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Etude prévisionnelle de la consommation nationale du gaz en Algérie


par Maher GUENNOUN
Université des Sciences et de la Technologie Houari Boumediene - Ingénieur d'état en Recherche Opérationnelle 2004
  

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Chapitre 8

Conclusion generale

Ces dernières décennies, une place importante a été consacrée au gaz en raison de ses caractéristiques économiques et écologiques.

En e§et, le gaz naturel représente une des sources díénergie la plus utilisée dans le monde, voir la plus prometteuse puisquíelle bénéfcie avec la montée des préoccupations environne- mentales díune considération importante. LíAlgérie est un pays producteur et exportateur de cette énergie, il a été donc primordial pour la SONELGAZ díanalyser líévolution temporelle

de la consommation nationale du gaz naturel dans ces di§érents aspects afn de comprendre

le mécanisme qui gère cette consommation et de tirer par la suite des informations et des conclusions utiles a la phase de prise des décisions liées aux di§érents projets et plus préci- sément le projet nommé programme national du gaz (PNG).

Notre étude a porter donc sur líanalyse des séries chronologiques représentant líévolution

de la consommation mensuelle du gaz naturel pour les distributeurs publics, les centrales électriques et de líindustrie. Líanalyse permet de construire un modèle mathématique qui explique le phénomène de líévolution de la consommation.

A travers cette étude, nous avons proposé dans un premier temps díétudier individuellement

les séries représentant la consommation publique, la consommation industrielle et celle des producteurs díélectricité.

Chaque série a été étudiée séparément, négligeant líe§et des autres séries suivant la métho- dologie de Box & Jenkins qui permet en plusieurs étapes de trouver un modèle susceptible

de représenter la série chronologique.

Líétude de la série représentant la consommation publique a révélé la présence díune sai-

133

sonnalité due aux rythmes des saisons, après désaisonnalisation et di§érentiation, la série obtenue était stationnaire, líanalyse du corrélogramme de la série a permis díidentifer plu- sieurs modèles candidats quíon a estimé et parmi lesquels nous avons choisi le meilleur, le modèle spécifé est de type 8ARM A(p, Q , q ) x (P, D, Q ).

Après estimation des paramètres, les tests relatifs a líétape de validation nous ont permis

de vérifer líadéquation de ce modèle aux données dont nous disposons. Une fois le modèle choisi, estimé et validé, nous avons calculé les prévisions pour un horizon de 12 mois.

De la même manière nous avons étudié la série représentant la consommation des centrales électriques oü líobservation du graphe représentant cette série et le corrélogramme associé nous a incité a e§ectuer le test de Fisher relative a líétude de la saisonnalité puisque que celle ci était caractérisée par un mouvement saisonnier apparent, tout comme la série de consommation publique une désaisonnalisation a été entreprise pour donné lieu a une série stationnaire, le modèle qui a généré cette série est de type 8ARI M A(p, 0 , q ) x (P, D, Q ) grce auquel on a pu faire des prévisions pour un un horizon díune année.

Le même cheminement a été suivi pour líétude de la série associée a la consommation in-

dustrielle oü celle ci a subit une transformation logarithmique pour atténuer les pics et les creux qui caractérisent cette série, la série est ainsi devenu stationnaire, le modèle retenu est

de type ARM A(p, q ) qui a été exploité pour e§ectuer des prévisions pour líannée 20 05 . Cependant la méthodologie de Box & Jenkins ne prend pas en compte líinterdépendance

des séries, pour cette raison nous avons proposé par la suite une approche multivariée pour

paraÓtre aux insucents sances de líapproche univarié.

Etant donné quía líissue de la méthodologie de Box & Jennkins les séries sont rendues sta- tionnaires, líapplication de la modélisation I AR(p) a la base de ces séries est possible, en utilisant les critères díinformations díAkaike et le maximum de vraisemblance nous obtenons

un ordre de décallage p 6 14, a líinstar de la méthode précédente, le modèle I AR(14) subira

líépreuve des tests pour quíil soit par la suite validé afn díêtre exploité pour les prévisions. Néanmoins líordre du décallage p 6 14 retenu est important, ce qui níest pas pour diminuer

le nombre de paramètres a estimer qui avoisine 13 2 paramètres, nous aurons pu diminuer líordre du décallage en introduisant une composante moyenne mobile mais le logiciel EVIWS

ne traite pas les modèles I ARM A.

