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Tourisme et développement durable: quelles conjugaisons? cas du Maroc

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par Seloua GOURIJA
Université du Littoral Côte d'Opale - Docteur Es Sciences Economiques 2007
  

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I.1.2. Quelles réalités ?

De la motivation du touriste à la réalisation pratique de son rêve, il faut passer en revue une longue chaîne d'étapes intermédiaires jusqu'à la mise en tourisme du territoire d'accueil :

- L'adéquation entre la demande et l'offre est la première réalité qui peut rendre précaire toute stratégie touristique durable en cas d'inadéquation.

- L'accessibilité est la clé de toute politique touristique, dont aucune destination ne peut faire l'impasse.

- La capacité d'accueil, au niveau de l'hébergement et de la restauration, doit pouvoir répondre à la fois aux besoins de base et aux pouvoirs d'achat des touristes.

- Les infrastructures sanitaires et médicales sont de plus en plus incontournables dans un monde où l'insécurité et la maladie (terrorisme, SRAS, virus aviaire) sont immédiatement médiatisées.

- La qualité des animations et des équipements ludiques ne peut pas supporter longtemps des prestations médiocres ou mal vécues par les visiteurs.

- Les réseaux de distribution commerciale et d'information doivent répondre rapidement et clairement aux diverses requêtes que ce soit on line ou on life.

- Enfin, et ce n'est pas la moindre des réalités, les niveaux de prix proposés doivent globalement respecter l'échelle d'élasticité basée sur les activités de base ou les forfaits globaux.

Toutes ces nécessités se fondent dans une chaîne professionnelle à la fois verticale et horizontale. Aucune autre activité ne fait appel à un ensemble de métiers aussi large et complémentaire.

I.2. Les enjeux et les limites du tourisme durable

Les rapports entre tourisme et environnement sont ambigus et contradictoires, le tourisme peut être analysé, tour à tour, comme facteur de « dégradation » de l'environnement et comme source de préservation de celui-ci.

Donc, il existe, dans nos sociétés, un besoin de nature qui, en partie au moins, est alimenté par le système touristique (des reportages sur des lieux remarquables et éventuellement « menacés » par les pratiques touristiques elles mêmes). Ainsi, pour des scientifiques, attirer l'attention de l'opinion publique pour mobiliser en faveur de la défense d'un espace menacé, c'est aussi immanquablement, donner l'idée à d'autres d'imaginer un nouveau produit touristique.

Il s'agit donc de trouver les moyens de prendre en compte à la fois les besoins économiques et sociaux des populations concernées et la préservation des milieux jugés remarquables.

Schématiquement, trois grands types de solutions existent : les deux premières sont avant tout techniques (fortement différencier les espaces à protéger des espaces à mettre en valeur : le zonage243(*), et réguler la fréquentation des espaces sensibles : les quotas244(*)), la troisième est plus complexe et plus politique : c'est le « tourisme durable », qui poursuit l'ambition de concilier développement et protection.

I.2.1. Les enjeux du tourisme durable

Le tourisme « durable » est aujourd'hui la formule incontournable de tout discours sur le tourisme, qu'il s'agisse du discours des politiques ou du discours des scientifiques. Il s'agit d'une politique qui a pour objectif de concilier l'écologique, l'économique et le social.

Le tourisme durable doit associer les notions de durée et de pérennité des ressources naturelles (eau, air, sols, diversité biologique) et des structures sociales et humaines. Il ne saurait se réduire à une politique environnementale.

L'objectif du développement durable est de rendre compatibles l'amélioration des conditions et des niveaux de vie qui résultent du développement et le maintien des capacités de développement des générations futures.

La notion de tourisme durable est directement déduite du développement durable. Le tourisme durable « n'est pas un produit, ni une nouvelle façon de vendre une activité ou un pays ; mais c'est une processus, un mode de développement qui dépend de facteurs globaux et locaux, puisqu'il veut s'adapter aux territoires et aux populations locales dans sa mise en oeuvre et dans ses retombées »245(*). Et qui doit permettre de répondre aux besoins du touriste tout en préservant les chances du futur.

L'enjeu du tourisme durable est apparu essentiel à la suite de la constatation de l'existence d'inégalités croissantes dans le développement touristique mondial.

Ainsi, alors que le tourisme international dans le monde connaît une progression, l'écart entre pays a tendance à s'accentuer. Les nuisances du tourisme sont particulièrement importantes et graves en termes d'environnement naturel et surtout du point de vue social et humain.

Dans ces conditions, la notion de tourisme durable ne concerne pas seulement les régions touristiques traditionnelles qui doivent lutter contre les détériorations de l'environnement naturel résultant des projets de développement des infrastructures touristiques, mais également les régions du monde qui étaient, jusqu'à présent, à l'écart de l'expansion des grands courants touristiques mondiaux.

En somme, le développement durable appliqué au tourisme est celui qui équilibre l'économique, le social et l'humain, ainsi que l'utilisation des ressources.

