IV- L'OBJET D'ETUDE
Dans le cadre de la production d'un travail scientifique, la
revue de la littérature est une étape extrêmement
importante en ce sens qu'elle permet de situer son apport personnel avec plus
de précision, de rassembler pour le chercheur de façon
synthétique, ce qui a été fait de plus pertinent et de
plus récent sur le sujet et surtout de pouvoir s'en
inspirer71. En effet, il n'est pas question de tout recenser ou de
tout savoir, mais de montrer qu'en s'engageant dans l'étude d'un
problème, l'on n'ignore pas le plus essentiel, le plus fondamental de ce
qui a été fait en théorie ou en recherche appliquée
sur le même problème ou les problèmes similaires. Ainsi et
comme l'affirmait Hervé DUMEZ : « un mémoire, une
thèse, un article a pour but d'apporter quelque chose de nouveau,
d'original. L'originalité est tout le sens de la revue critique de la
littérature. Il faut maîtriser ce qui a été fait en
la matière pour pouvoir positionner sa propre recherche de
manière à ce qu'elle soit originale »72.
68Art 3(1) RIAN
69Art 3(5) RIAN
70V. loi 2019/015 du 19 juillet 2019 et loi
2024/011 du 24 juillet 2024 portant prorogation du mandat des
député à l'Assemblée Nationale
71Jean-Louis Loubet DEL BAYE, Initiation aux
méthodes en sciences sociales, Paris, l'Harmattan, 2001, p.386
72Hervé DUMEZ, Faire une revue de la littérature,
pourquoi et comment, Versailles, le Libellio, 2001, p.15-27
MÉMOIRE RÉDIGÉ ET
PRÉSENTÉ PAR NKODO MEKONGO Gaël Régis 14
Le Contrôle Parlementaire des Politiques Publiques au
Cameroun : Cas du Sous-secteur Eau et Energie
En rapport avec la présente analyse, l'objet
d'étude sera succinctement présenté au travers de la revue
de littérature (A) ; de l'intérêt de l'étude (B) ;
la formulation de la problématique (C) ainsi que de l'hypothèse
(D).
A- La revue de littérature
L'ambitieuse et périlleuse recherche de travaux
liés à l'objet d'étude de ce travail a permis
d'opérer une sélection rigoureuse parmi une kyrielle de documents
pertinents dans une littérature très fertile et abondante. Dans
cet esprit, l'on a adopté une approche dualiste avec dans un premier
temps, une tendance qui pense que le Parlement est un dispositif institutionnel
et symbolique de mise en scène de l'interaction (1) qui reconnait entre
autres l'existence du contrôle parlementaire des politiques publiques ou
encore l'importance du Parlement dans la promotion de la démocratie et
de la bonne gouvernance, pour ne prendre que ce cas. Dans un second temps, l'on
a des auteurs qui estiment qu'il s'agit d'un dispositif institutionnel et
symbolique bicaméral de contrôle de la pertinence et de la
performance de l'action de l'exécutif (2).
1- Le parlement : un dispositif institutionnel et
symbolique de mise en scène de l'interaction du politique
Nadine MACHIKOU73 à travers un article qui
fait une lecture des interactions entre les professionnels de la politique,
démontre comment le parlement camerounais assure bien les fonctions qui
sont les siennes (voter les lois, contrôler l'action du Gouvernement)
grâce aux règles de civilité politique qui se donnent
à observer en milieu parlementaire camerounais depuis l'avènement
de la démocratie dans les années 1990, avec un retour au
multipartisme.
Pour Marie Géraldine NGA BETSAMA74 , elle
présente l'importance du parlement au travers de la constitution des
groupes parlementaire qui permettent au Parlement de mieux exercer les
compétences qui sont les siennes, bien que l'on constate selon elle, une
influence due à la maîtrise de l'exécutif sur la
constitution desdits groupes. Elle soutient cet état de chose par le
fait que la désignation des membres des commissions parlementaire est
une attribution des groupes politiques.
