3.2.2. Estimation du modèle ARDL
Variable Coefficient Std. Error t-Statistic Prob.*
TXCROISSANCE(-
1) 1.400316 0.105889 13.22433 0.0000 TXCROISSANCE(-
2) -0.400448 0.112490 -3.559856 0.0010 TAUXDOLLARIS
ATION 0.000299 0.000369 0.811316 0.4222
TXMONTAIRE -0.042411 0.012250 -3.462032 0.0013
TXMONTAIRE(-1) 0.062793 0.013766 4.561405 0.0001 TAUXINFLATION
-0.018479 0.018344 -1.007372 0.3201 TAUXINTERET -0.000378 0.000295 -1.281216
0.2079
C -0.025875 0.026934 -0.960673 0.3428
R-squared 0.967565 Mean dependent var 0.055652
Adjusted R-squared 0.961591 S.D. dependent var 0.025643
S.E. of regression 0.005026 Akaike info criterion -7.591778
Sum squared resid 0.000960 Schwarz criterion -7.273754
Log likelihood 182.6109 Hannan-Quinn criter. -7.472644
F-statistic 161.9408 Durbin-Watson stat 2.082508
Prob(F-statistic) 0.000000
Interprétation du résultat
R2 ajusté : 0.961591 Ce
coefficient indique que 96,16 % de la variation du taux de croissance
économique est expliquée par les variables
indépendantes incluses dans le modèle (taux de dollarisation,
masse monétaire, inflation, taux d'intérêt, et les retards
de la variable dépendante). C'est un niveau très
élevé, ce qui suggère que le modèle est
extrêmement performant pour expliquer les fluctuations
de la croissance économique sur la période étudiée.
Le R2 ajusté est particulièrement utile ici, car il
tient compte du nombre de variables utilisées et évite de
surévaluer la qualité du modèle.
~ 35 ~
F est très élevée et la p-value est quasi
nulle, ce qui signifie que le modèle est globalement
significatif. En d'autres termes, il existe une relation
statistiquement robuste entre les variables explicatives et le taux de
croissance économique. Cela valide la pertinence du modèle ARDL
choisi.
En résumé, le modèle ARDL(2, 0, 1, 0, 0)
est très bien ajusté et statistiquement
solide. Il offre une base fiable pour interpréter les effets
des variables monétaires sur la croissance économique en RDC.
3.2.3. Estimation des effets de long et court terme
Étant donné que la probabilité
associée au test de Fisher se situe dans une zone de forte
significativité, cela confirme la validité globale du
modèle. Toutefois, l'absence de preuve statistique d'une relation de
long terme entre les variables suggère que les effets observés
sont principalement de nature transitoire. Autrement dit, le modèle ARDL
révèle l'existence d'une relation significative à court
terme entre la masse monétaire et la croissance économique, mais
ne permet pas d'établir une dynamique stable à long terme.
ECM Regression
Case 2: Restricted Constant and No Trend
|
Variable
|
Coefficient Std. Error t-Statistic
|
Prob.
|
|
D(TXCROISSANCE(-
|
|
|
|
|
1))
|
0.400448
|
0.095811 4.179550
|
0.0002
|
|
D(TXMONTAIRE)
|
-0.042411
|
0.010494 -4.041464
|
0.0002
|
|
CointEq(-1)*
|
-0.000132
|
3.15E-05 -4.195287
|
0.0002
|
|
R-squared
|
0.662267
|
Mean dependent var -0.000445
|
|
Adjusted R-squared
|
0.646559
|
S.D. dependent var 0.007947
|
|
|
Akaike info
|
|
|
S.E. of regression
|
0.004724
|
criterion
|
-7.809170
|
|
Sum squared resid
|
0.000960
|
Schwarz criterion
|
-7.689910
|
|
|
Hannan-Quinn
|
|
|
Log likelihood
|
182.6109
|
criter.
|
-7.764494
|
|
Durbin-Watson stat
|
2.082508
|
|
|
" 36 "
Interprétation du résultat
Le modèle ARDL sélectionné est de forme
(2, 0, 1, 0, 0), ce qui signifie que la variable dépendante (la
croissance économique) est influencée par ses deux retards,
tandis que les variables explicatives (masse monétaire, dollarisation,
inflation, taux d'intérêt) sont intégrées avec un
nombre de retards variable. L'analyse porte sur 46 observations trimestrielles,
couvrant la période de 2013 à 2024.
v Interprétation des coefficients dynamiques :
Le coefficient de la variation retardée de la croissance
économique est positif et significatif, ce qui indique une inertie dans
le processus de croissance : les performances passées influencent
fortement les évolutions actuelles.
La variation de la masse monétaire a un effet
négatif et significatif sur la croissance à court terme.
Cela suggère que, dans le contexte congolais, une augmentation soudaine
de la masse monétaire pourrait avoir un effet récessif
immédiat, peut-être en raison de
déséquilibres ou de pressions inflationnistes.
v Composante d'ajustement à long terme
(CointEq(-1)) Le coefficient de l'équation d'erreur est
négatif et très significatif. Cela indique que le modèle
corrige bien les déséquilibres à court terme
pour revenir vers un équilibre de long terme. Autrement dit,
lorsqu'un écart se produit entre la croissance observée et celle
attendue par le modèle, il est progressivement corrigé au fil du
temps.
Cependant, la valeur du coefficient est extrêmement
faible (proche de zéro), ce qui signifie que l'ajustement vers
l'équilibre est très lent. Cela peut refléter une
économie où les mécanismes de régulation prennent
du temps à se manifester, ou où les chocs ont des effets
persistants.
v Qualité du modèle Le
R2 ajusté est de 64,6 %, ce qui montre que le modèle
explique une bonne part de la variation de la croissance
économique, sans être excessivement surajusté.
" 37 "
Le modèle est donc statistiquement
solide, mais laisse encore place à des facteurs non
capturés.
v Test de relation de long terme (F-Bounds Test)
Le test de Bounds donne une statistique F de 2,59. Ce résultat
se situe entre les bornes critiques à 10 %, mais
en dessous des seuils plus stricts (5 %, 2,5 %, 1 %).
Cela signifie que l'on ne peut pas confirmer
l'existence d'une relation de long terme entre les variables. En
d'autres termes, les effets observés dans le modèle sont
principalement de nature transitoire, et aucune
dynamique stable de long terme n'est statistiquement
établie.
Conclusion analytique Le modèle ARDL
révèle des interactions significatives à court
terme, notamment entre la masse monétaire et la croissance
économique. Il montre également une capacité d'ajustement
vers l'équilibre, bien que lente. Toutefois, l'analyse ne permet pas de
conclure à une relation stable de long terme entre les variables
monétaires et la croissance en RDC sur la période
étudiée.
|