéconomiques du pays (effets macroéconomiques). Par convention les termes "dommage" ou "perte" sont utilisés, mais les catastrophes peuvent aussi induire des effets positifs. Selon le CEPALC, les dommages directs se produisent pendant la catastrophe ou dans les toutes premières heures qui suivent. Les pertes indirectes et des effets macroéconomiques sont susceptibles de se faire sentir sur des périodes allant jusqu'à cinq années, variant en fonction de l'amplitude de la catastrophe. Les

7Centre de développement de l'OCDE (2010) 8 CEPALC (2004)

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BARI SANKARA Aida Année Académique 2012- 2013

dommages directs peuvent frapper sur une longue période et se manifester plusieurs fois de suite dans le cas d'évènements de longue durée évoluant lentement, et ce, malgré la réparation initiale des infrastructures endommagées, si elles sont à nouveau touchées : par exemple, des ponts détruits par des inondations récurrentes. Les pertes seront cependant dans ce cas, généralement indirectes, résultant de l'impact par l'interruption des flux économiques.

Les pertes de récoltes futures dues aux inondations ou aux sécheresses prolongées constituent aussi des exemples d'effets indirects. De même que les pertes de production industrielle dues aux dommages subis par les usines ou à une pénurie de matières premières et les coûts de transport accrus, dans la mesure où le fait de devoir utiliser des itinéraires différents ou d'autres moyens de communication suppose de recourir à des options plus coûteuses, plus lentes et de moins bonne qualité. Il s'agit de pertes indirectes pour le secteur concerné qui seront ultérieurement aussi comptabilisées comme des effets macroéconomiques. Comme le montre la Commission Economique pour l'Amérique Latine et les Caraïbes (CEPALC), dans son « manuel d'évaluation des effets socioéconomiques des catastrophes naturelles paru en 2004, les catastrophes naturelles produisent aussi certains effets indirects majeurs qu'il peut être difficile d'identifier et impossible à quantifier. Ces effets induisent des dommages (ou bénéfices) "intangibles" : souffrance humaine, insécurité, sentiment de fierté ou désaveu de la manière dont les autorités ont réagi face aux impacts de la catastrophe, solidarité, participation généreuse, impact sur la sécurité nationale et bien d'autres facteurs similaires ayant un impact sur le bien-être et la qualité de vie des populations. Selon ce même manuel, les effets positifs des catastrophes naturelles sont à prendre en compte. Les catastrophes naturelles peuvent être source de gain en taux de croissance occasionné par les activités de reconstruction temporaire et par la hausse des recettes d'importations à court terme.

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