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Prevention des blessures du membre superieur chez les handibasketteurs de Cotonou


par Sourou Oluwatchéun Aliou OHOUKO
Institut national de la jeunesse, de l'éducation physique et du sport  - Master professionnel  2019
  

sommaire suivant

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Université d'Abomey-Calavi (UAC)

Institut National de la Jeunesse, de
l'Education Physique et du Sport
(INJEPS)

MEMOIRE

Pour l'obtention du Master Professionnel

En Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives (STAPS) OPTION: Education Physique et Sportive (EPS)

PREVENTION DES BLESSURES DU

MEMBRE SUPERIEUR CHEZ LES

HANDIBASKETTEURS DE COTONOU

Présenté par :

OHOUKO Sourou Oluwatchéun Aliou

Sous la direction de :

Dr KORA ZAKI YAROU Salifou Enseignant chercheur à l'INJEPS

Sous la supervision de :

Pr LAWANI Mohamed Mansourou

Professeur Titulaire des Universités du CAMES

Juillet 2019

Université d'Abomey-Calavi (UAC)

Institut National de la Jeunesse, de
l'Education Physique et du Sport
(INJEPS)

MEMOIRE

Pour l'obtention du Master Professionnel

En Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives (STAPS) OPTION: Education Physique et Sportive (EPS)

PREVENTION DES BLESSURES DU

MEMBRE SUPERIEUR CHEZ LES

HANDIBASKETTEURS DE COTONOU

Présenté par :

OHOUKO Sourou Oluwatchéun Aliou

Sous la direction de :

Dr KORA ZAKI YAROU Salifou Enseignant chercheur à l'INJEPS

Sous la supervision de :

Pr LAWANI Mohamed Mansourou

Professeur Titulaire des Universités du CAMES

Juillet 2019

Réalisé par OHOUKO Sourou Oluwatchéun Aliou i

Prévention des blessures du membre supérieur chez les handibasketteurs de Cotonou

DEDICACE

A mon très cher papa Séidou OHOUKO et ma très chère maman Gilberte CANFON, qui m'ont donné l'amour du travail bien fait. Vos encouragements et vos soutiens dans les moments difficiles m'ont donné la force nécessaire pour affronter les diverses difficultés rencontrées tout au long de ma formation professionnelle. Je voudrais par ce mémoire, vous présenter ma profonde gratitude et ma reconnaissance. Puisse le Seigneur vous combler de Ses Grâces.

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REMERCIEMENTS

V' Au Professeur LAWANI Mohamed Mansourou, Professeur Titulaire, pour votre aide, vos conseils relatifs à l'orientation de cette recherche. Infiniment merci.

V' Au Docteur KORA ZAKI YAROU Salifou, mon directeur de mémoire, pour son implication dans ce travail, pour m'avoir suivi tout au long de cet écrit et de m'avoir soufflé quelques bons conseils, pour votre patience et votre disponibilité, veuillez trouver ici mes sincères remerciements.

V' Aux enseignants de l'INJEPS pour m'avoir donné un savoir et m'avoir épaulé tout au long de mon cursus universitaire.

V' Aux Doctorants HOUETO Gratien, YACOUBOU Sawab pour votre chaleureux accueil au sein du Laboratoire et vos conseils relatifs à l'orientation de ce travail.

V' Merci aux entraineurs et aux joueurs du club Lion Handisport de Cotonou qui ont participé à cette étude. Sans votre participation, ces travaux n'existeraient pas.

V' A mon tuteur Pierre VIDJOGNI et ma tutrice Ingrid ALIGNON, que ce document soit pour vous le gage de mon attachement et de ma profonde affection. Que le tout puissant vous accorde sa grâce et une longue vie pour que vous bénéficiez des sacrifices consentis.

V' A tous mes oncles paternels et maternels, à tous mes frères et soeurs pour leurs soutiens durant tout mon cursus scolaire.

V' A tous mes collègues du MASTER 2 STAPS qui m'ont accompagné tout au long de la réalisation de ce travail en particulier AL-Farydh, Joël et Norbert.

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SOMMAIRE

Sigles et abréviations... ... ...

... ... ... ... ... ... iv

Liste des tableaux... ... ... ... ... ... ... ... ... v

Liste des figures... ... Liste des photos... ...

... ... ... ... ... ... ... ... vi

... ... ... ... ... ... ... ... vii

INTRODUCTION... ... ... ... ... ... ... ... ... 1

CHAPITRE I: Revue de littérature... ... ... ... ... ... ... 4

CHAPITRE II : Hypothèse et objectifs... ... ... ... ... ... ... 27

CHAPITRE III : Matériels et méthodes... ... ... ... ... ... ... 29

CHAPITRE IV: Résultats... ... ... ... ... ... ... ... 32

CHAPITRE V: Discussion ... ... ... ... ... ... ... ... 37

SUGGESTION ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... 42

CONCLUSION ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... 44

REFERENCES ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... 46

ANNEXE... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... A

TABLE DES MATIERES... ... ... ... ... ... ... ... 53

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SIGLES ET ABREVIATIONS

APSA : Activités Physique Sportives Adaptés APS : Activités Physiques et Sportives

FIBA : Fédération Internationale de Basketball ACSM : American College of Sports Medicine

FRM : Fauteuil Roulant Manuel

INJEPS : Institut National de la Jeunesse, de l'Education Physique et du Sport

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LISTE DES TABLEAUX

Tableau I: Caractéristiques anthropométriques des joueurs de l'échantillon... ... ...

... 33

Tableau II : Fréquence de blessure chez les joueurs... ... ... ... ... ... ... ... ...

... 33

Tableau III : Sites de blessures chez les joueurs de handibasketball... ... ... ... ...

...34

Tableau IV : Moyens de prévention des risques de blessures... ... ... ... ... ...

... 34

Tableau V: Formes d'étirements utilisées par les handibasketteurs... ... ... ... ...

... 35

Tableau VI : Moments d'utilisation des étirements et durée des différents exercices...

... 35

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LISTE DES FIGURES

Figure 1: Les trois niveaux de contraintes qui interagissent et créent une variabilité

fonctionnelle... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... .... ... ... ... ... ... ... ... ... 9

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LISTE DES PHOTOS

Photo 1: Fauteuil roulant de basketball en fauteuil roulant de point bas... ... ... 11

Photo 2 : Fauteuil roulant de basketball en fauteuil roulant à point élevé... ... ... ... 11 Photo 3 : Fauteuil roulant de rugby en fauteuil roulant de point bas... ... ... ... ... ... 14 Photo 4 : Course en fauteuil roulant de classe T54... ... ... ... ... ... ... ... ... ...18

INTRODUCTION

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Activités Physiques Sportives Adaptées (APSA) à la situation des personnes handicapées, le handisport parait comme un sport à part entière, organisé et institutionnalisé. Il est apparu après la seconde guerre mondiale en Angleterre, dans le cadre de la réhabilitation des blessés de guerre. C'est Ludwig GUTTMAN, neurochirurgien à l'hôpital de Stoke Mandeville qui a eu l'idée de proposer des activités sportives telles que le tir à l'arc et le basketball aux paraplégiques dans le but de les distraire et de les encourager à avoir une activité physique [1]. Il est généralement caractérisé par l'utilisation de matériel adapté qui constitue un moyen de déplacement pour les personnes handicapées et qui est aussi utilisé dans la pratique de plusieurs Activités Physiques et Sportives (APS) comme le basketball.

Le basket-ball en fauteuil roulant (ou basket fauteuil) fut conçu à l'origine comme activité de rééducation destinée aux anciens soldats souffrant de lésions de la moelle épinière au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale. La première rencontre a lieu en 1946 avant que la pratique ne s'étende à différentes catégories d'athlètes en fauteuil roulant. Il fit son apparition en France en 1955 grâce à deux kinésithérapeutes du Centre de Réeducation Motrice de Fontainbleau, Michel Boubée et Alain Bossion. Les premiers joueurs étant ceux de ce centre où l'on pratiquait le handball et qui sera vite abandonné à cause des difficultés à défendre les buts. Les dimensions des terrains, paniers, panneaux sont identiques à celles de la Fédération Internationale de Basketball (FIBA) en 1959. Aujourd'hui, ce sport est pratiqué en compétition par plus de 25 000 personnes dans 90 pays du monde entier. Des milliers d'autres personnes jouent pour le plaisir dans leurs clubs, écoles et universités. Etant une activité physique, elle peut être l'une des clés de la réadaptation des personnes en fauteuil. Elle contribue aussi à atteindre un niveau de vie acceptable [2; 3]. Le handibasketball ajoute à la sollicitation quotidienne des membres supérieurs lors de la propulsion du fauteuil roulant manuel, des contraintes que sont les accélérations et les freinages brutaux qui entrainent un surmenage des membres supérieurs [4].

Au Bénin, les handibasketteurs ne sont pas à l'abri de ces contraintes quand on suit d'une part la qualité des fauteuils utilisés et d'autre part l'inadéquation des infrastructures socio-communautaires à la situation des personnes handicapées. Face à cette situation, la personne handicapée moteur exerce sur les articulations de ses membres supérieurs de nombreuses contraintes lors des activités de la vie quotidienne, de l'entrainement et de la compétition. Les

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risques de blessures inhérents à ces contraintes peuvent être limités à travers un certain nombre d'exercices d'étirements pratiqués au début et à la fin de toute activité physique. S'il est admis que les exercices d'étirements doivent être impliqués dans l'échauffement avant une activité physique et dans la récupération parce qu'ils permettent de prévenir les blessures liées à la pratique sportive (recommandations de la société américaine de médecine du sport) (ACSM) [5], force est de constater qu'au Bénin, les étirements chez les handibasketteurs sont mal conduits. Ainsi, de nombreuses vertus sont attribuées à ces étirements : un gain d'amplitude articulaire, un gain de force et de puissance, une diminution de raideur musculaire, une action sur la prévention des lésions et douleurs musculaires, etc [6]. La douleur ressentie est endormie et le sportif impose alors plus de contraintes au muscle en allant dans des amplitudes inhabituelles. Les étirements passifs augmentent le risque de blessure avant une activité physique. Ils provoquent également des microtraumatismes à l'intérieur des fibres musculaires [7]. A notre connaissance, aucune étude ne s'est intéressée à la prévention des blessures au niveau du membre supérieur chez les personnes handicapées au Bénin. Au regard de ce qui précède, l'on est en droit de se poser les questions suivantes : les encadreurs du club de handibasket disposent-ils d'un programme de prévention des risques de blessures liés à la pratique du handibasketball ? quels sont les types d'exercices d'étirement utilisés pour limiter au maximum ces risques ? Les étirements constituent-ils des moyens de prévention des blessures du membre supérieur ? Pour répondre à ces différentes préoccupations, nous allons dans un premier temps exposer les risques liés à la pratique du handibasketball et dans un second temps montrer l'utilité et la place qu'occupe les exercices d'étirements avant et après une APS comme le handibasketball.. Il s'agira de faire un état des lieux des pratiques d'étirements utilisés par les encadreurs du club de handibasketball et de leur proposer une série d'exercices d'étirements pouvant éviter les risques de blessures chez les joueurs de handibasketball.

Notre travail sera présenté selon le plan suivant : nous allons d'abord faire le point des données existantes sur la thématique à travers la revue de littérature. Cette dernière nous permettra d'émettre l'hypothèse et les objectifs de recherche. Ensuite, la rubrique matériel et méthodes suivra pour énumérer les outils de collecte de données. Enfin, les résultats permettront de faire la discussion de données recueillies par rapport aux travaux antérieurs.

CHAPITRE I

REVUE DE LITTERATURE

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Dans cette revue de littérature, nous allons d'abord, d'une part faire une clarification conceptuelle des notions de membre supérieur, d'étirement, de handibasketball et de handicap moteur et d'autre part expliquer la notion de la théorie des systèmes dynamiques puis exposer les différentes formes d'étirement.

I-Clarification des concepts 1-1-Membre supérieur

Le membre supérieur part de l'épaule qui en fait partie intégrante. Il comprend : l'épaule, le bras, le coude, l'avant-bras, le poignet, le carpe, les métacarpes et les doigts [8].

? L'épaule

L'épaule est constituée de l'humérus dont la tête pivote dans la glène de l'omoplate. La ceinture scapulaire est constituée par la réunion de l'extrémité supérieure de l'humérus, de la clavicule et de l'omoplate. Ce complexe articulaire comporte cinq(5) articulations [8].

