3.3. Vérification des hypothèses
Après réalisation de l'analyse de la relation
entre la masse monétaire et l'inflation en RDC de 2013 à 2023
nous passons à la vérification des hypothèses suivantes
:
Hypothèse 1 : « La masse monétaire
aurait stimulé la croissance économique pendant cet intervalle de
temps tout en induisant une inflation élevée ».
Les résultats de l'estimation du modèle ARDL ont
révélé l'existence d'une relation significative à
court terme entre la masse monétaire et la croissance
économique.
De ce fait, l'hypothèse 1 est
confirmée
Hypothèse 2 : « Les avoirs
extérieurs nets, les créances nettes sur l'Etat et les
crédits à l'économie seraient les principales
contreparties à l'origine de la création monétaire pendant
la période sous étude ».
Après analyse statistique et graphique des facteurs
ayant concouru à la création monétaire par la BCC, il
ressort que pendant la période sous analyse la croissance de la masse
monétaire était principalement expliquée par l'expansion
des crédits à l'économie et subsidiairement par celle du
crédit net à l'Etat et des avoirs extérieurs nets.
De ce fait, l'hypothèse 2 est
confirmée
" 38 "
CONCLUSION
Notre étude a porté sur l'évolution de la
masse monétaire et son influence sur l'économie en
République démocratique du Congo de 2013 à 2023. Il a eu
pour objectif d'analyser l'évolution de la masse monétaire et de
ressortir clairement son influence sur l'économie de la
République Démocratique du Congo.
Pour y parvenir, notre problématique de recherche
était axée sur les questions suivantes :
- Quelles répercussions la masse monétaire
a-t-elle eu sur l'économie de la République Démocratique
du Congo durant la période de 2013 jusqu'en 2023 ?
- Quelles ont été les principales contreparties
à l'origine de la création monétaire pendant la
période sous étude ?
Ainsi, nous avons proposé les hypothèses ci
-après :
- La masse monétaire aurait stimulé la
croissance économique pendant cet intervalle de temps tout en induisant
une inflation élevée,
- Les avoirs extérieurs nets, les créances
nettes sur l'Etat et les crédits à l'économie seraient les
principales contreparties à l'origine de la création
monétaire pendant la période sous étude.
Pour vérifier ces hypothèses, nous avons fait
recours à la méthode hypothéticodéductive.
Cette méthode a été
complétée par la technique documentaire et statistique ; ce qui a
conduit à subdiviser notre travail en trois grands chapitres :
- dans le premier chapitre nous avons passé en revue
les différentes considérations théoriques sur la masse
monétaire, l'inflation et la croissance économique ;
- dans le deuxième chapitre nous avons fait un
aperçu sur la gestion de la masse monétaire par la banque
centrale du Congo de 2013 à 2023 ;
BCC.
~ 39 ~
- le troisième chapitre était consacré
à l'analyse de la relation entre la masse monétaire, l'inflation
et la croissance économique en RDC : vérification des
hypothèses.
Après analyse et interprétation des
résultats, il s'observe que nos hypothèses ont été
confirmées.
En effet, nous sommes partis de l'hypothèse selon
laquelle la masse monétaire aurait stimulé la croissance
économique pendant cet intervalle de temps tout en induisant une
inflation élevée ; les résultats effectués par le
modèle ARDL montre que les variables indépendantes telles que la
masse monétaire, le taux de dollarisation, inflation, taux
d'intérêt, et les retards de la variable dépendante ont un
impact positif, soit 96,16 % de la variation du taux de croissance
économique.
Nous finissons donc en disant que nous ne visons pas à
l'esprit d'avoir balayé tous les contours de l'évolution de la
masse monétaire et son influence sur l'économie en RDC de 2013
à 2023. Nous laissons donc ouvert cette modeste oeuvre à des
remarques et dignes corrections que peuvent apporter les différents
lecteurs.
RECOMMANDATIONS
Pour répondre à ce problème,
l'étude recommande au gouvernement et à la Banque centrale du
Congo comme autorité monétaire, ce qui suit :
Au gouvernement :
· Encourager l'usage du franc congolais dans les
transactions courantes par des incitations fiscales ou
réglementaires,
· Offrir des instruments d'épargne et de
crédit attractifs en franc congolais pour réduire la
dépendance au dollar ;
· Augmenter l'inclusion financière pour que les
décisions de la BCC aient un impact réel sur l'économie
;
· Éviter les déficits publics excessifs
qui obligent à une création monétaire non
maîtrisée ;
· Privilégier les financements par emprunts sur
les marchés plutôt que par avances de la
~ 40 ~
A la Banque Centrale du Congo :
· Continuer à articuler le taux directeur pour
influencer le coût du crédit et la demande globale,
· Revoir à la hausse les coefficients de
réserve obligatoire pour limiter l'expansion excessive du crédit
bancaire ;
· Intensifier l'émission de Bons BCC pour
absorber l'excès de liquidité et stabiliser la masse
monétaire.
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BIBLIOGRAPHIE
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