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Subjectivité langagière dans le discours d'investiture du président congolais Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, 24janvier 2019.


par Nestor MUNGUDJAKISA
Institut Supérieur et Pédagogique de Bunia (ISP/BUNIA)  -  Licence en pédagogie appliquée 2019
  

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PREMIER CHAPITRE : CONSIDERATIONS GERERALES

Introduction

De l'intitulé de notre sujet, nous avons retenu les concepts-clés suivants que nous tenterons de définir : subjectivité, langagière, discours et investiture. Par la suite, nous tenterons de circonscrire le cadre théorique de la pragmatique, à savoir la théorie des actes de langage et l'énonciation,de présenter l'actuel Président de la République Démocratique du Congo, Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO et de situer la République Démocratique du Congo sur le plan géopolitique.

1.1. Définition de quelques concepts-clés. 

1.1.1. Subjectivité.

DansLePetit Larousse de langue française (2013), le mot « subjectivité » est défini de la manière suivante : « caractère de ce qui est subjectif par opposition à l'objectivité ; domaine de ce qui est subjectif ». Ce substantif a comme synonymes la partialité, le sentimental, le parti pris, etc.

Selon le dictionnaire de la langue française, Le Petit Robert (2016), la subjectivité se définit comme : « caractère de ce qui appartient au sujet ; à l'individu seul. »

L'adjectif dérivant de ce substantif est « subjectif (ve) » signifiant : « Qui relève du sujet défini comme un être pensant par opposition à l'objectif » ; il se dit également de ce qui est individuel et susceptible de varier en fonction de la personnalité de chacun. C'est de cette façon que les interprétations des textes littéraires, par exemple, sont souvent subjectives. Un discours prononcé peut avoir des interprétations diverses suivant les auditeurs. Bref, la subjectivité est définie comme : « la présence du sujet parlant dans son discours » (DUBOIS, J.et Alii. 1994). OSHIM, E. (2008), ajoute que dans la trame énonciative, la subjectivité du discours se manifeste notamment par les embrayeurs, les modalités de l'énoncé et celles de l'énonciation.

Néanmoins en pragmatique, parler de la subjectivité signifie principalement toucher l'énonciation développée par Emile BENVENISTE (1966 :259), tout en rappelant la place de l'homme dans la langue : « C'est dans et par le langage que l'homme se constitue comme Sujet ; parce que le langage seul représente, en réalité, dans sa réalité qui est celle de l'être, le concept d'ego ». Cette conception oriente le sujet vers l'identification et l'analyse des marqueurs de subjectivité dans le discours. Les déictiques, indices de personne, de temps et de lieu, retiennent alorsl'intérêt du sujet. Toutefois, la langue offre de nombreuses autres possibilités, certes parfois moins explicites, pour mettre en scène le sujet dans sa relation à l'autre et au monde. Ces indices de construction identitaire et de prise en charge du dire appartiennent à la modalité et s'imposent à l'analyse comme traces de l'activité d'énonciation.

De la sorte, nous pouvons retenir de la subjectivité, la qualité de ce qui est subjectif. Il s'agit de ce qui appartient ou qui est relatif au sujet, pris en opposition au monde externe. Par ailleurs, le concept désigne notre façon de penser ou de ressentir, la subjectivité et non pas l'objet en soi, d'après le trésor de la langue française informatisée.

En ce sens, la subjectivité est la propriété opposée à l'objectivité. La subjectivité est la propriété des arguments basés sur le point de vue du sujet et influencés par ses intérêts particuliers. Elle correspond plutôt à un point de vue distant, où les concepts sont traités en tant qu'objets.

Le thème de la subjectivité est analysé à partir de la philosophie également. Pour cette science, la notion désigne les interprétations faites sur n'importe quel aspect de l'expérience. C'est pour cette raison qu'elles ne sont accessibles qu'à la personne qui les expérimente, étant donné qu'une même expérience peut être vécue de différentes façons selon l'individu concerné. Ceci dit, le sujet donne ses propres opinions ayant pour base ses expériences. Il s'agit clairement d'opinions subjectives constituées par tous les faits vécus.

La différence entre la subjectivité et l'objectivité est claire lorsque plusieurs textes sont analysés. Ceux qui explicitent l'avis de l'auteur sont subjectifs ; ceux qui essayent de se limiter aux données concrètes et factuelles sont objectifs. Par exemple, « Je souhaite impulser une meilleure présence de notre pays dans les instances internationales, à la hauteur de notre vocation naturelle. » (L420-421)est une phrase subjective à cause du verbe souhaiter ; « Nous tenons à exprimer pour la première fois devant vous, notre reconnaissance au peuple congolais de nous avoir accordé à travers son suffrage, ce grand honneur. Cette confiance sera pour nous un soutien indispensable dans l'exercice de nos hautes responsabilités. »(L17-19)est une phrase objective. Car, le peuple a déjà réalisé à travers son suffrage la réussite du Président aux élections.

Au-delà de ceci, la subjectivité est « subject » en anglais signifiant en français « sujet. » 

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"Aux âmes bien nées, la valeur n'attend point le nombre des années"   Corneille