? Le bras

Il est constitué de l'humérus sur lequel et autour duquel de nombreux muscles viennent s'insérer : le biceps et le triceps en particulier [8].

? Le coude

Cette articulation est constituée par l'extrémité inférieure de l'humérus qui a une forme de palette et constitue la moitié supérieure de l'articulation du coude. La moitié inférieure est constituée des deux os de l'avant-bras : le cubitus et le radius. De part et d'autre de cette articulation viennent s'insérer des muscles : vers le haut (le biceps et le triceps on l'a vu), et vers le bas (les muscles pronateurs, extenseurs et fléchisseurs) [8].

? L'avant-bras

Le radius est en dehors et le cubitus en dedans. Ces deux os sont reliés entre eux par une membrane. Sur l'avant-bras se trouvent essentiellement les muscles fléchisseurs des doigts [8].

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? Le poignet

Ces deux os se réunissent en bas au niveau du poignet pour former une articulation dans laquelle viennent s'emboîter les os du carpe [8].

? Le carpe, les métacarpes et les doigts

Les 8 os du carpe sont réunis en deux rangées de 4 osselets. C'est ce qui forme le "talon de la main". Chaque osselet de la rangée la plus éloignée est rattaché à un métacarpe lequel se prolongera par un doigt : l'auriculaire, l'annulaire, le medium, et l'index. Seul le pouce s'articule directement par l'intermédiaire de son métacarpe sur un osselet de la première rangée, et qu'on appelle le scaphoïde. L'ensemble des métacarpes forme le dos de la main (pour la face supérieure) et la paume de la main (pour la face inférieure) [8].

1-2- Etirement

Un étirement musculaire est un geste qui permet l'allongement du muscle. Il a été indiqué que les exercices d'étirements sont constitué d'un ensemble de techniques (actives ou passives) visant à allonger un muscle (ou groupe musculaire) et à mobiliser une articulation dans une amplitude extrême par une mise en tension progressive dans la limite des possibilités d'allongement de ce muscle. Ils correspondent plus spécifiquement à un éloignement des points d'insertion du muscle et agissent à la fois sur le muscle et sur le tendon. Ces mêmes exercices d'étirements font partie intégrante de toutes les pratiques sportives quels que soient l'âge et le niveau du pratiquant car ils favorisent l'entretien, l'élasticité du muscle et permettent un geste sportif efficace [9]. Les étirements jouent un rôle capital au cours de l'échauffement (augmentation de la température locale, favorise la mise en route neuromusculaire, etc.), après un effort en phase de retour au calme (restauration des micros lésions liées à l'effort, etc.). On peut distinguer de nombreuses formes d'étirements que l'on peut rassembler en trois types principaux pour la pratique des différentes disciplines sportives: les étirements passifs, actifs et activo-passifs [10].

1-3- Le handibasketball

Le basketball en fauteuil roulant encore appelé handibasket est un sport du programme paralympique conçu à l'origine comme une activité de rééducation destinée aux

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anciens soldats souffrant de lésions de la moelle épinière au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale [1]. Il a été le sport le plus pratiqué dans un premier temps. L'une des particularités de ce sport réside dans la classification des joueurs [11]. Selon leurs capacités fonctionnelles et le niveau de la lésion (médullaire ou de l'amputation), il est attribué un certain nombre de points au joueur (entre1,0 et 4,5) d'où une classification. L'objectif de cette classification est de contribuer à l'égalité des chances entre les joueurs et d'équilibrer le potentiel des équipes.

En plus des équipements classiques, les joueurs doivent se munir d'un fauteuil spécifiques et de sangles permettant de fixer certaines zones du corps au fauteuil selon le niveau et le type de lésion.

1-4- Handicap moteur

Il existe trois types de handicap. Nous avons le handicap physique qui recouvre l'ensemble des troubles pouvant entraîner une atteinte partielle ou totale de la motricité[12], le handicap sensoriel qui regroupe les difficultés liées aux organes sensoriels, avec notamment le handicap visuel[13] ainsi que le handicap auditif[14] et le handicap mental ou intellectuel qui est une difficulté à comprendre et une limitation dans la rapidité des fonctions mentales sur le plan de la compréhension, des connaissances et de la cognition[15].

En partant de la notion de handicap qui se définit comme la limitation des possibilités d'interaction d'un individu avec son environnement, menant à des difficultés psychologiques, intellectuelles, sociales ou physiques[16], le handicap moteur est un trouble physique qui peut affecter la motricité (perte d'une partie ou de la totalité de la capacité de mouvement). Les causes peuvent être variées: maladie acquise ou d'origine génétique, malformation congénitale, scoliose et cyphose,traumatisme dû à un accident (de naissance entre autres), conditions de vie ou de travail, vieillissement, etc. Les personnes souffrant de handicap physique sont handicapées à des degrés divers, que ce soit de façon temporaire ou sur une longue durée[16]. Elles peuvent être en situation de dépendance ; le handicap physique peut impliquer, outre la souffrance physique, une souffrance psychologique due à un sentiment de rejet dans la société[17].

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II-Les contraintes influençant la performance de propulsion et le risque de blessure dans les sports en fauteuil roulant

Les sports en fauteuil roulant, tels que le basketball, le rugby, le tennis et les courses, par exemple le 100 m jusqu'au Marathon, sont de plus en plus populaires pour de nombreux athlètes handicapés et spectateurs. Un problème potentiel pour de nombreux athlètes en fauteuil roulant est de savoir comment maximiser les gains de performance liés à l'entraînement tout en minimisant les risques de blessures [18-20]. Les blessures aux membres supérieurs, en particulier à l'épaule, semblent courantes chez les athlètes en fauteuil roulant en raison de l'accumulation de stress sur cette articulation lors d'activités de la vie quotidienne, d'entraînement et de compétition [21-25].

Des travaux ont été réalisés sur la théorie des systèmes dynamiques. Les systèmes fondés sur les contraintes visent à identifier dans un premier temps les principales contraintes affectant la propulsion en fauteuil roulant et dans un second temps à évaluer de manière critique un sous-ensemble d'articles pertinents de la littérature de recherche sur la propulsion en fauteuil roulant par jante manuelle pendant les activités sportives; l'objectif général étant de proposer des moyens d'améliorer les performances sportives en fauteuil roulant et de réduire les risques de blessures.

2-1-Théorie des systèmes dynamiques

L'approche fondée sur les contraintes considère l'issue et la coordination du mouvement comme le résultat de la manière dont les trois niveaux de contraintes (environnement, tâche et organisme) sous lesquels le mouvement est exécuté [26]. Ceci est illustré de manière illustrée à la figure 1, montrant comment l'interaction des contraintes à trois niveaux peut avoir une incidence sur les performances et le risque de blessure. Les études utilisant l'approche fondée sur les contraintes pour étudier le mouvement humain ont été axées sur les sports et les blessures physiques [27-30].

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Figure 1 : Les trois niveaux de contraintes qui interagissent et créent une variabilité fonctionnelle (adapté de Davids et al., 2008).

Les contraintes d'organisme font référence aux caractéristiques uniques d'une personne, telles que le niveau d'incapacité, qui influencent la manière dont ses mouvements sont effectués. Dans les sports paralympiques en fauteuil roulant, l'interface utilisateur en fauteuil roulant peut être considérée comme l'organisme au moyen duquel les performances et le risque de blessure doivent être évalués. Les contraintes environnementales sont des facteurs extrinsèques globaux qui peuvent avoir une incidence sur la coordination des mouvements, tandis que les contraintes de tâches sont plus spécifiques à la performance et incluent des objectifs de tâches, des règles spécifiques associées à un outil ou à un outil lié au sport et à l'activité [26]. La variété de handicaps et de conceptions de fauteuils roulants (et donc de contraintes au niveau de l'organisme) observées au sein et entre les épreuves paralympiques et les athlètes suggère que des différences subtiles dans la stratégie de coordination optimale et le risque de blessure existeraient pour chaque athlète, même si les contraintes environnementales et de tâche ils rencontrent sont identiques.

Le concept de variabilité fonctionnelle des mouvements est un autre principe de la théorie des systèmes dynamiques qui peut intéresser les entraîneurs, les scientifiques du sport et le personnel médical travaillant avec des athlètes paralympiques. La variabilité fonctionnelle peut être considérée comme la capacité à adopter une stratégie de contrôle des mouvements flexibles (variante) qui permet à l'athlète de performer à un niveau constamment élevé, même lorsque l'interaction des trois niveaux de contraintes a changé [29]. Sur cette base, la minimisation de toute la variabilité des mouvements (invariance absolue de la technique) peut être sous-optimale et conduire à un risque de blessure accru du fait que les

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mêmes structures anatomiques devraient produire et / ou tolérer les forces musculaires et externes, respectivement. Ce point de vue est corroboré par plusieurs études portant sur des athlètes non handicapés, dans lesquelles une performance accrue ou un risque de blessure réduit était associé à des niveaux plus élevés de variabilité fonctionnelle [28-30].

2-2-Contraintes de l'organisme

Les contraintes abordées dans cette section reflètent les facteurs qui influent sur l'interface utilisateur-fauteuil roulant. Une sélection d'articles sur la classification des joueurs, la configuration du fauteuil roulant, l'entraînement, les facteurs de blessure intrinsèques et leur impact sur la locomotion du fauteuil roulant est examinée.

? Classification du joueur

Les sports en fauteuil roulant comme le basket-ball, le rugby, le tennis et les courses font tous partie des Jeux paralympiques et chaque sport a une classification fonctionnelle qui prend en compte les contraintes propres à l'organisme, c'est-à-dire l'étendue de leur déficience. C'est l'un des problèmes les plus critiques dans les sports en fauteuil roulant, car la classification fonctionnelle permet de regrouper des joueurs ayant un niveau similaire de capacité fonctionnelle en fonction de leur capacité à effectuer des mouvements. Cela vise à éliminer les inégalités de compétition dues à la sévérité plus ou moins grande de la déficience de différents athlètes [31], et offre à ceux souffrant d'une lésion de la moelle épinière ou d'autres handicaps, tels que la poliomyélite, la paralysie cérébrale ou l'amputation, la possibilité de participer au sport [32]. La section suivante utilisera le basketball en fauteuil roulant pour donner un bref exemple de l'approche de classification fonctionnelle et de la manière dont ces différences peuvent influer sur la conception optimale de la chaise (à examiner dans la sous-section suivante), sur le rôle et les capacités en matière de performance, ainsi que sur les risques de blessures. Des principes de classification quelque peu similaires sont utilisés dans les autres sports impliquant des athlètes en fauteuil roulant.

Dans le système utilisé par la Fédération internationale de basket-ball en fauteuil roulant (IWBF), les joueurs sont classés en fonction de leurs capacités physiques en termes de jeu, du mouvement du tronc et de la stabilité observés lors des poussées, des pivotements, des

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tirs, des dribbles, des passes et des saisies [33]. Les joueurs de basketball en fauteuil roulant se voient attribuer un classement de 1,0 à 4,5. Étant donné que les joueurs ayant un point bas (1,0 à 2,0) ont le moins de fonction physique et ne peuvent pas stabiliser activement leur bassin, ils s'appuient sur le support externe du fauteuil roulant pour assurer leur stabilité et utilisent généralement un siège incliné vers le bas de manière significative vers le bas (Figure 2). Les joueurs les plus forts (3,0-4,5) ont davantage de fonctions physiques et nécessitent peu de soutien de la part du fauteuil roulant car ils peuvent activement stabiliser leur bassin, ce qui signifie qu'ils utiliseront une chaise avec un siège relativement plat (Figure 3) [33]. Une exploration plus poussée de la configuration du fauteuil roulant sera fournie dans la prochaine sous-section.

Photo 1 : Fauteuil roulant de basketball en fauteuil roulant de point bas.

Photo 2 : Fauteuil roulant de basketball en fauteuil roulant à point élevé.

