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Inventaire de quelques vestiges coloniaux matériels dans la ville de Dschang(1907-1957)


par Yannick Guerin Diffouo
Universite de Dschang - Master 2014
  

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II. INTERET DE LA RECHERCHE

L'intérêt de ce travail se situe à deux niveaux à savoir l'intérêt scientifique et l'intérêt touristique.

Ce travail revêt un intérêt scientifique majeur. Il est un outil didactique très important pour le Cameroun en général et les populations de la région de l'Ouest en particulier car il renseigne sur les traces laissées par les différents colonisateurs dans cette partie du Cameroun ; lesquelles traces sont chargées d'Histoire. Il est donc important, pour mieux comprendre un fait colonial, de recourir aux infrastructures de cette période. Les populations de la Menoua, à travers ce travail, vont redécouvrir les legs coloniaux sous un angle nouveau. En plus, ce travail pourrait inspirer beaucoup de chercheurs dans le processus de réécriture de l'Histoire du Cameroun. En revanche, il devrait permettre aux techniciens de tirer de bonnes leçons, sur le plan

1Cheikh Anta Diop, Nations nègres et culture, Paris, Présence Africaine, p.15, Cité par Célestine C. Fouellefak Kana, « Approche globale de l'historiographie africaine : Renaissance et valorisation de l'Histoire de l'Afrique. », in Nka' lumière ; Revue interdisciplinaire de la FISH, hors série, n°001, Dschang, Université de Dschang, 2010, p75.

2 Felipe Pérez Roque, « Droits de l'Homme et Diversité Culturelle : Sans culture aucune liberté n'est possible », in www.Afrikara.com, Regards alternatifs sur les mondes d'hier, d'aujourd'hui et de demain posté le 16/09/2007.

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architectural, concernant les techniques de constructions coloniales afin d'améliorer leur manière actuelle de construction. Si certains de ces édifices coloniaux, après un siècle, sont encore habitables1, cela témoigne d'un travail impeccable et bien fait à cette époque, contrairement à certains bâtiments qui, construits avec la technologie de l'heure, s'écroulent après une très courte durée. Charles Pomerol a bien compris cela quand il affirme que le constructeur d'aujourd'hui par commodité ou indifférence, renonce le plus souvent à l'utilisation de matériaux traditionnels alors que le bâtisseur d'autrefois s'ingéniait, en puisant dans la nature proche, à utiliser les éléments nécessaires à son ouvrage qui se trouve ainsi en accord parfait avec l'environnement2

L'intérêt touristique de cette étude se situe au niveau de la rentabilité économique. En effet, ce travail pourra pousser les décideurs politiques et privés de ce pays à prendre conscience3 de la nécessité de conserver les dernières traces coloniales et surtout d'entrer en action non seulement dans la ville de Dschang mais aussi dans toute la République du Cameroun. On va assister, dans un avenir proche ou lointain, à l'augmentation du nombre de touristes qui arriveront dans cette zone et certaines personnes vivant dans cette région verront leurs activités s'améliorer à cause de cette initiative. Eugene Désiré Eloundou va certainement dans le même sens en affirmant que le vestige peut aussi être un important facteur de développement touristique. Lorsqu'on s'intéresse aux grandes tendances du tourisme mondial aujourd'hui, on constate une grande évolution statistique du tourisme culturel, celui-là même qui conduit le visiteur à la découverte des autres cultures. 4

1 Particulièrement les constructions allemandes dont la majorité a un siècle de vie en

2013.

2 Charles Pomerol, Terroirs et monuments de France, Orléans, éditions du BRGM, 1992, p.3

3 Plusieurs lois ont déjà été votées par l'Assemblée Nationale sur la conservation du patrimoine. La plus récente est la loi n°2013/003 du 18 avril 2013 régissant le Patrimoine Culturel au Cameroun. Donc nous parlons surtout de la mise en application de ces lois qui est actuellement insuffisante.

4 Eugene Désiré Eloundou, « Vestiges historiques et préservation de la mémoire coloniale allemande au Cameroun » in Stefanie Michels et Albert-Pascal Temgoua (éds), La politique de la mémoire coloniale en Allemagne et au Cameroun, Actes du colloque à Yaoundé, Octobre 2003, LIT Verlag, Munster, 2005 p.77

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Cet aspect patrimonial du tourisme, ajouté à d'autres aspects, constitue autant d'atouts qui peuvent faire de la ville de Dschang, une destination de prédilection pour les touristes. Grégoire Djarmaila vante l'atout du tourisme pour le Cameroun en disant : « Mieux valorisées, les activités touristiques et cynégétiques (art et technique de la chasse) peuvent constituer la deuxième ressource budgétaire après les impôts et donc contribuer à l'amélioration des conditions de vie des populations locales1».

Pour finir, si après lecture de ce travail, les vestiges coloniaux dans notre pays en général et à Dschang en particulier sont regardés d'un oeil neuf, s'il donne un nouveau cours au processus de protection et de restauration de ces vestiges, s'il persuade que le matériau de construction utilisé par les allemands dans leurs colonies (par exemple) est plus économique et plus résistant, alors notre démarche n'aura pas été vaine. Mais avant cela, penchons-nous sur la conceptualisation de notre thématique.

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"Le doute est le commencement de la sagesse"   Aristote