Nous achevons notre étude par une comparaison entre les deux méthodes a la base du cri-

tère RM 8E qui permet de conclure que líapproche multivarié nous a permis díaméliorer les prévisions pour les séries de consommation industrielle et celles des centrales électriques par rapport a la méthodologie de Box & Jenkins et díacents rmer que cette dernière donne de bons résultats pour la consommation publique.

Toutefois une étude explicative sur la consommation du gaz naturel est très importante et par conséquent, trouvera un intérêt particulier dans cette étude, on peut citer a titre díexemple

les facteurs météorologiques qui ináuent sur les consommations industrielle, publique et les producteurs díélectricité.

Première partie

ANNEXE[A]

137

8.1 Methodes díestimation

8.1.1 Methodes des moindres carrees ordinaires (M O O )

E§ectuer une estimation au sens des moindres carrées, cíest choisir dans une famille de

modèles théoriques celui pour lequel la moyenne des carrés des écarts entre les données et le modèle est minimale.

La méthode des moindres carrés ordinaires (M O O ) est sans doute la plus commune parmi

les di§érentes techniques qui permettent díestimer les paramètres b i de líéquation suivante :

Y t 6 b 0 ) b 1Xt1 ) ....... ) b 1Xtp ) L t; t 6 1, ..., n (1)

Oü Y t variable quantitative a expliquer (variable exogène ou indépendante) ; Xt1,....., Xtp

sont p variables quantitatives explicatives

(variables endogènes ou indépendantes) ; b i paramètre du modèle (1), i 6 1, ..., p; L t : erreurs. Sous forme matricielle, le modèle (1) síécrit :Y 6 X b ) L ;

Avec X une matrice (n x (p ) 1)) de terme général Y t et les vecteurs L 6 (L 1, L 2 , ...., L p ) et

b 6 (b 1, b 2 , .., b p ) .

On suppose que les L t sont des termes díerreurs díune variable L indépendantes et identique- ment distribuées ;

8

E(L t) 6 0 ; I AR(LL 1 ) 6 a 2 I oü I est la matrice identité de dimension n x n

Estimation des coecents cients :

La méthode des moindres carrés consiste a choisir b de telle faÁon a minimiser la somme des

carrés des résidus :

m in

*

88R(b ) 6

n

z

tl 1

+

2

(Y t b 0 tb 1Xt1 ..... Xtp )

6 m > A

<

2

6 Y X b 6

6 m > A (LL 1 ) 6 # (Y X b ) (Y X b )$

<

Par dérivation matricielle (par rapport a b ) de la dérnière équation on obtient les Héquations normalesH : X Y X X b 6 0 , dont la solution correspond bien a un minimum car la matrice hessienne 2X X est défnie positive. Alors líestimation des paramètres b i est donnée par :

Xb 6 (X X )t1X Y .

Theorème :

Si le modèle est identiÖe, líestimateur des , ' - existe et il est unique : Xb 6 (3 3 )t13 Y.

Proprietes :

Les estimateurs des M O O b 0 , b 1, .., b p sont des estimateurs sans biais : E(Xb ) 6 b

La somme des carrés des résidus permet díestimer la variance et líécart-type de líaléa et des estimateurs des coecents cients.

Les estimateurs des M O O des coecents cients suivent une loi normale et permettent les tests

de signifcativité de Student, ainsi que le test de Fisher díhypothèses linéaires

8.1.2 Methode de maximum de vraisemblance (EM I )

Líestimation du maximum de vraisemblance sur la notion de vraisemblance díun en- semble donné díobservations relatives au modèle.

Plus spécifquement, la technique consiste a construire une fonction appelée fonction

de vraisemblance (construite a partir de la fonction de densité) et la maximiser par rap- port aux paramètres inconus, permetant de la valeur numérique la plus samblable pour ces paramètres.