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Très peu de recherches ont été menées pour examiner les différences de performance chez les athlètes de sports d'équipe en fauteuil roulant de différentes classifications. Malone et ses collègues [34] ont cherché à déterminer les principaux facteurs associés à la réussite du lancer franc et à déterminer si ces facteurs différaient entre les groupes de classification du basketball en fauteuil roulant. Tous les lancers francs effectués à une extrémité du terrain ont été enregistrés au Championnat du monde de basket-ball en fauteuil roulant de la Gold Cup de 1994, avec une analyse de tous les lancers nets réussis. Malone et al. [34] ont classé tous les joueurs dans l'un des quatre groupes, de sorte qu'il y avait sept lancers francs pour les joueurs du groupe I, 16 dans le groupe II, 18 dans le groupe 3 et 26 dans le groupe 4. Bien que de nombreuses différences significatives aient été observées concernant la hauteur, l'angle et la hauteur, les statistiques des tournois indiquent que les pourcentages de tir au lancer franc sont très similaires dans tous les groupes, les pourcentages les plus élevés étant ceux du groupe 4 (54%) et les plus bas du groupe 3 (49%). Sur la base de ces résultats, Malone et al. [34] ont suggéré que les joueurs de la classe supérieure n'utilisaient pas leurs avantages théoriques en tir franc, ce qui leur a donné un rendement inférieur à celui de leurs collègues plus bas.

Les joueurs de différentes catégories de classement peuvent également avoir des risques de blessures légèrement différents. Selon une étude de Reid, Elliot et Alderson [35] impliquant des joueurs de tennis en fauteuil roulant, ceux qui contrôlent moins le tronc ont utilisé les muscles du membre supérieur et des épaules pour fournir un plus grand pourcentage de la puissance de propulsion lors du service et pourraient également être exposés à des forces postérieures plus fortes de l'articulation de l'épaule pour aider à résister à la translation de la tête le suivi à travers. Si de telles différences sont observées dans d'autres sports paralympiques en fauteuil roulant, en particulier dans les sports dans lesquels les joueurs ont une propulsion en fauteuil roulant et une implication de lancers / frappes similaires, il pourrait être nécessaire de développer plus spécifiquement des programmes de prévention des blessures pour les joueurs ayant des niveaux de fonction bas ou élevés afin de compenser les bas indicateurs plus grand risque de blessure.

? Chaise mise en place

Avec la popularité croissante des sports en fauteuil roulant, de nouvelles conceptions de fauteuil roulant sont continuellement développées pour améliorer des aspects tels que

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l'accélération, la vitesse maximale et la capacité de virage pour empêcher le basculement afin de répondre aux besoins sportifs spécifiques [36, 37]. Les fauteuils roulants peuvent maintenant être modifiés de nombreuses manières et diverses études [38-40] ont montré que la configuration de la chaise peut modifier la biomécanique de la propulsion de manière à améliorer les performances sportives et à réduire les risques de blessures.

Par exemple, une étude comparative de Coutts [39] impliquant des joueurs de basketball en fauteuil roulant et des coureurs en fauteuil roulant a révélé que les fauteuils de basketball avaient des jantes de diamètre plus large. Coutts [39] a suggéré que les diamètres plus larges des joueurs de basketball en fauteuil roulant leur laissaient plus de temps pour appliquer des forces de propulsion (impulsions) et développaient ainsi des accélérations plus importantes, selon les besoins, en raison de la nature du changement de direction du joueur de basketball en fauteuil roulant. Ce point de vue de Coutts [39] a été soutenu plus récemment par Costa et al. [38] qui a examiné la relation entre la fréquence des coups, le temps de poussée et la vitesse du fauteuil roulant en utilisant différents diamètres de jante de la main d'un athlète de piste sur fauteuil roulant de classe T-52. Ils ont constaté que, lorsqu'un bras de levier de plus grand diamètre était nécessaire, une jante de diamètre plus important pourrait être plus efficace. Cependant, il faut reconnaître qu'une plus grande jante peut aussi avoir des conséquences négatives. Plus précisément, les jantes plus grandes peuvent obliger les athlètes à appliquer des couples de propulsion sur une plus grande gamme de mouvements. Comme chaque athlète peut avoir différentes amplitudes de mouvement des membres supérieurs et qu'une extrême amplitude de mouvement pendant la propulsion en fauteuil roulant peut augmenter le risque de blessure [21, 23], il y aurait probablement un diamètre de jante de la limite supérieure sûr pour différents athlètes et sports en fauteuil roulant.

En abaissant le siège, et donc en diminuant la distance verticale entre l'essieu et l'épaulement, une plus grande partie de la main courante est disponible pour le cycle de poussée, ce qui augmente l'angle de poussée et le temps de contact entre la main et la jante. Kotajarvi et al. [40] ont constaté que les composantes des forces radiales et axiales maximales moyennes étaient également significativement plus élevées dans les positions inférieures du siège. Cela peut être avantageux car cela implique que davantage de force est dirigée perpendiculairement à et vers l'essieu, respectivement dans les positions de hauteur d'assise

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les plus basses testées. Cependant, on ne comprend pas encore à quel point le siège devrait être bas pour différents sports et athlètes présentant différents niveaux d'invalidité et comment cela pourrait être affecté par le diamètre des roues et donc la hauteur de l'essieu.

Un faible angle d'assise obtenu en augmentant le carrossage de la roue, comme illustré par le fauteuil roulant à la figure 4, peut également présenter des avantages pour les joueurs de bas niveau pratiquant le basketball et le rugby en fauteuil roulant. L'augmentation de la cambrure des roues élargira la base de soutien du fauteuil roulant, rendant plus difficile le dépassement de l'adversaire et améliorant également la stabilité en cas de contact. Cependant, l'augmentation du carrossage des roues présente certains inconvénients. Plus précisément, Faupin et al. [ 41 ] ont constaté qu'une augmentation du carrossage des roues arrière entraînait une augmentation significative du couple résiduel et de la puissance musculaire totale requise pendant la phase de poussée pour une vitesse de fauteuil roulant donnée et une diminution significative de la vitesse moyenne du fauteuil roulant par bras.

Photo 3 : Fauteuil roulant de rugby en fauteuil roulant de point bas.

Étant donné que les résultats de ces études et d'autres donnent une indication de l'effet de la modification de certains aspects de la conception de la chaise, les entraîneurs et les scientifiques du sport devraient chercher à utiliser cette information pour déterminer la conception de la chaise optimale pour ces athlètes. Comme les contraintes de niveau d'organisme pour chaque athlète peuvent changer quelque peu avec le temps en raison de l'entraînement, d'une blessure ou des effets de maladies neurodégénératives, une évaluation continue de la conception de la chaise doit être effectuée. Le lecteur intéressé devrait également consulter Burkett et Mellifont (2008) qui ont utilisé une approche théorique

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similaire pour améliorer les performances de l'équipe cycliste australienne composée de six personnes aux Jeux paralympiques de 2004 en testant l'effet de nombreux changements potentiels dans la configuration du vélo. .

? Entraînement

L'entraînement en force et en conditionnement physique est un élément important de la plupart des sports olympiques. De nombreux autres sports paralympiques commencent également à utiliser ce mode d'entraînement afin de réduire la contrainte de l'organisme liée à leur handicap. Il a été démontré que divers modes d'exercice augmentent considérablement la force musculaire, la puissance et la capacité aérobique chez les personnes non athlétiques ayant une déficience [42], mais très peu de ces recherches ont été menées auprès d'athlètes en fauteuil roulant paralympiques ou ont examiné les modifications de la performance fonctionnelle [20, 43]. L'absence d'études dans ce domaine, faisant appel à des sportifs, est une limitation, comme Dallmeijer et al. [43] ont démontré que la réponse à l'entraînement de rugby en fauteuil roulant est beaucoup plus faible chez les athlètes paralympiques que chez les personnes non athlétiques ayant une déficience. Cela signifie que les résultats des études menées auprès d'individus handicapés non sportifs ne s'appliqueront pas nécessairement directement aux athlètes paralympiques et qu'il faudra peut-être élaborer des programmes plus spécifiques de musculation et de conditionnement physique prenant en compte l'interaction des trois niveaux de contrainte.

Turbanski et Schmidtbleicher [20] ont observé des améliorations dans certaines mesures cinétiques et cinématiques après un programme d'entraînement en résistance de 8 semaines comprenant un exercice de compression au banc modérément lourd. Ils ont constaté que les athlètes en fauteuil roulant présentaient des améliorations significatives des paramètres de force et de puissance à la suite d'un entraînement en résistance et que ces effets étaient comparables à ceux des sujets témoins sans lésion de la moelle épinière. Plus précisément, la vitesse maximale mesurée à partir d'un lancer de presse à banc est passée de 2,39 à 2,49 m / s et l'accélération maximale au banc de presse a augmenté de 24,6%. Augmentation de la force maximale de 31,6% et taux de développement maximal de la force démontrant une amélioration impressionnante de 71,5%. Celles-ci ont contribué à une tendance à l'amélioration de la performance au sprint de 10 m (6,2%) proche de la

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signification statistique (p = 0,058) [20]. Ces augmentations plus importantes de la force et de la puissance dans les mouvements de musculation que les performances au sprint semblent cohérentes avec la revue de Cronin et al. [44] pour les sprinters valides, pour lesquels une augmentation de la résistance de l'appui d'environ 23% était nécessaire pour améliorer de manière significative la capacité de sprint de plus de 2%. Bien que l'absence d'un groupe témoin comparable d'athlètes handicapés soit une limitation du Turbanski et de Schmidtbleicher [ 20] étude, ces athlètes paralympiques étaient très habitués à effectuer des sprints courts pendant les entraînements et les compétitions. Par conséquent, il semble très peu probable qu'un effet d'apprentissage se produise, ce qui signifie que l'amélioration non significative de 6,2% était probablement un véritable changement de performance et que le manque de signification statistique reflétait un manque de puissance statistique de la petite taille de l'échantillon.

? Blessure

Une blessure à un individu agira comme une contrainte au niveau de l'organisme pouvant altérer les schémas de déplacement, réduire les performances ultérieures et augmenter encore le risque de blessures futures dans la même zone. De nombreuses études ont montré l'importance d'étudier la biomécanique de la propulsion pour prévenir les blessures non seulement dans les performances sportives, mais également dans la vie quotidienne des utilisateurs de fauteuils roulants. Comme les athlètes paralympiques utilisent leurs membres supérieurs pour toutes leurs tâches de mobilité et leurs tâches quotidiennes (beaucoup de ces personnes utilisent des fauteuils roulants pour répondre à leurs besoins de mobilité), une blessure aux membres supérieurs résultant d'une activité sportive peut nuire à toutes les activités de la vie quotidienne et à leur qualité globale de la vie [22, 37, 45].

La ceinture scapulaire est la principale source d'énergie dans la plupart des activités des utilisateurs de fauteuils roulants, mais elle est conçue pour la liberté de mouvement plutôt que pour les changements répétitifs. Les utilisateurs de fauteuils roulants manuels sont ainsi exposés à de nombreuses blessures du membre supérieur, en particulier de l'épaule [21, 23]. Selon Ferrara et Peterson [25], les blessures paralympiques semblent être liées au sport et à l'invalidité, les blessures aux membres supérieurs étant plus fréquentes chez les athlètes qui utilisent un fauteuil roulant pour leurs besoins de mobilité. Nyland, Snouse, Anderson, Kelly

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et Sterling [ 24] qui ont constaté que dans un groupe de paralympiens américains, les athlètes en fauteuil roulant présentaient des taux plus élevés de blessures à l'épaule, au coude, au bras et à l'avant-bras par rapport aux autres athlètes paralympiens. Malheureusement, Nyland et al. [24] n'ont pas fourni de description épidémiologique complète de ces blessures, ce qui signifie qu'il est difficile de déterminer comment l'interaction des contraintes intrinsèques (organisme) et extrinsèques (tâche et environnement) de la propulsion en fauteuil roulant peut avoir influencé ces taux de blessures.

Cependant, il existe certaines preuves que les modèles d'AVC utilisés par les athlètes en fauteuil roulant peuvent être associés à un risque de blessure [46, 47]. Par exemple, la fin de la plage de propulsion de la phase de propulsion où les forces et les moments de pic d'épaule sont les plus importants [21, 23], des démarrages et des arrêts fréquents et une propulsion régulière sur des surfaces extérieures et inclinées [48] sont des facteurs de risque de lésions du membre supérieur en raison de la charge accrue et cumulative exercée sur le membre supérieur. D'autres études biomécaniques qui déterminent comment des facteurs tels que la position de l'athlète dans le fauteuil roulant influencent les contraintes globales de l'épaule peuvent aider à identifier les aspects néfastes des modèles d'AVC d'un utilisateur de fauteuil roulant manuel. Ces informations peuvent être utilisées pour concevoir des programmes d'entraînement visant à réduire les risques de blessures et / ou pour les athlètes en fauteuil roulant en rééducation de l'épaule [23, 37].