73Nadine MACHIKOU, « Les régimes de
pacification parlementaire au Cameroun », In
Polis/R.C.S.P/C.P.S.R, Vol 16, Numéro 1&2, 2009, pp. 67-69
74Marie Géraldine NGA BETSAMA,
« Les commissions parlementaires en droit constitutionnel camerounais
», Thèse de Doctorat en droit public, Université de
Yaoundé II, 2014-1015, p. 176
MÉMOIRE RÉDIGÉ ET
PRÉSENTÉ PAR NKODO MEKONGO Gaël Régis 15
Le Contrôle Parlementaire des Politiques Publiques au
Cameroun : Cas du Sous-secteur Eau et Energie
Quant à Ebenezer NJOH MOELLE75, il
démontre l'importance du Parlement à travers la
responsabilité de l'homme parlementaire. Le rôle que lui
confère la constitution (vote des lois, contrôle de l'action du
Gouvernement) ainsi que celle à l'égard de ses électeurs,
transforme le Député en un « otage du peuple », au
regard des multiples sollicitations qui lui sont soumises par les populations.
Cet auteur permet de comprendre mission de la vie de l'Homme
Député.
La réflexion portant sur les outils de contrôle
du parlement de Hironori YAMAMOTO76 a retenu l'attention. L'auteur y
présente une étude comparative de 88 parlements nationaux parmi
lesquels, celui du Cameroun. Il fait étalage des différents
outils dont dispose les parlements afin de pouvoir contrôler l'action du
gouvernement. Cet auteur pense également qu'en tant qu'instance
représentant le peuple, le rôle du contrôle parlementaire
est non seulement de veiller à ce que l'application des politiques
publiques reflète les besoins du peuple et y réponde, mais aussi
de veiller à faire en sorte que les politiques arrêtées
soient correctement mises en oeuvre pour les citoyens auxquels elles sont
destinées.
Dans le même ordre d'idée Moussa
MACHALELE77, démontre le rôle de l'Assemblée
Nationale avec le retour du régime constitutionnel normal en 2011 dans
son pays d'origine. Il fait savoir que cette nouvelle constitution a
contribué à l'amélioration de la gestion des politiques
publiques par le truchement de la mise en place d'un meilleur contrôle du
Parlement sur ces derniers. Désormais et à la lumière des
procédures constitutionnellement consacrées, le Parlement assure
librement ses fonctions qui sont celles de : voter les lois ; contrôler
l'action du Gouvernement et évaluer les politiques publiques. La
réflexion de cet auteur permet de comprendre l'importance du Parlement
dans ce pays depuis le retour au régime constitutionnel normal à
travers les fonctions qui lui sont reconnues.
Joel Narcisse MEYOLO78 présente l'importance
du Parlement à travers sa triple dimension qui s'articule autour de la
coopération parlementaire (mise en place d'organismes destinés
à gérer certains domaines d'action commun) ; la
coopération interparlementaire (qui consiste pour le parlement à
apporter une aide technique à des assemblées parlementaires qui
sollicitent son appui. Cette action s'exerce essentiellement au profit des
parlementaires et de leurs administrations). Enfin, l'action individuelle des
parlementaires (elle se manifeste par les actions parlementaires envers les
populations à l'instar des dons et autres aides). Cette triple
75Ebenezer NJOH MOUELLE, le Député
de la nation, Yaoundé, Presses de l'UCAC, 2001, p.8-47
76Hironori YAMAMOTO, le contrôle
parlementaire, Union interparlementaire, 2007
77Moussa MACHALELE, « le contrôle de
l'Assemblée Nationales sur les politiques publiques au Niger :
réalisations et perspectives », Université de
Strasbourg-Ecole Nationale d'Administration (ENA), 2018, p.7-30
78Joel Narcisse MEYOLO, « l'Action Internationale du Parlement
Camerounais de 1960 à nos jours : approche historique »,
Mémoire de DEA en Science Politique, Université de
Ngaoundéré (Cameroun), 2007, pp. 2-56
MÉMOIRE RÉDIGÉ ET
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Le Contrôle Parlementaire des Politiques Publiques au
Cameroun : Cas du Sous-secteur Eau et Energie
dimension du Parlement camerounais est une
réalité, accompagné d'une double tradition coloniale
(française et britannique). A cette double tradition s'ajoute
également une cohabitation entre les différents courants
religieux (Christianisme, Islam...), ce qui fait du Parlement une institution
laïque qui prend en compte les réalités sociales.
