2.2.2. Instruments de refinancement des banques
commerciales par la BCC a. Taux directeur
Etant le taux auquel la BCC prête aux banques
commerciales à court terme, il sert à réguler la
liquidité dans le système bancaire. Sa hausse rend le
refinancement plus coûteux pour les banques, ce qui peut freiner l'octroi
de crédits aux entreprises et aux ménages, et sa baisse stimule
le crédit.
Au cours de l'année 2019 par exemple, l'Autorité
monétaire avait procédé à une révision
à la baisse de son taux directeur, à l'instar de l'année
2018. Ainsi, le taux de base est passé de 14,0 % à 9,0 %, le 02
mai 2019. Cette baisse visait l'allègement des conditions d'octroi des
crédits, en vue de contribuer au financement de l'économie, dans
un contexte d'un niveau faible de l'inflation.
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b. Bon BCC
Le bon BCC est un instrument monétaire émis par
la Banque Centrale du Congo. Il s'agit d'un titre de créance à
court terme, utilisé pour réguler la liquidité dans le
système bancaire congolais. Les établissements de crédit
peuvent présenter des effets (créances sur des clients) à
la BCC, qui les analyse selon des critères de solvabilité,
rentabilité et liquidité. Si ces effets sont jugés
éligibles selon les dispositions de l'instruction N°6 de la BCC,
ils peuvent être refinancés, souvent en contrepartie de bons
BCC.
c. Coefficient de réserve obligatoire
En imposant un taux de réserve obligatoire, la BCC
retire une partie de la liquidité des banques commerciales. Cela peut
créer un déficit de liquidité, poussant les banques
à se refinancer auprès de la BCC pour répondre à
leurs besoins. Les réserves obligatoires permettent de réguler
les taux d'intérêt et d'assurer la discipline bancaire, en
forçant les banques à maintenir une base de liquidité
minimale.
En 2014 par exemple, le coefficient de la réserve
obligatoire a permis de ponctionner 16,1 milliards de CDF contre un niveau
programmé de 26,7 milliards. Il sied de relever que le niveau
réalisé demeure inférieur à celui de 2013
situé à 61,1 milliards.
Cette évolution de la réserve obligatoire
révèle deux périodes marquées par une ponction de
22,2 milliards de CDF au premier semestre et une injection de 6,1 milliards au
deuxième semestre, liée à un ajustement à la baisse
des coefficients de réserve en monnaie nationale. En effet, à
partir du mois de juillet, le coefficient sur les dépôts en
monnaie nationale est passé de 7,0 % à 5,0 % pour les
dépôts à vue et de 3,0 % à 0 % pour ceux à
terme.
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