Bien qu'inclus dans la section relative aux contraintes au niveau de l'organisme, nous devons souligner l'importance de la façon dont les trois niveaux de contraintes interagissent pour modifier le risque de blessure. Pour mieux comprendre les déterminants du risque de blessure, il convient d'examiner les interactions entre les contraintes intrinsèques (organisme) et extrinsèques (tâche et environnement). Certaines des contraintes liées à la tâche et à l'environnement susceptibles d'avoir une incidence sur le risque de blessure et la performance d'une personne sont décrites dans les sections suivantes.

? Contraintes de tâches

Les athlètes en fauteuil roulant qui participent à des sports tels que le basketball, le rugby et le tennis seraient confrontés à un éventail de contraintes liées à la tâche et à

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l'environnement qui diffèrent de celles rencontrées par les athlètes d'athlétisme, car ils doivent fréquemment accélérer et ralentir, changer de direction à toute vitesse et développer des habiletés spécifiques au sport aux contraintes de la tâche au cours d'une partie. Il semblerait que ces différences de contraintes rencontrées altèrent la biomécanique de la propulsion sur jante de manière pouvant affecter l'entraînement général nécessaire pour maximiser les performances ainsi que le risque de blessure des membres supérieurs. Les différences et les similitudes dans la propulsion en fauteuil roulant à différentes vitesses entre la course en fauteuil roulant et les sports de terrain seront donc traitées dans les sections suivantes.

? Courses

L'objectif le plus important pour les courses en fauteuil roulant est d'obtenir et de maintenir une vitesse moyenne supérieure à celle de vos adversaires. Un exemple de coureur de fauteuil roulant de classe T54 est présenté à la figure 5.

Photo 4 : Course en fauteuil roulant de classe T54.

Sans surprise, un certain nombre d'études [21, 23, 49, 50] ont indiqué que de nombreuses mesures cinématiques et cinétiques augmentent avec la vitesse. Par exemple, Wang, Vrongistinos et Xu [49] ont constaté que, lors de sprints en fauteuil roulant, des poussées consécutives entraînaient des valeurs d'amplitude de mouvement plus élevées autour de l'épaule et du coude, entraînant une plus grande vitesse angulaire maximale du bras et de

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l'avant-bras et une amplitude de mouvement accrue sur lequel une accélération angulaire pourrait être produite. En comparant les caractéristiques de vitesse et de cycle de course au cours de la course de fauteuil roulant de 100 m, Chow [50] a également constaté des différences significatives dans les temps de course, la longueur, les poussées et les temps de récupération à différentes parties de la course. À une vitesse plus rapide, Boninger et al. [21] ont constaté que l'amplitude de mouvement du coude et l'accélération maximale de la flexion sagittale de l'épaule et de l'extension, de l'abduction et de l'adduction augmentaient toutes. Au cours de ces accélérations maximales, il a été constaté que la force résultante qui reflétait l'inertie des membres, ainsi que la contraction active des muscles, augmentait à des vitesses plus élevées.

Afin d'obtenir une vitesse maximale (quantité de mouvement), l'athlète doit être capable d'appliquer une force de propulsion de plus en plus grande sur la main courante sur une période de plus en plus longue pour obtenir une impulsion nette élevée [51, 52] et d'adapter ses coups modèles aux variations des contraintes rencontrées lorsque la vitesse augmente. À l'appui de ce point de vue, O'Connor et al. [53] ont constaté qu'une période de contact de la main plus longue et une vitesse de poignet plus lente créeraient une force de décélération et entraîneraient une perte de vitesse du fauteuil roulant à des vitesses plus élevées. Une vitesse de poignet plus élevée pourrait indiquer que la main se déplace aussi rapidement ou plus rapidement que la main courante, ce qui réduirait l'application d'une force de décélération sur le bord de poussée [53]. En raison de cette relation impulsion-moment, Keogh [51] a soutenu que des niveaux élevés de force et de développement de la force sembleraient cruciaux pour les sprinters en fauteuil roulant. Cependant, comme indiqué précédemment, très peu de recherches sur la force et le conditionnement physique ont été menées sur les athlètes paralympiques, en particulier ceux impliqués dans le sprint en fauteuil roulant, ce qui signifie que davantage de recherches sont nécessaires dans ce domaine.

? Contraintes environnementales

Diverses contraintes environnementales, par exemple l'augmentation des forces de résistance, peuvent poser toute une série de difficultés aux personnes en fauteuil roulant. Bien que le vent, la température et l'humidité puissent tous être des contraintes environnementales influant sur la propulsion du fauteuil roulant, le frottement de la surface sous le fauteuil

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roulant et entre l'utilisateur et le fauteuil roulant ainsi que l'inclinaison de la surface semblent être les contraintes environnementales les plus couramment évaluées dans ce contexte[37]. La littérature a confirmé que les utilisateurs utilisent souvent la variabilité fonctionnelle en modifiant leur biomécanique de propulsion pour s'adapter aux variations de ces conditions environnementales [45 ,48], ce qui aura probablement pour effet de surmonter ces difficultés et de prévenir les blessures.

2-3- Les exigences physiques du handibasketball

Afin d'être plus pertinent dans le choix des muscles à étirer, il est important de connaître la cinématique du mouvement de propulsion du fauteuil roulant et des gestes effectués par un basketteur [55 ,56].

2-3-1- Cycle de propulsion du fauteuil roulant

Il se compose de 3 phases: une phase de traction, une phase de poussée durant lesquelles la main est en contact avec la main courante (M. C.) du fauteuil et une phase de récupération où la main n'est plus en contact avec celle-ci [57 ,58]. À la phase de traction (tirante), l'épaule part d'une position d'abduction et d'extension. Par la mise en jeu du grand pectoral, du deltoïde antérieur et du grand dorsal, elle se place en flexion en conservant une légère abduction. Le coude quant à lui, part d'une position de légère flexion qui va être accentuée tout au long de cette phase par la contraction du biceps brachial. Au passage de la main par le vertex, la phase de poussée démarre. Celle-ci correspond à une extension de coude effectuée principalement par le triceps. L'épaule se place en légère flexion à la suite de la contraction du deltoïde antérieur et du grand pectoral. La phase de récupération commence lorsque la main quitte la M. C. Les contractions du deltoïde postérieur et du trapèze supérieur placent le moignon de l'épaule en élévation et en rétropulsion et l'épaule en extension. Le coude se repositionne en légère flexion afin de revenir en contact avec la M. C. grâce au biceps brachial. La fin du mouvement est marquée par l'activation du grand pectoral et du grand dorsal qui prépare le cycle propulsif suivant.

2-3-2-Gestes fondamentaux du basketball

? Passe

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Elle met en jeu les fonctions musculaires suivantes : flexion de l'épaule en dessous de l'horizontal, extension du coude, flexion du poignet et des doigts et donc les muscles suivants : deltoïde antérieur, triceps brachial, fléchisseurs des doigts et du poignet [57].

> Tir

Il met en jeu les mêmes fonctions musculaires que la passe hormis la position de l'épaule qui est en rotation latérale et en flexion au-dessus de l'horizontale [57].

> Dribble

Lors de la phase de poussée vers le sol, nous retrouvons les mêmes fonctions musculaires que lors de la passe mis à part l'épaule qui est en position de référence. Apres le rebond, les mêmes muscles sont mis en jeu mais cette fois ci en excentrique pour amortir la remontée du ballon [57].

III-Prévention des risques de blessure

3-1-Différentes formes d'étirement > Etirements passifs

Les étirements passifs consistent à étirer lentement un segment corporel pendant 20 secondes à l'aide de forces extérieures (appui sur un engin, prise en main d'un segment corporel, intervention d'un partenaire). Mieux, les étirements passifs correspondent à un allongement global et lent d'un segment corporel réalisé par l'action de la pesanteur, grâce à une traction manuelle ou par l'intervention d'une force extérieure que ce soit par l'action d'une autre personne ou du praticien, du poids du corps , à l'aide de poids, d'un élastique . [10, 59,60].

L'amplitude obtenue est telle que l'étirement est maximal, maintenu à type de posture durant environ 20 secondes et répété 3 fois [60,61]. Les étirements passifs correspondent à un allongement global et lent d'un segment corporel réalisé par l'action de la pesanteur, grâce à une traction manuelle ou par l'intervention d'une force extérieure. Ceci nous permet d'affirmer que les étirements passifs s'effectuent généralement avec l'aide d'un partenaire sans que les antagonistes soient renforcés.

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Il faut être progressif lors de son application. Il est conseillé d'utiliser ce type d'étirement en dehors des phases d'échauffement, de compétition et de récupération après des matchs ou des compétitions [62]. Il est préférable que les séquences d'étirements passifs soient planifiées en dehors des phases d'entrainement et de compétition à des moments précis de la journée. Ce type de travail peut être effectué après un léger exercice musculaire de quelques minutes ou à froid, les avis à ce sujet diffèrent [63]. Les étirements passifs permettent un gain d'amplitude à long terme, qualité qui, selon les sports et les individus, est un facteur de performance.

? Etirements actifs

Les étirements actifs consistent en des exercices dynamiques, gymniques. Il s'agit d'une contraction active et lente des muscles antagonistes qui vont entraîner, par inhibition réciproque, un relâchement et un étirement des muscles agonistes que l'on désire assouplir. Cette méthode améliore le renforcement musculaire des muscles antagonistes.

On distingue :

- les étirements dynamiques actifs, qui consistent à répéter des mouvements d'étirement souples et élastiques de type lancers de jambe. Les étirements activo-dynamiques correspondent à la mise en position d'étirement d'un muscle ou d'un groupe musculaire associé à une contraction statique précédé par une phase dynamique. Ils consistent après avoir placé le muscle (ou groupe musculaire) concerné en étirement sous maximal, à réaliser une contraction isométrique de ce muscle dans cette position. Cette contraction est ensuite suivie d'un travail dynamique du muscle [10]. Ce type d'étirement s'effectue avant l'effort, avant match et pendant l'échauffement avec des amplitudes progressivement croissantes.

- Les étirements activo-dynamiques permettent de conserver et d'amplifier la tonicité musculaire. Ce sont également des étirements actifs réalisés par le balancement d'un membre ou d'une articulation en position maximale de façon rapide et répétée. Ce type d'étirement permet de développer la force, la puissance du muscle. Ces étirements entrainent un renforcement musculaire du muscle antagoniste et vont favoriser l'échauffement musculaire (augmentation de température et effet pompe par l'alternance des phases de contraction/relâchement) mais ils induisent une contraction reflexe sur un muscle étiré ce qui pourrait selon les modalités de vitesse et d'amplitude être source de lésions musculaires [64].

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Les étirements ballistiques sont utilisées avant l'effort, avant un match, pendant l'échauffement avec des amplitudes progressivement croissantes. Elle dure environ 6 à 8 secondes.

- les étirements statiques actifs par contraction des antagonistes. La position finale est maintenue. Ce type d'étirement a un effet limité car les muscles antagonistes qui se contractent, ne produisent pas une force suffisante pour modifier la longueur du muscle étiré qui constituerait le stimulus d'étirement. Les étirements statiques actifs sont aussi définis comme la mise en position d'étirement d'un muscle ou d'un groupe musculaire à laquelle est associée une contraction statique [65]. Ils favorisent l'augmentation de la température et l'activation neuromusculaire. Ils sont pratiqués en phase d'échauffement. Cette forme s'effectue d'abord par une contraction musculaire pendant 6 à 10 secondes, on relâche puis on étire ensuite ce même groupe musculaire pendant 6 à 10 secondes également.

L'avantage de ces étirements actifs résulte des contractions actives des antagonistes. Il y a donc un effet de renforcement. Cette méthode joue un rôle prépondérant dans les sports où la souplesse dynamique est un facteur limitatif. Toutefois, du point de vue des risques des lésions, cette méthode présente aussi des désavantages [62].

? Etirements activo-passifs de type Proprioceptive Neuromuscular Facilitation (PNF)

Les étirements activo-passifs (PNF) permettent d'amener le muscle à une amplitude maximum et d'éviter les contractions reflexes (contractures ou lésions). Ils s'effectuent par la contraction d'un muscle suivi de son étirement. Ce sont des techniques de « contracter-relâcher » fondées sur l'utilisation des réflexes musculaires [10, 59, 66].