Laura BARNETT et Sebastian SPANO dans leur article «
la participation politique du parlement canadien à la politique
étrangère »79, tentent de
déconstruire l'apathie, la paralysie prononcée du Parlement en
matière de politique étrangère. Bien que cette
compétence reste castrée dans les mains du Royaume à
travers ce qu'on appelle « la prérogative royale »
qui permet à l'exécutif de négocier, de ratifier, de
conclure les traités internationaux, le Parlement garde tout de
même une certaine compétence dans le domaine de la politique
étrangère. Pour que les traités négociés par
l'exécutif puissent entrer en vigueur dans le pays, le Parlement doit
légiférer, c'est précisément à ce niveau
(conclusion et mise en oeuvre des traités) que ce dernier vaut tout son
pesant d'or, même si cette prérogative il la partage avec les
parlements provinciaux qui interviennent au niveau de la mise en oeuvre de ces
traités à l'échelle locale. Par ailleurs, l'action du
Parlement canadien s'est accrue avec notamment la procédure
parlementaire d'examen. Celui-ci s'est donc doté de comité
d'affaires extérieures qui lui permettent d'agir de façon
efficace sur la politique étrangère. Cela permet en plus de
savoir comment est-ce que le Canada gère tous les traités qu'il
conclut sur le plan international ainsi que les engagements auxquels le pays
consent avec ses partenaires internationaux. Enfin, le Parlement peut
également impacter sur la politique étrangère non
seulement en octroyant ou en retenant les fonds, mais aussi en retirant sa
confiance au Gouvernement. Les adeptes de ce courant selon lequel le Parlement
devrait avoir plus de liberté en matière de politique
étrangère, soutiennent que le rôle de celui-ci dans ce
domaine a atteint son apogée lorsque le pays était sous le
Gouvernement du premier ministre William Lyon MACKENZIE KING (1921-1948) qui
affirmait par rapport à la participation militaire du pays à
l'étranger que « c'est au parlement de décider si, oui
ou non, nous devons participer aux guerres civiles qui sévissent sur
divers coins du globe. Il n'appartient à aucun particulier ni à
aucun groupe de faire quoi que ce soit de nature à porter atteinte aux
droits du Parlement dans une question d'un si grand intérêt pour
le peuple canadien tout entier ».
En somme, les travaux de ces auteurs renseignent sur
l'importance du Parlement et des parlementaires ainsi que les missions qui
leurs sont confiées. Sans toutefois réfuter cette
79Laura BARNETT, Sebastien SPANO, La
participation du parlement à la politique étrangère,
Bibliothèque du parlement, révisée 28 août
2013, pp.1-9
MÉMOIRE RÉDIGÉ ET
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Le Contrôle Parlementaire des Politiques Publiques au
Cameroun : Cas du Sous-secteur Eau et Energie
tendance sus-évoquée par les travaux
suscités, certains autres auteurs reconnaissent certes une importance
institutionnelle et symbolique au Parlement, mais lui trouve des limites
(2).
2- Le parlement : un dispositif institutionnel et
symbolique bicaméral de contrôle de la pertinence et de la
performance de l'action de l'exécutif
L'on a été saisi par la pertinence des travaux
de Messieurs Francis AKINDES et Victor TOPANOU80. En effet, ces
auteurs font une lecture sociologique du contrôle de l'action
gouvernementale dans leur pays d'origine. Ils démontrent que celle-ci
est une construction d'interactions entre les représentants du
Gouvernement et les parlementaires au cours de l'élaboration rituelle du
projet annuel de loi des finances. A travers ces interactions, l'objectif est
d'apprécier concrètement le niveau de cette prise de
responsabilité par les parlementaires dans ce pays. D'après eux,
le texte constituant de leur pays, dans son architecture, garantit un pouvoir
fort au Président de la République et son corollaire devient donc
un déséquilibre des forces dans les relations entre
l'exécutif et le parlement d'une part et entre l'exécutif et les
autres corps constitués d'une autre part. Ils soutiennent par ailleurs
que cette constitution semble véhiculer une approche minimaliste de
l'action gouvernementale, d'autant plus que les marges de manoeuvre sont
déjà réduites, car conscient de ce
déséquilibre, le constituant a installé un rapport
fonctionnel inégal entre le pouvoir de décision de
l'exécutif et le pouvoir parlementaire de contrôle de l'action
gouvernementale. Malgré cette limitation constitutionnalisée de
la capacité de nuisance du Parlement disent-ils, les
Députés disposent d'une importante marge de manoeuvre en
matière de contrôle de la gestion du Gouvernement. Mais, pour que
ce contrôle soit efficace, il faut y apporter des mesures nouvelles,
concluent-ils.
