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La redéfinition du rôle géopolitique Vénézuelien


par Nicolas Lehoucq
Institut d'étude des Relations Internationales Paris - Licence en Relations Internationales 2006
  

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B. Face à la FTAA Hugo Chavez sort l'ALBA.

Le principal projet des Etats-Unis envers le continent Américain pour le début du 21e siècle résidait dans la FTAA (Free Trade Area of the Americas). Ce projet avait pour but de créer une zone de libre échange s'étendant du Canada à l'Argentine, comme le souligna l'ancien secrétaire d'Etat américain Colin Powell « cette zone garantira aux entreprises américaines le contrôle d'un territoire allant de l'Arctique à l'Antarctique et son libre accès, sans aucun obstacle, à nos produits ». Toutefois plusieurs points avaient fait retarder les négociations. En effet certains pays freinaient l'avancée de peur des répercussions que pourrait avoir une telle zone. L'exemple du Mexique, qui subit depuis dix ans les effets de l'accord de libre échange nord américain (ALENA), était dans tous les esprits. En effet par l'ALENA, le Mexique a vu sa sécurité alimentaire remise en question et d'exportateur il est devenu importateur de produits d'une agriculture américaine productiviste et subventionnée. Face à cet exemple, des négociations sur les subventions agricoles américaines avaient été entreprises sans effet. De plus, beaucoup d'intellectuels ont soulevé l'intérêt énorme de cette FTAA pour les Etats-Unis ; en effet adossé à la FTAA on retrouve le traité interaméricain d'assistance militaire (TIAR) ; on sait également aujourd'hui que la principale utilité de la FTAA pour les USA réside dans le fait de pouvoir établir des couloirs de communications entre l'Atlantique et le Pacifique pour les produits nord-américains, mais aussi de contrôler un pays charnière entre l'Amérique centrale et l'Amérique du Sud : le Panama.

Face à cela, lors du sommet des Amériques du 4 Novembre se déroulant à Mar de Plata, Hugo Chavez a pris la tête d'une liste de 5 pays en affirmant qu'ils n'étaient par prêts à créer la plus grande zone de libre échange au monde : la FTAA. Parmi les pays dissidents on retrouve l'Argentine avec « son économie à genoux », le Chili avec son équilibre économique précaire, le Pérou dont les politiques sociales sont mises à mal par le néolibéralisme... Par ce report de la FTAA, c'est le MERCOSUR qui est remis en selle notamment depuis l'arrivée au pouvoir en Argentine de Nestor Kirchner et l'appui du Venezuela et du Chili. Mais Hugo Chavez a d'ors et déjà un nouveau plan à proposer pour encore plus détruire le rêve américain.

Ce plan réside en quatre lettres : ALBA, et il inquiète les Etats-Unis. Lancée par le président Chavez et inspirée de la lutte du liberator Simon Bolivar pour libérer l'Amérique du sud du joug espagnol et bâtir une grande patrie dans le sud continent, l'Alternative Bolivarienne pour les Amériques (ALBA) a un objectif plus ambitieux que celui des organisations économiques actuellement existantes : vaincre la pauvreté et réduire les inégalités sociales qui meurtrissent les pays de la région. Les gouvernements vénézuelienne et cubain ont d'ailleurs déclaré conjointement que « l'ALBA ne se réalisera pas sur la base de critères mercantiles, ni en fonction des intérêts égoïstes des entreprises ou encore d'un bénéfice national réalisé au détriment des autres peuples ». L'Alba est donc conçue comme une zone d'un autre style, elle s'oppose radicalement aux autres zones tel que l'ALENA ou UE. En effet il est clair que l'ALBA ne prévoit pas une suppression des droits de douane, allant jusqu'à les considérer comme un moyen de protéger les appareils de production latino-américains. L'ALBA prétend au contraire s'attaquer aux principales faiblesses du continent : l'insuffisance énergétique et le monopole de l'information. Ses projets sont la création de la plus grande industrie pétrolière du continent : Petrosur, une chaîne de télévision de l'Amérique Latine et une banque régionale qui regrouperait l'ensemble des réserves des pays de la région et qui créerait un fond de développement autonome.

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