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Tableau synthétique : Choix des étirements [10, 59, 66]

FORMES

DEFINITION

QUAND

DUREE

OBSERVATION

Etirement passif

C'est la combinaison d'un allongement non maximal du muscle avec une contraction statique de ce muscle

Après l'effort

pour favoriser la récupération

Entre 20

secondes et 1
minute

Jamais juste avant un effort

Etirement actif

C'est un allongement global et lent du muscle à la recherche d'une amplitude importante (maximale ou proche du maximum)

Avant l'effort

pour échauffer la musculature

6 à 8 secondes d'étirement

contraction (à
répéter 2 fois)

Toujours suivi

d'un travail

dynamique du

groupe musculaire concerné

Etirement activo- passif

-étirement passif du

groupe musculaire

contraction volontaire

contre une résistance (15 à 20 secondes)

-relâcher

-aussitôt : étirement passif par le poids du corps (ou partenaire) lentement sans à coup

En fin

d'entrainement

(ou après un
bon échauffement) pour travailler sa souplesse

A faire 3 à 5 fois surtout pour les muscles raides

-aide possible

d'un partenaire

avec beaucoup de

sérieux et de
communication -jamais avant un

effort ou avant
une compétition

De tout ce qui précède, il ressort que :

- Avant l'effort, les techniques d'étirement passives sont à éviter car elles peuvent diminuer la capacité en vitesse, en force et en puissance pendant plus d'une heure des muscles sollicités. Il est préférable d'utiliser les étirements actifs.

- Pendant l'effort, les étirements n'ont pas intérêt. L'étirement d'un muscle qui présente une contracture, cas typique de la crampe, peut aider à la faire céder mais ce geste fait

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diminuer la douleur sans faire disparaitre la fatigue et les lésions musculaires microscopiques. Dans ce cas l'arrêt de l'activité est préférable, il ne faut jamais étirer un muscle blessé [63].

- Après l'effort, en particulier après les compétitions exigeantes en intensité et les entrainements importants en particulier très long, les étirements sont déconseillés car susceptibles d'augmenter les lésions micro-traumatiques liées à une pratique intensive.

- En dehors de tout effort, il est toujours d'actualité de conseiller des étirements passifs car ce sont de bonnes techniques pour gagner de l'amplitude articulaire et améliorer à long terme la capacité musculaire. Il a été indiqué qu'il n'y a sans doute pas d'intérêt à étirer toutes les chaines musculaires. Il faut cibler les zones qui présentent des déficits d'amplitude et individualiser les pratiques.

3-2-Effets des étirements au cours de chaque étape d'une séance d'entrainement ? Au cours de l'échauffement

Les étirements sont utilisés à cette étape pour augmenter la température musculaire, fournir un meilleur apport d'oxygène au muscle et améliorer la transmission nerveuse associée à une meilleure excitabilité musculaire [67-69].

? Pendant l'effort

A cette étape, les étirements permettront d'éviter une répercussion de fatigue sur l'ensemble de la chaîne musculaire. Cet effet de compensation sur le reste du corps engendrera une fatigue supplémentaire. Tout cela pour retrouver la valeur de la longueur de repos du muscle ou plus exactement de la chaîne musculaire sollicitée [70]. Les étirements doux sans temps de ressort et surtout sans douleur sont les plus conseillé pour cette phase.

? Après l'effort

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Les étirements après un effort ou une séance d'entraînement sont fortement recommandés pour favoriser une récupération musculaire, la détente, le drainage de l'ensemble de l'organisme, un effet thérapeutique sur le physique et le mental [65].

En définitive, la pratique des étirements musculaires adopte une démarche qui vise en premier le développement de la souplesse, de la détente, de la force et surtout pour favoriser la récupération musculaire. Pour le développement de la souplesse, les étirements activo-passifs (PNF) sont le plus conseiller pendant la séance d'entrainement [63]. Avant l'échauffement, les étirements activo-dynamiques sont le plus adaptés pour une optimisation de l'effort à cette étape [63]. En fin les étirements passifs favorisent une récupération musculaire après la séance d'entrainement [63].

CHAPITRE II

HYPOTHESE ET OBJECTIFS

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Hypothèse

La pratique du handibasketball en FRM expose les joueurs aux blessures des membres supérieurs.

4 Les encadreurs du club de Handibasketball ne disposent pas d'un programme d'exercices pour prévenir les blessures.

4 Un programme d'exercices d'étirements bien conduit évite les risques de blessures du membre supérieur chez le handibasketteur.

2- Objectifs

2-1 Objectif général

Cette étude vise à proposer un programme d'exercices d'étirement pouvant éviter les blessures du membre supérieur.

2-2 Objectifs spécifiques

De façon spécifique, cette étude vise à :

4 Faire un état des lieux des pratiques d'étirements utilisés par les encadreurs club de handibasketball;

4 Proposer aux encadreurs une série d'exercices d'étirement dans le but d'éviter les risques de blessure chez les joueurs de handibasketball.

CHAPITRE III

MATERIEL ET METHODES

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1-Cadre et type de recherche

Il s'agit d'une étude transversale de type descriptif qui a été effectuée sur les joueurs du club `'Lion Handisport» de Cotonou.

2- Population et échantillonnage

La population cible de l'étude était composée de 23 pratiquants du handibasketball dont 07 dames et 16 hommes car dans le département du littoral et précisément dans la ville de Cotonou, il n'existait qu'un seul club de handibasketball. D'où l'utilisation de la méthode non-probabiliste et de la technique à choix raisonné pour notre étude. Cette étude portait sur les pratiquants de ce sport et précisément sur les joueurs du club Lion Handisport de la ville de Cotonou.

2-1 Critères d'inclusion

Pour faire partie de l'échantillon, il faut :

être volontaire et disponible ;

être du sexe masculin ou féminin

être joueur dans le club Lion Handisport de Cotonou

2-2 Critère de non inclusion

Les personnes handicapées moteur n'appartenant pas au club de handibasketball. 2-3 Critère d'exclusion

Les individus de l'échantillon n'ayant pas rempli les questionnaires.

Les joueurs irréguliers aux séances d'entrainement.

3- Matériel et techniques

Pour la réalisation de cette étude, nous avons utilisé des fiches de recueil des données qui ont servi à collecter les informations concernant le sujet, son vécu et sa pratique. Un pèse-personne électronique Qe-2003A (Chine) a été utilisé pour mesurer la masse corporelle chez les pratiquants vêtus d'un short et d'un t-shirt. Un questionnaire destiné aux participants a permis de recueillir les différentes données.

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Prévention des blessures du membre supérieur chez les handibasketteurs de Cotonou

4- Protocole de collecte de données

Une pré-enquête a été effectuée auprès des entraineurs du club Lion Handisport de Cotonou. De plus, une séance de sensibilisation à l'endroit des pratiquants nous a permis d'obtenir les informations sur la pratique du handibasketball. Nous avons expliqué le protocole et les objectifs de l'étude aux pratiquants au cours de cette séance.

La collecte des données proprement dite a permis de recueillir chez chaque joueur des informations sur les fiches individuelles préalablement conçues à cet effet.

5- Variables étudiées

Compte tenu de notre objectif, les variables qui ont été retenues pour cette étude sont les suivantes:

5-1 Variables indépendantes

Temps d'étirement

Forme d'étirement

Exercices d'étirement 5-2 Variable dépendante

Contraction ou non de la blessure

6- Considérations éthiques

Les joueurs et les entraineurs ont tous donné leur consentement éclairé écrit avant le début du recueil des données. Ils ont également obtenu la garantie que les données collectées seront utilisées sous anonymat et exclusivement pour atteindre les objectifs de cette recherche.

7- Traitement statistique

Après le dépouillement des questionnaires, les données obtenues ont été enregistrées dans le logiciel Excel 2010 pour le traitement. Les statistiques descriptives ont été effectuées à savoir les moyennes et les écart-types. Le test de khi deux a permis de vérifier si les blessures sont liées aux variables. Le niveau de signification du test a été fixé à p<0,05.

CHAPITRE IV

RESULTATS

Prévention des blessures du membre supérieur chez les handibasketteurs de Cotonou

Après l'analyse des données recueillies, les résultats de nos travaux se présentent comme suit :

TABLEAU I: Caractéristiques anthropométriques des joueurs de l'échantillon (n=23).

 

m #177; s

Age (ans)

33,2#177; 5,97

Taille (cm)

168,1#177; 5,94

Masse corporelle (kg)

51,7 #177; 6,61

Indice de masse corporelle (kg/m2)

17,9 #177; 1,41

m: moyenne; s:écart type.

L'échantillon d'étude était composé de 23 joueurs du club Lion Handisport de Cotonou et âgés en moyenne de 33,2#177; 5,97 ans. Ils avaient une taille moyenne de 168,1 #177; 5,94 cm pour une masse corporelle moyenne de 51,7 #177; 6,61 kg.

TABLEAU II : Fréquence de blessure chez les joueurs.

Etat des joueurs Pourcentage (%)

Blessés 82,60(n=19)

Non blessés 17,40(n=04)

L'analyse du tableau II montre que le pourcentage des joueurs blessés (82,60%) est supérieur à celui des joueurs non blessés (17,40%).

Réalisé par OHOUKO Sourou Oluwatchéun Aliou 33

Prévention des blessures du membre supérieur chez les handibasketteurs de Cotonou

TABLEAU III : Sites de blessures chez les joueurs de handibasketball

Sites de blessures

Pourcentage (%)

Membre supérieur

Epaule

Bras

Coude

Poignet

94,75(n=18)

52,63(n=10) 15,80(n=03) 15,80(n=03) 10,52(n=02) 0

Membre inférieur Hanche Genou Cheville

5,25(n=01)

5,25(n=01) 0

0

Les résultats issus du tableau III ont montré que les joueurs de club Lion Handisport se blessent plus au niveau des membres supérieurs (94,75%) qu'au niveau des membres inférieurs (5,25%). Les pourcentages de blessures au niveau de l'épaule, du bras, du coude, de la hanche sont respectivement 52,63%, 15,80%, 10,52% et de 5,25%. Ceux au niveau du poignet, du genou et de la cheville sont de 0%.

TABLEAU IV : Moyens de prévention des risques de blessures

Moyens de prévention Pourcentage (%)

Etirement 82,60(n=19)

Massage 17,40(n=04)

Le tableau ci-dessus présente les données relatives aux moyens de prévention des risques de blessures. Il montre que les joueurs de handibasketball utilisent plus les étirements comme moyen préventif (82,60%) et moins le massage (17,40%).

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Prévention des blessures du membre supérieur chez les handibasketteurs de Cotonou

TABLEAU V: Formes d'étirements utilisées par les handibasketteurs

Formes d'étirement Pourcentage(%)

Etirement passif 43,48(n=10)

Etirement actif 47,82(n=11)

Etirement activo-passif 8,70 (n=2)

Le tableau V présente les informations relatives aux formes d'étirements utilisées par les handibasketteurs de Cotonou. Ce tableau montre que les joueurs utilisent les trois formes d'étirement à savoir les étirements passif, actif et activo-passif. Les pourcentages d'utilisation sont respectivement 43,48%, 47,82% et 8,70%.

TABLEAU VI : Moments d'utilisation des étirements et durée des différents exercices

Pourcentage(%) Moyenne

Etirement passif Etirement actif Etirement Durée (s)

activo-passif

Avant la séance

4,34(n=1)

56,52(n=13)

39,14(n=9)

15

Pendant la

0

13,04(n=3)

0

 

séance

 
 
 

5

Après la séance

100(n=23)

0

0

10

Réalisé par OHOUKO Sourou Oluwatchéun Aliou 35

Les résultats issus du tableau VI montrent qu'en début de séance, les joueurs utilisent les étirements passifs, actifs et activo-passifs. Mais ils utilisent moins les étirements passifs (4,34%) et plus les étirements actifs (56,52%) et activo-passifs (39,14%).

Pendant la séance, ils n'utilisent que les étirements actifs (13,04%).

En fin de séance, les handibasketteurs n'utilisent que les étirements passifs (100%).

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Ce même tableau présente les données relatives à la durée des différents exercices proposés lors des séances. Les résultats montrent que les exercices proposés avant, pendant et après les séances durent respectivement en moyenne 15s, 5s et 10s.

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CHAPITRE V

DISCUSSION

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Prévention des blessures du membre supérieur chez les handibasketteurs de Cotonou

1. Validité et fiabilité de l'étude

L'indice de masse corporelle est de 17,9 #177; 1,41 kg/m2. Cet indice montre que les joueurs étaient mono pondérés, ce qui justifie l'homogénéité de l'échantillon d'étude. Cette étude avait pour objectif de proposer un programme d'étirement afin de prévenir les blessures du membre supérieur chez les joueurs du club Lion Handisport de Cotonou. Sa limite était le petit nombre de sujets, car nous étions limités à 23 joueurs. La taille réduite de l'échantillon d'étude ne permet donc pas une généralisation des conclusions. Cependant le respect strict des protocoles de collecte de données observé au cours de cette étude a contribué à assurer une meilleure qualité des résultats obtenus.