De même, Cyriaque ESSEBA81 rend compte de la
dimension structurelle et conjoncturelle du processus de mise en place du
Sénat au Cameroun. Pour cet auteur, le Senat va renforcer le processus
de démocratisation et l'influence du législatif sur
l'exécutif. Il présente l'importance du pouvoir législatif
à travers le bicaméralisme qui est devenu une
réalité. L'Assemblée nationale sera désormais
assistée du Sénat en matière législative, du
contrôle de l'action gouvernementale, ainsi que la représentation
des collectivités territoriales décentralisées.
80 Francis AKINDES, Victor TOPANOU, « Le
contrôle parlementaire de l'action du Gouvernement en République
du Benin », Démocratie, gouvernance et droits de l'homme Document
du programme no. 18, Institut de recherche des Nations Unies pour le
développement social, octobre 2005
81Cyriaque ESSEBA, « Mise en place du Senat et
le processus démocratique au Cameroun », In Selon, Le Kilimandjaro,
2013, p. 1-148
MÉMOIRE RÉDIGÉ ET
PRÉSENTÉ PAR NKODO MEKONGO Gaël Régis 18
Le Contrôle Parlementaire des Politiques Publiques au
Cameroun : Cas du Sous-secteur Eau et Energie
Selon Pierre Flambeau NGAYAP82, le
bicaméralisme est devenu une réalité au Cameroun en 2013
à la faveur de la mise en place du Sénat, prévu par la
Constitution du 18 janvier 1996. Cet auteur démontre l'importance des
institutions parlementaires à travers leurs fonctions politiques
(questions orales, questions écrites, interpellation des membres du
Gouvernement) et la mise en cause de la responsabilité gouvernementale
par les contrôles parlementaires (contrôle par les commissions
générales ainsi que par les commissions d'enquêtes
parlementaires).
Dans le même ordre d'idée, Linus Fabrice
MEKIE83 fait étalage des multiples pesanteurs que rencontre
le parlementaire dans les missions qui sont les siennes. Il
révèle que ces dernières sont à la fois d'ordre
intra et extra parlementaires en sus de la prééminence de
l'exécutif dans le domaine du parlementaire.
La réflexion de Corina Sonia ADIDIGUE84
démontre que les assemblées parlementaires ont un pouvoir
limité dans la mesure où elles ne sont pas souveraines de l'ordre
du jour des travaux aux seins de celles-ci. Elle soutient sa position par le
fait entre autre que le pouvoir exécutif a une domination sur le pouvoir
législatif et assure ainsi de ce fait des compétences dans le
domaine du législatif qui influencent la tenue des travaux, notamment,
l'influence dans la désignation des Présidents des Groupes
parlementaires ; l'influence du fait majoritaire dans la formation des
Commissions parlementaires à la faveur de l'exécutif ou encore la
participation de l'exécutif aux travaux de fixations de l'ordre du jour,
pour ne prendre que ces quelques exemples.
Luc SINDJOUN85 démontre qu'après les
indépendances, les Parlements africains n'étaient qu'une
adaptation des Parlements européens. Selon cet auteur, les relations
internationales sont menées par l'exécutif, le législatif
n'étant qu'un acteur institutionnel jouant un rôle
d'arrière-plan. L'Assemblée Nationale ne joue qu'un rôle
symbolique dans la politique étrangère du Cameroun. Elle n'est
qu'un organe qu'utilise l'exécutif afin de pouvoir ratifier les
traités et conventions internationales. Elle est
considérée comme étant une institution inutile et sous la
domination et le contrôle de l'exécutif en matière de
politique étrangère. La politique étrangère est
l'oeuvre du pouvoir exécutif.
