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La pédagogie différenciée cas d'une classe primaire


par ARKAN ABDI ROBLE
UNIVERSITE PICARDIE JULES VERNE  - MAITRISE  2019
  

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CADRE THéORIQUE DE LA

DIfféRENCIATION

PéDAGOGIQUE

1°) Historique de la différenciation pédagogique

L'idée de pédagogie différenciée est présente chez Célestin Freinet (1896-1966) lorsqu'il met en place les plans de travail individuels. Le précurseur de la psychologie prend part en premier à une forme de pédagogique différenciée en fonction du développement de l'élève.

Jean Jacques Rousseau (1712-1778), explique dans son livre intitulé l'Emile ou de l'éducation « l'éducation doit être au service de l'homme lui-même, sans idée préconçue, attentive au potentiel de chacun car l'homme est naturellement bon». L'enfant a besoin d'une éducation pour améliorer ses facultés intellectuelles, laquelle doit être au service de l'homme car dés sa naissance l'enfant est une page vierge qui n'a aucune représentation de son environnement.

Rousseau soutient que c'est la vie en société qui pervertit la bonté originelle de l'homme, la spécificité de l'enfant : petit homme et non pas petit homme. En effet l'enfant a besoin des étapes pour son développement lui permettant a acquérir des connaissances, car ce sont des étapes à respecter pour découvrir la représentation de son entourage.

Au début du XXe siècle suite à la démocratisation de l'école, pour un grand nombre des individus s'instaure à l'école le besoin d'avoir une éducation de base. Ce dernier requiert d'avoir une pratique adaptée en fonction des besoins des élèves car ils n'ont pas le même fonctionnent, les mêmes capacités donc il faut mettre en place une pratique qui répond aux besoins de l'élève.

À l'époque, la pratique de différenciation est celle de l'individualisme de l'enseignement, en laissant les élèves librement face au programme tant qu'elle peut-être un recul pour certain puis qu'il y'a des élèves qui ne s'adaptent pas à donner leur meilleur ajustement. Durant les années 1920, aux Etats unis et en Europe plusieurs modèles sont néanmoins développes avec de DECROLY, FREINET, DOTTRENS, PARKHURST et WASHBURN.

Une des premières expériences de la pédagogie est celle du plan Dalton expérimenté entre 1910 et 1920, élaboré par Helen Parkhurst. Elle a mis en place un plan de travail individuel pour que chaque élève s'engage à acquérir les savoirs selon des programmes organisés en tranches mensuels ou branche par branche. L'objectif du Dalton Laboratory Plan est de contribuer aux possibilités de progrès et ainsi présenter l'avantage de permettre à l'élève d'aller aussi loin qu'il le peut. Grâce à son autonomie l'enfant repartit ses branches de

programme comme il le peut et se focalisant sur la volonté d'agir l'enseignant vient en aide et contrôle ainsi de travailler à son rythme. On peut que dire la méthode de l' individualisme renforce la source de l'autonomie de l'enfant pour avoir une confiance en soi-même.

En 1913, la méthode de Winnetka, est moins individualiste que celui de Dalton, ce système tente d'équilibrer la méthode de l'individualisme et le collectivisme de certains apprentissages, en outre l'apprentissage de la lecture, l'éducation physique et sportive. L 'élève s'engage à acquérir les savoirs mais, cette fois-ci, à la différence du Plan de Dalton, le maitre seul programme et corrige les tâches. L'idée de créer des fiches autocorrectives, permet de contrôler les résultats et les erreurs a la manière de Célestin Freinet et les acquisitions des élèves au fur et à mesure que ceux-ci avancent dans les difficultés.

En 1966, Bourdieu expliquait comment, par son indifférence aux différences, l'école transforme en inégalités d'apprentissage et de réussite scolaires les inégalités initiales devant la culture. Au même moment, Bloom proposait une pédagogie de maîtrise fondée sur des objectifs clairs, une évaluation formative et un ajustement des situations didactiques aux acquis des élèves. Ces analyses l'affirmaient déjà : l'échec scolaire n'est pas une fatalité ! Thèse reprise par le CRESAS en 1978, au moment où les pédagogies compensatoires ou de soutien évoluaient vers des pédagogies différenciées. Au début des années 1990, on parlait d'individualisation des parcours de formation, plusieurs pays introduisaient les cycles pédagogiques, des modules et d'autres structures souples, destinées à faire face aux différences.

L'idée de suppression des filières introduit le concept d'hétérogénéité qui se met en place pour donner à l'enfant une aide pour réussir à son apprentissage. En 1979, les instructions officielles utilisent, pour la première fois, l'expression « pédagogie différenciée »

Le système scolaire n'est donc pas immobile, l'enseignement frontal n'est plus à l'honneur, on sait désormais qu'on pourrait amener beaucoup d'enfants et d'adolescents à maîtriser davantage de connaissances, à construire plus de compétences avec cette différenciation pédagogique1. Au juste, qu'est-ce qu'une pédagogie différenciée ? Comment la définit-on ?

1 http://www.unige.ch/fapse/SSE/teachers/perrenoud/php main/php livres/php ecole.html

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