2. Caractéristiques anthropométriques des étudiants

L'échantillon d'étude est composé de 23 joueurs du club Lion Handisport de Cotonou. Ces joueurs ont en moyenne 33,2#177; 5,97 ans. Ils avaient une taille moyenne de 168,1 #177; 5,94 cm pour une masse corporelle moyenne de 51,7 #177; 6,61 kg. (Tableau I). L'indice de masse corporelle était de 17,9 #177; 1,41.

3. Fréquence de blessures et sites atteints lors de la pratique du Handibasketball

L'analyse du tableau II montre que le pourcentage des joueurs blessés (82,60%) est supérieur à celui des joueurs non blessés (17,40%). Ces résultats corroborent ceux de Ferrara et Peterson qui ont montré que les blessures et plus précisément celles des membres supérieurs sont plus fréquentes chez les athlètes qui utilisent un fauteuil roulant pour leurs besoins de mobilité [25] car les membres étant soumis à des contraintes liées aux activités de la vie quotidienne auxquelles s'ajoutent celles subies lors de la pratique sportive. Les athlètes en fauteuil roulant qui participent à des sports tels que le basketball, le rugby et le tennis seraient confrontés à un éventail de contraintes liées à la tâche et à l'environnement qui diffèrent de celles rencontrées par les athlètes d'athlétisme, car ils doivent fréquemment accélérer et ralentir, changer de direction à toute vitesse et développer des habiletés spécifiques au sport aux contraintes de la tâche au cours d'une partie.

Réalisé par OHOUKO Sourou Oluwatchéun Aliou 39

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Les résultats issus du tableau III ont montré que les joueurs de club Lion Handisport se blessent plus au niveau des membres supérieurs (94,75%) qu'au niveau des membres inférieurs (5,25%). Les pourcentages de blessures au niveau de l'épaule, du bras, du coude, de la hanche sont respectivement 52,63%, 15,80%, 10,52% et de 5,25%. Ceux au niveau du poignet, du genou et de la cheville sont de 0%. Ces résultats sont confirmés par des auteurs qui ont montré que les utilisateurs de fauteuils roulants manuels sont ainsi exposés à de nombreuses blessures du membre supérieur, en particulier de l'épaule [21, 23]. Nyland, Snouse, Anderson, Kelly et Sterling ont aussi constaté que dans un groupe de paralympiens américains, les athlètes en fauteuil roulant présentaient des taux plus élevés de blessures à l'épaule, au coude, au bras et à l'avant-bras par rapport aux autres athlètes paralympiens [24].

4. Moyens de prévention des blessures les handibasketteurs de Cotonou

Les résultats issus du tableau IV montrent que les joueurs de handibasketball utilisent plus les étirements comme moyen préventif (82,60%) et moins le massage (17,40%). La pratique des étirements musculaires adopte une démarche qui vise en premier le développement de la souplesse, de la détente, de la force et surtout pour favoriser la récupération musculaire [65].

5. Formes d'étirement et moment de pratique par les handibasketteurs

Les résultats issus du tableau V montrent que les handibasketteurs pratiquent les étirements passifs, actifs et activo-passifs pendant les séances d'entrainement et de matchs. Cela montre que ces joueurs réalisent leur importance.

En nous référant aux résultats issus du tableau VI, nous constatons que les joueurs pratiquent plus les étirements actifs en début de séance d'entraiment ou de match. Ces résultats sont confirmés par certains auteurs qui ont mis l'accent sur la pratique des étirements en début de séance en stipulant que les étirements sont utilisés à cette étape pour augmenter la température musculaire, fournir un meilleur apport d'oxygène au muscle et améliorer la transmission nerveuse associée à une meilleure excitabilité musculaire [67-69]. Avant l'effort, les techniques d'étirement passives sont à éviter car elles peuvent diminuer la capacité en vitesse, en force et en puissance pendant plus d'une heure des muscles sollicités. Il est

Réalisé par OHOUKO Sourou Oluwatchéun Aliou 40

Prévention des blessures du membre supérieur chez les handibasketteurs de Cotonou

préférable d'utiliser les étirements actifs [63]. C'est ce qui pourrait expliquer la faible pratique de cette forme d'étirement en début de séance par les handibasketteurs de Cotonou (4,34%).

Les mêmes résultats issus du tableau VI montrent que les handibasketteurs ne pratiquent que les étirements actifs (13,04%) pendant les séances d'entrainement et de matchs. En nous référant aux auteurs qui stipulaient que les étirements n'ont pas intérêt pendant l'effort car l'étirement d'un muscle qui présente par exemple une contracture peut aider à la faire céder [63], nous pouvons supposer que les joueurs du club de handibasketball comprennent la non importance des étirements pendant l'effort. Néanmoins, les étirements pendant cette phase permettront d'éviter une répercussion de la fatigue sur l'ensemble de la chaîne musculaire. Cet effet de compensation sur le reste du corps engendrera une fatigue supplémentaire. Tout cela pour retrouver la valeur de la longueur de repos du muscle ou plus exactement de la chaîne musculaire sollicitée [70].

En fin de séance, les joueurs ne pratiquent que des exercices d'étirement passif (100%). Ces résultats sont confirmés par certains auteurs qui ont montré l'importance des étirements en général et plus particulièrement ceux passifs en fin de séance. Les étirements après un effort ou une séance d'entraînement sont fortement recommandés pour favoriser une récupération musculaire, la détente, le drainage de l'ensemble de l'organisme, un effet thérapeutique sur le physique et le mental [65].

Nous retenons que les exercices d'étirement ont leur importance à chaque phase de l'entrainement ou du match.

En définitive, la pratique des étirements musculaires adopte une démarche qui vise en premier le développement de la souplesse, de la détente, de la force et surtout pour favoriser la récupération musculaire. Pour le développement de la souplesse, les étirements activo-passifs (PNF) sont le plus conseillés pendant la séance d'entrainement [63]. Avant l'échauffement, les étirements activo-dynamiques sont le plus adaptés pour une optimisation de l'effort à cette étape [63]. En fin les étirements passifs favorisent une récupération musculaire après la séance d'entrainement [63]. Un rapprochement des données recueillies avec celles de la littérature nous permet d'affirmer que les joueurs du club de handibasketball de Cotonou semblent respecter les différentes formes d'étirement adaptées à chaque phase d'une séance d'entrainement ou de match. Nous allons alors, dans le chapitre suivant, nous

Réalisé par OHOUKO Sourou Oluwatchéun Aliou 41

Prévention des blessures du membre supérieur chez les handibasketteurs de Cotonou

intéresser à la durée à la durée des exercices d'étirement proposés en fonction des différentes phases.

6. Cause des blessures du membre des membres supérieurs

Le tableau VI présente les données relatives à la durée des différents exercices proposés lors des séances. Ces résultats montrent que les exercices proposés avant, pendant et après les séances durent respectivement en moyenne 15s, 5s et 10s.

Le tableau synthétique montre que les étirements passifs devraient durer 20s à 1minute. Ce même tableau indique également que les étirements actifs devraient se faire sur une période allant de 6 à 8 secondes [10, 59, 66]. En nous rappelant que les handibasketteurs pratiquent plus les étirements actifs avant les séances d'entrainement et de match et que les exercices proposés durent en moyenne 15s, nous constatons aisément que ces résultats ne sont pas conformes aux données de la littérature. Il en est de même pour les étirements passifs qui durent 10s chez les handibasketteurs alors qu'ils devraient se faire entre 20s et 1 minute. Nous sommes en droit d'affirmer que ces blessures contractées par les handibasketteurs seraient dues en partie au non-respect des durées des exercices proposés lors des différentes phases.

SUGGESTIONS

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Prévention des blessures du membre supérieur chez les handibasketteurs de Cotonou

Sur la base des différents résultats obtenus de notre étude, il urge de formuler quelques suggestions aux handibasketteurs de Cotonou

A l'endroit des entraineurs du club Lion Handisport de Cotonou:

y' Utiliser les exercices proposés dans le guide en respectant les durées des
entrainements ;

y' Proposer des exercices spécifiques pouvant solliciter en permanence les membres supérieurs pendant l'échauffement afin de limiter les blessures ;

y' Utiliser des fauteuils roulants neufs et adaptés au terrain.

A l'endroit du gouvernement :

y' Faire une politique de mise à disposition du fauteuil roulant adapté au handibasketball afin de diminuer les risques de blessures lors de la propulsion ;

y' Subventionner l'achat des fauteuils roulants par les clubs ; y' Aider le club de handibasketball à recruter un kinésithérapeute.

CONCLUSION

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La présente étude avait pour objectif de proposer un programme d'exercices d'étirement aux joueurs du handibasketball de Cotonou afin de prévenir les blessures. Elle a été entreprise sur la base de l'hypothèse selon laquelle la pratique du handibasketball en FRM expose les joueurs aux blessures des membres supérieurs et qu'un programme d'exercices d'étirements bien conduit évite les risques de blessures du membre supérieur chez le handibasketteur.

Les résultats de cette étude ont montré que le pourcentage des blessures est élevé (82,60%) chez les joueurs du club lion handisport de Cotonou contrairement à celui des joueurs non blessés (17,40%). Le pourcentage des blessures est élevé au niveau des membres supérieurs (94,75%) et plus précisément au niveau de l'épaule (52,63%). Afin de prévenir ces blessures, ils utilisaient plus les étirements (82,60%). En comparant les données recueillies à celles de la littérature, ces joueurs semblent respecter les différentes formes d'étirement en fonction des différentes phases de la séance. Mais les durées de pratiques des étirements n'étaient pas respectées. Ce qui pourrait être à la base du pourcentage élevé de blessures au sein de la population. Un programme d'étirement bien conçu permettrait aux handibasketteurs de Cotonou de prévenir les blessures des membres supérieurs.

Les données de la littérature ont indiqué qu'une pratique régulière et au bon moment de l'étirement permet une amélioration bénéfique de l'amplitude articulaire, essentiellement dans les sports requérant une amplitude articulaire maximale comme le handibasketball. Les résultats de cette étude nous ont permis de constater que les formes d'étirements semblent être respectées mais ce qui n'est pas le cas pour les durées des exercices proposés. D'où l'importance d'un programme d'exercices d'étirement pour aider les handibasketteurs de Cotonou à prévenir les blessures.

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63.Nelson AG, Driscoll NM, Landin DK, Young M.A, Schexnayder IC. A cute effect of passive muscle stretching on sprint performance. J Sports Sci. 2005; 23(4): 449-454.

64. McHugh MP, Connolly DA, Eston RG, Kremenic IJ, Nicholas SJ, Gleim GW. The role of passive muscle stiffness in symptoms of exercise-induced muscle damage. Am J Sports Med. 1999; 27(5): 594-9.

Réalisé par OHOUKO Sourou Oluwatchéun Aliou 53

Prévention des blessures du membre supérieur chez les handibasketteurs de Cotonou

65.Aline. Pourquoi faire des étirements ? Disponible sur http://

www.assfla3.fr/2015/05/04/un-point-sur-les-etirements.pdf. (Consulté le 19/06/2016). 66.Fernandes C, Popineau C. Méthodes d'étirements et kinésithérapie. Disponible en ligne sur : http://www.frma.ma/medecine-du-sport/kinesitherapiesport-/doc/152/raw. (consulté le 19.02.2012).

67.Shellock FG, Prentice WE. Warming-up and stretching for improved physical performance and prevention of sports-related injuries. Sports Med. 1985; 2 (4): 267-79.

68.Safran MR, Seaber AV, Garret JR. Warm-up and muscular injury prevention: an update. Sports Med. 1989; 8 (4): 239-50.

69.Agre JC. Hamstring injuries. Proposed aetiological factor, premately vention, and trématent.Sports Med 1985; 2 (1): 21-33.

70.Manuel C, Philippe N. S'étirer avant, pendant, après la navigation. Cahiers de l'ENV. Juin 2003; 2(1): 30.