82Pierre Flambeau NGAYAP, Le droit parlementaire
au Cameroun, Paris, l'Harmattan, 2017, p. 175-194
83Linus Fabrice MEKIE, « le parlement et la
résolution des crises politiques au Cameroun »,
Mémoire Master II science politique, Université de
Yaoundé 2 Soa, 2022-2023, p. 87-100
84Corina Sonia ADIDIGUE, « l'ordre du jour des
assemblées parlementaires », Mémoire master II droit public,
Université de Yaoundé 2 Soa, 2018-2019, p.66-95
85Luc SINDJOUN, « L'action
internationale de l'Assemblée Nationale du Cameroun ;
éléments d'analyse politiste », in Revue des Etudes
Internationales, Vol 24, numéro 4, 1993 pp. 820-844
MÉMOIRE RÉDIGÉ ET
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Le Contrôle Parlementaire des Politiques Publiques au
Cameroun : Cas du Sous-secteur Eau et Energie
Les travaux de Paulin PUNGA KAMINKANGA86 font
état de ce que le contrôle parlementaire a malheureusement
révélé ses limites, dans la mesure où il peine
à atteindre ses objectifs, à savoir, le respect de l'Etat de
droit, l'instauration et le respect des règles d'une saine gestion des
ressources publiques (utilisation des deniers publics, efficacité des
politiques et programmes, etc.), la reddition des comptes et la
redevabilité de ceux qui exercent le pouvoir, vis-à-vis des
élus et des populations. Il apporte comme solution palliative
après avoir présenté la pertinence et les limites du
contrôle parlementaire, l'évaluation des politiques publiques.
Alain DELCAMP87, en rapport avec le contrôle
parlementaire pense que la perception que l'on a de ce dernier reste
très faible. Il justifie cela par le fait que premièrement, le
pouvoir législatif dispose d'une autonomie très faible et
insuffisante par rapport au pouvoir exécutif et que l'opposition est
insuffisamment associée au système de décision, et ensuite
par l'attribution qu'a accordé l'histoire constitutionnelle au mot
« contrôle », car pour la doctrine, le contrôle
parlementaire se résumerait principalement dans la capacité du
parlement à mettre en cause la responsabilité du gouvernement.
Pierre AVRIL88 clarifie dans une de ses tribunes,
le concept de contrôle parlementaire qu'il appréhende comme
étant une opération matérielle que le droit encadre en
fixant sa procédure et ses conséquences. Il nous démontre
que le contrôle parlementaire rencontre des difficultés non du
fait des lois, mais plutôt du fait des Hommes qui sont dans cette
institution. Selon cet auteur, l'Assemblée Nationale ne manque pas de
lois pour mener à bien ses missions mais manque plutôt des
parlementaires (Députés) capable d'assurer lesdites fonctions.
Durant les différentes sessions parlementaires, le parti politique
majoritaire domine dans les échanges. Cette majorité
parlementaire pourrait aisément mettre en cause la responsabilité
du Gouvernement, mais les Députés sont attachés à
leurs fins personnelles, voir aux intérêts du parti politique.
C'est la raison pour laquelle il est difficile de parler d'un contrôle
parlementaire dans l'action du Gouvernement.
Dans le cadre de ce travail, l'on se situe à la suite
de la tendance sus évoquée qui consiste à
reconnaître au parlement des pouvoirs, notamment dans le contrôle
des politiques publiques. Toutefois l'on en présente les limites. De
plus, ce travail présente le Parlement à la fois comme un acteur
et un évaluateur des politiques publiques. Son originalité
réside en ce qu'il montre non seulement les goulots
d'étranglement qui entachent ce contrôle parlementaire
86Paulin PUNGA KAMINKANGA, « Pallier les
limites du contrôle parlementaire en RDC par l'évaluation des
politiques publiques », Institut pour la Démocratie, la
Gouvernance, Développement en Paix en Afrique (IDGP), 2013
87Alain DELCAMP, « La perception du
contrôle parlementaire. Comment le rendre plus attractif ? »,
Revue pouvoirs, n0134, septembre 2010 p. 110
88Pierre AVRIL, « L'introuvable contrôle
parlementaire, petites affiches », In Jus Politicum, 2009,
pp.1-7
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Le Contrôle Parlementaire des Politiques Publiques au
Cameroun : Cas du Sous-secteur Eau et Energie
des politiques publiques sous le prisme du Sous-secteur Eau et
Energie, mais également, en propose des solutions pour son
amélioration afin de le renforcer en le rendant plus efficace de telle
sorte que plusieurs autres département ministériels ou sectoriels
ainsi que les parlementaires puissent s'en inspirer.
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