Désignons parX1.....Xn les observations succesives e§ectuées sur un processus. Ces ob- servations sont indépendantes et chaqueXt a une densité de probabilité Lt(Xt, & ) connue analytiquement mais dont líun des paramètres & est inconu.

La fonction de vraisemblance, qui est défnie comme la fonction de densité conjointe des

n observations est calculée comme le produit des fonctions de densité des observations indé- viduelles (car les observations sont indépendantes) : L(X, & ) 6 Lt(Xt, & )

Dans la pratique on utilise la fonction de logvraisemblance Y(X, & ) 6 l o g (L(X, & )) plutôt que la fonction de vraisemblance (il est plus faÁile de maximiser une somme quíun produit).

X

On appel estimateur du maximum de vraisemblance toute solution & au problème m : E Y(X, & ).

$

Ainsi un EM I peut se défnire comme une solution aux équations de vraisemblance qui correspond précisément aux conditions du premier ordre suivantes

8(& ) 6

gradient.

3 Y(X, & )

6

3 &

n

<

tl 1

3 Y(Xt, & )

3 &

6 0 avec

3 2 Y(X, & )

3 & 2

< 0 ,oü 8 E RK est le vecteur

Proprietes

La méthode de maximum de vraisemblance présente díintéressantes propriétés díoptima- lité. Sous des hypothèses relativement larges, habituellement appelées condition de régularité

les EM V sont :

Consistants : cíest a dire quand la taille de líéchantillon augmente, LíEM V tend en pro- babilité vers la vrai valeur du paramètre. Díailleurs pour une grande dimension de líéchan- tillon, líestimateur du maximum de vraisemblance aura une distribution normale approxi- mativement centrée et tend vers la vraie valeur du paramètre.

Ecents cace : signife que les EM V auront une variance (asymptotique) plus petite que díautres estimateurs consistants.

Quand le modèle est spécifé, les estimateurs du maximum de vraisemblance peuvent perdre certaine de leur propriétés souhaitables. Cependant il a été montré que sous les hypo- thèses de régularité, les estimateurs du maximum de vraisemblance auront une probabilité limite bien défnie et seront approximativement normalement distribués.

8.1.3 Methode des moindres carres generalises (M O G )

Dans de nombreux cas, une hypothèse est violée : Líhypothèse díhomoscédasticité ou díindépendance des perturbations. Cette violation se produit, généralement, lorsquíil yía agrégation temporelle des données, ou auto corrélation des résidus. La matrice de covariance

des résidus, níest plus égale a a 2 I , mais plus généralement a E(LL ) 6 a 2 2 , oü 2 étant une matrice semi défnie positive.

Líestimateur des M O G de est solution du problème :

0

m > A { 8O RG ( ) 6 (Y X )1 2 t1(Y X )}

La matrice hessienne de 8O RG ( ) est défnie-positive, donc les conditions du premier ordre sont nécessaire est sucents santes :

" S . R 0 p )

t1 1

1 t1 1 t1

" 6 0 ( ) X 1 2 0 (Y X )

6 0 ( ) X 2 0 X

6 X 1 2 0 Y

et nous obtenons ainsi, líestimateur de :

1 6 (X 1 2 t1X )t1X 1 2 t1

0 0 Y

Theorème

Si le modèle est identifé líestimateur des M O G existe et est unique :

1 6 (X 1 2 t1X )t1X 1 2 t1

0 0 Y

Líestimateur des M O G est sans biais, on a :

E( 1 5 X ) 6 E((X 1 2 t1X )t1X 1 2 t1Y 5 X ) 6 (X 1 2 t1X )t1X 1 2 t1E(Y 5 X )

0 0 0 0

6 (X 1 2 t1X )t1X 1 2 t1

de plus :

0 0 X 0 6 0 ,

E(L 1 5 X ) 6 E(Y Y 1 5 X ) 6 E(Y 5 X ) E(Y 1 5 X ) 6 X 0 X 0 6 0 .

Cíest donc un estimateur sans biais, a variance minimale.

Deuxième partie

ANNEXE[B] Tableaux statistiques

142

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"Soit réservé sans ostentation pour éviter de t'attirer l'incompréhension haineuse des ignorants"   Pythagore