ANNEXES

Prévention des blessures du membre supérieur chez les handibasketteurs de Cotonou

Réalisé par OHOUKO Sourou Oluwatchéun Aliou B

Université D'Abomey-Calavi(UAC)

 

Institut National de la
Jeunesse de l'Education
Physique et du Sport
(INJEPS)

Laboratoire de Biomécanique et Performance

CONSENTEMENT DE PARTICIPATION AUX TRAVAUX DE RECHERCHE SUR

LLL

LA PREVENTION DES BLESSURES DU MEMBRE SUPERIEUR

(L A B I O P)

Je soussigné, M. / Mlle / Mme . Née le

Et demeurant à Profession

Contact (s)

Consens participer à la recherche scientifique menée par M. OHOUKO Sourou Oluwatchéun Aliou dans le cadre de ses travaux de Master professionnel en Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives sous la direction du Dr KORA ZAKI YAROU Salifou, Enseignant chercheur à l'INJEPS et de sous la supervision du Pr. LAWANI Mohamed Mansourou, Professeur Titulaire / CAMES à l'INJEPS. J'atteste que j'ai pris connaissance des informations liées au questionnaire de recherche sur le thème : `' Prévention des blessures du membre supérieur chez les handibasketteurs de Cotonou».

J'ai été rassurée que les données recueillies resteront strictement confidentielles, que seules des personnes associées à la recherche pourront les consulter et que je suis libre de participer ou non à l'étude.

Cotonou, le

Signature de l'investigateur Signature du sujet volontaire

Prévention des blessures du membre supérieur chez les handibasketteurs de Cotonou

Réalisé par OHOUKO Sourou Oluwatchéun Aliou C

Université d'Abomey-Calavi (UAC) Institut National de la Jeunesse, de l'Education

Physique et du Sport (INJEPS)

QUESTIONNAIRE

A L'ENDROIT DES JOUEURS DU CLUB LION HANDI SPORT

Prévention des blessures du membre supérieur chez les handibasketteurs de Cotonou

Ce questionnaire est élaboré dans le cadre des travaux de recherche de Monsieur OHOUKO Sourou Oluwatchéun Aliou, mémorant à l'INJEPS sous la direction du Docteur KORA ZAKI YAROU Salifou et la supervision du Professeur LAWANI Mohamed Mansourou. Cette étude vise à proposer un programme d'exercices d'étirement pouvant éviter les blessures du membre supérieur.

Comme l'exige l'éthique scientifique, nous vous garantissons la confidentialité de toutes les informations qui seront données dans ce questionnaire. Elles serviront scrupuleusement pour l'étude. Nous vous prions d'être sincère dans les réponses que vous donnerez aux questions.

Date : /_ /_ / /_ /_ / /_ /_ /

I- IDENTIFICATION.

1. Numéro d'identification

2. Nom et Prénoms:

Codification

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/_ //_ //_ / /_ //_ //_ / /_ //_ //_ / /_ //_ //_ / /_ //_ //_ /

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/_ //_ //_ /

/_ //_ //_ /

Réalisé par OHOUKO Sourou Oluwatchéun Aliou D

Prévention des blessures du membre supérieur chez les handibasketteurs de Cotonou

3. Sexe: Masculin /_ / Féminin /_ /

4. Date de naissance : Jour Mois . Année

5. Age : ans

6. Taille : cm

7. Masse corporelle : kg

8. Discipline pratiquée : Handibasketball /_ / Autres disciplines /_ /

9. Profession

II. INFORMATIONS LIEES AU NIVEAU DE PRATIQUE SPORTIVE.

10. A quel âge avez-vous commencé la pratique du Handibasket ball ?

11. Quel est votre ancienneté dans la pratique du Handibasket ball ?

12. Quelle est la masse horaire hebdomadaire d'entraînement en

club ?

13. Combien de fois pratiquez-vous le Handibasket ball par semaine ?

14. Etes-vous licencié ? Oui /_ / Non /_ /

15. Participez-vous à des compétitions ? Oui /_ / Non /_ /

Si oui, laquelle ou lesquelles ?

III. INFORMATIONS RELATIVES AUX MOYENS PREVENTIFS UTILISES

16. Disposez-vous d'un préparateur physique en club ? Oui /_ / Non /_ /

17. La présence d'un préparateur physique en club est-elle importante selon vous ? Oui /_ / Non /_ /

Si oui, en quoi il est important ?

S'échauffer /_ / Faire des renforcements musculaires /_ / Faire des étirements /_ /

18. Vous arrive-t-il de vous blesser lors des séances d'entrainements ou des

Prévention des blessures du membre supérieur chez les handibasketteurs de Cotonou

matchs ? Oui /_ / Non /_ /

/_

//_

//_ /

Si oui, à quel(s) niveau(x) du corps ?

 
 
 

Membre supérieur

 
 
 
 

/_

//_

//_ /

Epaule /_ / Bras /_ / Coude /_ / Poignet /_ /

 
 
 

Membre inférieur

/_

//_

//_ /

Hanche /_ / Genou /_ / Cheville /_ /

 
 
 
 

/_

//_

//_ /

19. Utilisez-vous des moyens pour prévenir les blessures ? Oui /_ / Non /_ /

 
 
 

Si oui, lesquels ?

/_

//_

//_ /

Etirement /_ / Massage /_ / Autres à préciser ..

 
 
 

20. Les moyens utilisés vous permettent-ils de prévenir les blessures ?

 
 
 

Oui /_ / Non /_ /

/_

//_

//_ /

21. Faites-vous des exercices d'étirements ?

 
 
 
 

/_

//_

//_ /

Oui/_ / Non /_ /

 
 
 

Si oui, à quel moment ?

/_

//_

//_ /

Avant les séances d'entrainement /_ /

 
 
 

Pendant les séances d'entrainement /_ /

 
 
 

A la fin des séances d'entrainement /_ /

/_

//_

//_ /

22. Quelle est la durée des différents exercices proposés lors des étirements ?

/_

//_

//_ /

 

23.Quelles sont les formes d'étirement utilisées au début des séances

d'entrainement ?

 
 
 

Passif /_ / Actifs /_ / Activo-passif /_ /

/_

//_

//_ /

24. Quelles sont les avantages liés à la pratique des étirements au handibasketball ?

/_

//_

//_ /

MERCI POUR VOTRE PARTICIPATION

Réalisé par OHOUKO Sourou Oluwatchéun Aliou E

Prévention des blessures du membre supérieur chez les handibasketteurs de Cotonou

Université d'Abomey-Calavi (UAC) Institut National de la Jeunesse, de l'Education

Physique et du Sport (INJEPS)

QUESTIONNAIRE

A L'ENDROIT DES ENCADREURS DU CLUB LION HANDI SPORT Prévention des blessures du membre supérieur chez les handibasketteurs de Cotonou

Ce questionnaire est élaboré dans le cadre des travaux de recherche de Monsieur OHOUKO Sourou Oluwatchéun Aliou, mémorant à l'INJEPS sous la direction du Docteur KORA ZAKI YAROU Salifou et la supervision du Professeur LAWANI Mohamed Mansourou. Cette étude vise à proposer un programme d'exercices d'étirement pouvant éviter les blessures du membre supérieur.

Comme l'exige l'éthique scientifique, nous vous garantissons la confidentialité de toutes les informations qui seront données dans ce questionnaire. Elles serviront scrupuleusement pour l'étude. Nous vous prions d'être sincère dans les réponses que vous donnerez aux questions.

Date : /_ /_ / /_ /_ / /_ /_ /

I-IDENTIFICATION

1. Numéro d'identification

2. Nom et Prénoms:

3. Sexe: Masculin /_ / Féminin /_ /

4. Date de naissance : Jour Mois . Année

5. Age : ans

6. Taille : cm

7. Masse corporelle : kg

8. Discipline pratiquée : Handibasketball /_ / Autres disciplines /_ /

9. Profession

Codification

/_ //_ //_ /

/_ //_ //_ / /_ //_ //_ / /_ //_ //_ / /_ //_ //_ /

Réalisé par OHOUKO Sourou Oluwatchéun Aliou A

Prévention des blessures du membre supérieur chez les handibasketteurs de Cotonou

II. INFORMATIONS LIEES A L'ANCIENNETE DANS L'ENTRAINEMENT

 
 
 
 

/_

//_

//_ /

10. Depuis quand entrainez-vous un club de Handibasketball ?

 
 
 
 

/_

//_

//_ /

11. Aviez-vous reçu une formation dans le domaine ?

 
 
 

Oui /_ / Non /_ /

 
 
 

Si oui, dans quelle institution ?

 
 
 
 

/_

//_

//_ /

Si non, comment êtes-vous venu à l'entrainement ?

 
 
 

III. INFORMATIONS RELATIVES A LA CONDUITE DE

 
 
 

L'ECHAUFFEMENT

 
 
 

12. Vous arrive-t-il de conduire un échauffement ? Oui /_ / Non /_ /

/_

//_

//_ /

Si oui, comment le conduisez-vous ?

/_

//_

//_ /

13. Vos joueurs se blessent-ils lors des entrainements ou des matchs ?

 
 
 

Oui /_ / Non /_ /

/_

//_

//_ /

14. Quel (s) type (s) d'étirements utilisez-vous lors des séances d'échauffement ?

/_

//_

//_ /

Etirement actif /_ / Etirement passif /_ / Etirement activo-passif /_ /

 
 
 

15. Proposez-vous des exercices d'étirements à vos joueurs ?

 
 
 

Oui /_ / Non /_ /

/_

//_

//_ /

Si oui, à quel moment ?

 
 
 

Avant la séance /_ /

/_

//_

//_ /

Pendant la séance /_ /

 
 
 

Après la séance /_ /

 
 
 

16. Quelle est la durée (en secondes) de vos exercices d'étirement ?

 
 
 

Avant la séance .s

/_

//_

//_ /

Pendant la séance s

 
 
 

Après la séance ..s

 
 
 

17. Accepteriez-vous une proposition de programme d'étirement ?

/_

//_

//_ /

 

Oui /_ / Non /_ /

 
 
 

Réalisé par OHOUKO Sourou Oluwatchéun Aliou B

PROGRAMME D'EXERCICES D'ETIREMENT POUR LA

PREVENTION DES BLESSURES DU MEMEBRE SUPERIEUR

Vous trouverez ci-dessous un ensemble d'exercices à faire au début et après les séances d'entrainement ou de match. Vous pouvez aussi pratiquer ces exercices d'étirement quotidiennement chez vous afin de prévenir les blessures du membre supérieur. Lisez attentivement les instructions et regardez les photos avant d'exécuter l'exercice.

Pourquoi s'étirer ?

Pour préparer la musculature à l'effort

Pour favoriser la récupération et évacuer les fatigues

Pour prévenir les accidents musculaires

déchirure, claquage,

Pour entretenir et améliorer la mobilité et la souplesse

Pour lutter contre les

dysfonctionnements musculaires crampes, contractures

Comment intégrer les étirements des muscles suivant :

Les trapèzes supérieurs Les pectoraux

Les deltoïdes moyens La région dorsale

La région inter scapulaire Les triceps

Les extenseurs des doigts et des poignets

Les fléchisseurs des doigts et des poignets

Les étirements passifs

Définition : Ils sont réalisés sans contraction du muscle étiré, en éloignant ses insertions

Effets : Participation au mécanisme de récupération après l'effort, amélioration et entretien de la souplesse de façon durable

Inconvénient : Risque de lésions musculaires si réalisés trop violemment

C

Les étirements actifs

Définition : C'est la combinaison d'un étirement et d'une contraction volontaire statique du muscle étiré

Effets : Participation à l'échauffement, prévention des problèmes tendineux Inconvénients : Ils nécessitent une bonne perception et maitrise du geste

Quand les utiliser : Pendant l'échauffement pour préparer la musculature à l'effort

Comment bien s'étirer ?

Jamais à froid : toujours s'étirer après au moins un 1/4 d'heure d'échauffement

Sans douleur

Lentement : éviter les à-coups

En expirant : souffler permet de mieux relâcher les muscles

En respectant la durée nécessaire

En se concentrant sur la région étirée et les consignes de l'exercice

Il ne faut pas s'étirer dans les cas suivants :

Rupture tendineuse après cicatrisation Lésion de la peau (plaie non cicatrisée)

Tendinites : étirement actif pas autorisé pendant 5 jours

Traumatisme musculaire récent (contusion musculaire, déchirure)

D

Mode d'emploi des exercices Etape à suivre dans l'ordre

La position / les adaptations/ le dessin représentant le muscle à étirer/ la mise en tension / la contraction et la photo correspondante / le relâchement et la photo correspondante / le protocole

E

LES TRAPEZES SUPERIEURS

 

Position : tenir le fauteuil avec le bras gauche Adaptation : tenir le fauteuil avec l'autre bras

1-Mise en tension Baisser la tête

Amener l'oreille droite vers l'épaule droite Regard fixés vers le haut

2-Contraction statique : 6s

Tenter d'amener l'épaule gauche vers le haut

comme indiqué par la flèche, sans bouger

3-Relâchement : 6s

Toujours en conservant la position décrite en 1

Protocole : 2 fois de chaque coté

 

F

LES TRAPEZES

 

1- Amener l'épaule vers le bas

2-Amener l'épaule vers le haut

Protocole : alterner rapidement les deux mouvements

Variante : amener une épaule vers le bas et l'autre vers le haut, alterner les 2 mouvements

LES PECTORAUX

 

Position : mains derrière la tête

Adaptation : glisser les fesses vers l'avant du fauteuil

 

1-Mise en tension

Resserrer les omoplates

2-Contraction statique : 6s

Emmener les coudes le plus possible vers l'arrière jusqu'à sentir une tension au niveau de la zone indiqué sur le dessin

Expirer

3-Relâchement : 6s

Toujours en conservant la position décrite en

Protocole : 2 fois

1

LES DELTOÏDES

Protocole : 2 fois

G

Position :

Amener la main droite sur l'épaule gauche en gardant le coude à l'horizontal

Saisir le coude droit

Adaptation : poser le coude gauche sur les cuisses

1-Mise en tension

Amener le coude vers soi jusqu'à sentir une tension au niveau de la zone indiquée sur le dessin

2-Contraction statique : 6s

Pousser contre la main gauche comme indiquée sur la flèche, sans bouger

3-Relâchement : 6s

Toujours en conservant la position décrite en 1

H

LES PECTORAUX / LES DELTOÏDES

 

Amener les bras à l'horizontal et exécuter des ciseaux

Protocole : alterner rapidement Adaptation :

Se caler au fond du fauteuil Faire un bras puis l'autre

LA REGION DORSALE

 

Position :

Bras droit fléchi derrière la tête, main dans le dos

Empaumer le coude droit

Adaptation : glisser les fesses vers l'avant

dans le fauteuil 1-Mise en tension

Se pencher sur le côté vers l'avant jusqu'à sentir une tension au niveau de la zone indiquée sur le dessin

2-Contraction statique : 6s

Pousser contre la main comme indiquée par la flèche

3-Relâchement : 6s

Toujours en conservant la position décrite en 1

Protocole : 2 fois de chaque côté

 

I

LA REGION INTER SCAPULAIRE

 

Position : Bras tendus vers le sol

Adaptation : Glisser les fesses vers l'avant du fauteuil et poser les avant-bras sur les cuisses

1-Mise en tension Faire le dos rond

Enroule les épaules vers l'avant jusqu'à sentir une tension au niveau de la zone indiquée sur le dessin

2-Contraction statique : 6s

Tenter de resserrer les omoplates comme l'indique la flèche, sans bouger

3-Relâchement : 6s

Toujours en conservant la position décrite en 1

Protocole : 2 fois

LA REGION INTER SCAPULAIRE ET LA REGION DORSALE

1-se pencher vers l'avant : venir se toucher les mains

2- amener les bras le plus possible en arrière et vers le haut puis essayer de se toucher les mains

Protocole

Alterner rapidement

Adaptation

Poser la poitrine sur les genoux

LES TRICEPS

Protocole : 2 fois de chaque côté

J

Position

Bras fléchis derrière la tête, mains dans le dos Venir chercher le poignet avec l'autre main. Adaptation

Glisser les fesses vers l'arrière du fauteuil 1-Mise en tension

Faire glisser la main de plus bas possible dans le dos jusqu'à sentir une tension au niveau de la zone indiquée sur le dessin

2-Contraction statique : 6s

Tendre le coude comme indiquée par la flèche, en poussant contre l'autre main

3-Relâchement : 6s

Toujours en conservant la position décrite en 1

K

LES BICEPS/ LES TRICEPS

 

Les bras le long du fauteuil, plier et tendre les coudes

Protocole : alterner rapidement

Adaptation :

Faire un bras puis l'autre en se tenant le fauteuil Se caler au fond du fauteuil

LES FLECHISSEURS DES DOIGTS ET DES POIGNETS

 

Position

Bras tendu an avant, poignet en extension, doigts vers le bas

Venir saisir les doigts avec l'autre main en laissant le pouce libre

Adaptation

Poser le bras à étire sur une cuisse

L

 

1-Mise en tension

Accentuer l'extension du poignet et des doigts jusqu'à sentir une tension au niveau de la zone indiquée sur la photo

2-Contraction statique : 6s

Tenter de fléchir le poignet en poussant contre votre main, comme indiquée par la flèche, sans bouger

3-Relâchement : 6s

Protocole : 2 fois de chaque côté

Toujours en conservant la position décrite en 1

Les coudes sont posés sur les cuisses, ouvrir et fermer les poings

Protocole : alterner rapidement

Variantes : ouvrir un poing pendant que l'autre se ferme

LES EXTENSEURS/ FLECHISSEURS DES DOIGTS ET DES

POIGNETS

Quels muscles étirer après l'effort ?

Ces étirements ont pour but de détendre et d'assouplir la musculature. Ils sont donc à utiliser après l'effort, en phase de récupération

Ils se déroulent en plusieurs étapes : prendre la position d'étirement / mettre le muscle en tension progression en 20 s à 1min / relâcher 20 s

Ils s'effectuent sur le terrain dans le fauteuil, après l'effort

LES MUSCLES CERVICAUX

 

Position

Tenir le fauteuil de chaque côté pour fixer les épaules

1-

Amener lentement l'oreille droite vers l'épaule droite

Regarder vers le plafond

2-Amener le menton vers le sternum

3-Amener l'oreille gauche vers l'épaule gauche

M

Protocole : 2 fois dans un sens et 2 fois dans l'autre sens

LES PECTORAUX

 

Position : amener le fauteuil à environ 20cm du mur

Adaptation : tenir le fauteuil de l'autre main et glisser les fesses au fond du fauteuil

1-Placer le bras tendu au-dessus de l'horizontal, main contre le mur

2-Tourner le fauteuil pour l'amener dos au mur jusqu'à ressentir une tension au niveau de la zone indiquée sur le dessin

N

Protocole : 2 fois de chaque côté

O

LES DELTOÏDES

 

Position : Amener la main droite sur l'épaule gauche en gardant le coude à l'horizontal

Adaptation : poser le coude gauche sur la cuisse

1-Saisir le coude droit

2-Amener le coude vers soi jusqu'à sentir une tension au niveau de la zone indiquée

Protocole : 2 fois de chaque côté

 

LA REGION DORSALE

 

Position : Bras droit fléchi derrière la tête, main dans le dos

Adaptation : Glisser les fesses au fond du fauteuil

1-Empaumer le coude droit

2-Se pencher sur le côté gauche et vers l'avant jusqu'à sentir une tension au niveau de la zone indiquée sur le dessin

Protocole : 2 fois de chaque côté

 
 
 
 
 

Position : Bras fléchi derrière la tête coude vers le haut, main dans le dos

Adaptation : Glisser les fesses au fond du fauteuil du fauteuil

P

LA REGION INTER SCAPULAIRE

 

Position : Bras tendus vers le sol

Adaptation : Glisser les fesses au fond du fauteuil

1-Faire le dos rond

-Enrouler les épaules vers l'avant jusqu'à sentir une tension au niveau de la zone indiquée

2-Pousser en direction du sol

Protocole : 2 fois

 

LES TRICEPS

Q

 

1-Empaumer le coude avec l'autre main

2-Faire glisser la main le plus bas possible dans le dos jusqu'à sentir une tension dans la zone indiquée par le dessin

Protocole : 2 fois de chaque côté

 
 

1-venir saisir les doigts avec l'autre main en laissant le pouce libre

2-accentuer l'extension des doigts et du poignet jusqu'à sentir une tension au niveau de la zone indiquée sur le dessin

LES FLECHISSEURS DES DOIGTS ET DU POIGNET

 

Position : bras tendu en avant, poignet en extension, doigts vers le bas

Adaptation : poser le bras à étirer sur une cuisse

TABLE DES MATIERES

2. Objectifs...

... ... ... ... ... ... ... ... ...

28

Prévention des blessures du membre supérieur chez les handibasketteurs de Cotonou

Dédicace ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... i

Remerciements... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ii

Sommaire... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... iii

Sigles et abréviations... ... ... ... ... ... ... ... ... iv

Liste des tableaux... ... ... ... ... ... ... ... ... ... v

Liste des figures... ... ... ... ... ... ... ... ... ... vi

1

4

Liste des photos... ... ... ... ... ... ... ... ... ... vii

Introduction... ... ... ... ... ... ... ... ... ...

Chapitre I:Revue de littérature... ... ... ... ... ... ... ...

I-Clarification des concepts ... ... ... ... .... 5

1-1-Membre supérieur... ... ... ... ... ... ... 5

1-2-Etirement... ... ... .... ... ... ... ... ... 6

1-3-Le handibasketball ... ... ... ... ... ... 6

7

1-4-Handicap moteur... ... ... .. .. .... .. ... ... ...

II-Les contraintes influençant la performance de propulsion et le risque de blessure dans les

sports en fauteuil roulant ... ... ... ... ... ... ... 8

2-1-Théorie des systèmes dynamiques...... ... ... ... ... ... 8

2-2-Contraintes de l'organisme... ... ... ... ... ... .... 10

2-3-Les exigences physiques du handibasketball ... ... ... ... 20

III-Prévention des risques de blessure ... ... ... ... ... ... ... 23

3-1-Différentes formes d'étirement ... ... ... ... 23

3-2-Effets des étirements au cours de chaque étape d'une séance d'entrainement

... ... ... ... ... ... ... ... ... 25

Chapitre II: Hypothèse et objectifs... ... ... ... ... ... ...

27

1. Hypothèse... ... ... ... ... ... ... ... ... ... 28

Réalisé par OHOUKO Sourou Oluwatchéun Aliou 54

Réalisé par OHOUKO Sourou Oluwatchéun Aliou 55

Prévention des blessures du membre supérieur chez les handibasketteurs de Cotonou

2.1 Objectif général... ... ... ... ... ... ... ... ... 28

2.2 Objectifs spécifiques... ... ... ... ... ... ... ... 28

Chapitre III: Matériels et méthodes... ... ... ... ... ... ... 29

1- Cadre et type d'étude... ... ... ... ... ... ... ... 30

2- Population et échantillonnage... ... ... ... ... ... ... 30

2.1 Critère d'inclusion... ... ... ... ... ... ... ... ... 30

2.2 Critère de non inclusion... ... ... ... ... ... ... ... 30

2.3 Critère d'exclusion ... ... ... ... ... ... ... ... 30

3- Matériels et techniques... ... ... ... ... ... ... ...

30

 

4- Protocole de collecte des données... ... ... ... ... ... ... 31

5-

31

Variables étudiées... ... ... ... ... ... ... ... ... 31

6- Considération éthique... ... ... ... ... ... ... ...

7- Traitement statistique... ... ... ... ... ... ... ... 31

Chapitre IV: Résultats... ... ... ... ... ... ... ... ... 32

Chapitre V: Discussion... ... ... ... ... ... ... ... ... 37

Conclusion et perspectives... ... ... ... ... ... ... ... ... 42

Références ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... 46

Annexes... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... A

Tables des matières... ... ... ... ... ... ... ... ... 53

RESUME

Dans les activités physiques et sportives, les étirements sont envisagés comme des pratiques physiques qui sont intégrés partiellement dans les séances d'échauffements ou dans les phases de récupération et en fin de séance. Ils sont dans ce cas considérés comme un outil visant à améliorer la performance. L'objectif de ce travail de recherche est de proposer un programme d'exercices d'étirement pouvant éviter les blessures du membre supérieur. Dans cette étude réalisée sous forme d'enquête, les données ont été recueillies chez vingt-et-trois (23) joueurs du club lion handisport de Cotonou. Les données recueillies ont montré que les joueurs se blessent plus au niveau des membres supérieurs (82,60%) et plus précisément au niveau de l'épaule (52,63%). Ils utilisaient les étirements pour prévenir les blessures. Les données relatives à la durée de pratique des étirements ne sont pas conformes aux données de la littérature. C'est ce qui pourrait expliquer les blessures contractées par les joueurs. Un programme d'étirement bien conçu pourrait aider les handibasketteurs à prévenir les blessures.

Mots clés: Etirement musculaire, handibasketteur, programme d'étirement.

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