- Au niveau économique, le tourisme durable implique l'amélioration de la compétitivité des entreprises cela concerne directement les organisateurs de voyages et de séjours, les agences de voyages, l'hôtellerie et la restauration, les sociétés gérant des attractions touristiques. Cela concerne également des sociétés de transports, les commerces et les services d'accueil, d'information et d'assistance dont bénéficient les touristes.

- Au niveau social, le tourisme durable doit satisfaire les besoins et répondre aux attentes de trois catégories de personnes : les touristes, les personnes employées dans le tourisme et les populations locales résidant dans les destinations touristiques. Le tourisme durable doit apporter une réponse appropriée à toutes les catégories de touristes potentiels, et en particulier les jeunes, les personnes âgées, les personnes handicapées. Une autre aspiration sociale à satisfaire concerne l'amélioration des conditions de travail des personnes employées dans le tourisme. La troisième grande préoccupation sociale concerne les formes de tourisme qui ne respectent pas la culture et le mode de vie local, et qui n'améliorent pas de manière significative le bien-être des populations locales, en termes de revenu et de qualité de vie. Elles provoquent inévitablement des phénomènes de rejet. Le tourisme durable doit en tenir compte.

- Au niveau environnemental, le tourisme durable doit mettre en valeur tout le potentiel d'un territoire sans être trop consommateur d'espace246(*). Il nécessite en particulier une gestion rationnelle des ressources en eau, une prévention des pollutions et un traitement approprié des eaux usées avant leur rejet dans leur milieu naturel. Il implique une bonne gestion des déchets et doit accroître l'efficacité énergétique et l'utilisation des énergies renouvelables. Aussi, il doit conduire à une gestion rationnelle des flux de visiteurs, promouvoir des formes de transport qui ne provoquent pas une congestion du trafic, et favoriser le tourisme de proximité.

En réconciliant ces préoccupations économiques, sociales et environnementales, le tourisme peut apporter une contribution décisive au développement durable. Il peut améliorer la situation des entreprises et le bien être des populations, favoriser un comportement responsable des touristes tout en répondant à leurs attentes et faciliter la gestion du patrimoine naturel et culturel.

Le tourisme durable devient un objectif primordial afin de préserver un équilibre entre « les détenteurs de trois valeurs : le progrès économique, la préservation des ressources et la vie des populations locales »247(*), une utopie qui vise à instaurer une nouvelle gouvernance.

I.2.2. Les limites du développement de tourisme durable

Le tourisme doit-il être « durable » ? Peut-il l'être ? On peut faire le constat dans un contexte socio-économique, où la massification du tourisme et son industrialisation montrent leurs limites, mais les choix en faveur de vacances différentes, plus soucieuses des équilibres écologiques ou socioculturels, sont ils de réelles valeurs sûres ou au contraire sont-ils de simples produits d'appel limités engendrant des surcoûts importants ?

Ce qui pose une interrogation, cette tendance amorcée en faveur d'une consommation plus équilibrée et plus respectueuse de l'environnement va-t-elle se poursuivre durant les vingt prochaines années ?

Le premier obstacle à la mise en place de ce tourisme durable vient d'une vision du futur très floue pour le décideur, qui est souvent une collectivité publique. Affirmer que le développement durable doit prendre en compte le long terme est une tautologie248(*). Le tourisme durable a besoin d'une vision à long terme et il doit se projeter sur une durée de dix à vingt ans.

La question est : comment y parvenir, sous la pression quotidienne du court terme, des exigences de retour sur investissement rapide, des durées de mandatures de cinq à six ans ?

Cela est difficile, car à ce jour peu de travaux de prospective existent dans le domaine du tourisme. L'acteur public ou privé, en adoptant une attitude passive vis-à-vis du changement, aura beaucoup de difficultés à opter pour un tourisme durable249(*).

Un deuxième obstacle au développement du tourisme durable peut également être soulevé. En effet, le concept de tourisme durable a jusqu'à présent principalement donné lieu à des applications dans le domaine des politiques de développement touristique. C'est ainsi que ce concept est largement appliqué dans le cadre de la planification touristique, notamment du point de vue régional.

En revanche, son application au secteur des entreprises touristiques, avec l'évaluation des projets de développement touristique de petite dimension réalisés généralement par des opérateurs privés individuels ou dans le cadre de petites et moyennes entreprises, est rarement mise en oeuvre. Cette situation résulte de l'insuffisance des outils d'application du concept de développement durable aux projets micro-économiques.

Une troisième limite au développement du concept de tourisme durable concerne les risques liés au financement. En effet, les dispositions pour un tourisme différent, qui ne pourront être qu'incitatives, risquent de modifier le coût du capital. Les éventuels surcoûts ou de nouvelles charges peuvent, par exemple, augmenter certains prix de revient en matière de transport ou d'hébergement.

En raison du degré d'exposition du tourisme durable à la concurrence et du risque de la dégradation de la valeur marchande, le tourisme durable ne risque t-il pas d'être réservé à quelques espaces privilégiés (parcs naturels...) à quelques consommateurs « happy-few », à quelques opérateurs qui s'inscriront dans une stratégie de forte différenciation.

Aujourd'hui, les projets touristiques qui s'inscrivent dans un développement durable sont encore peu nombreux. En raison à la fois des pesanteurs socio-politiques et de la nécessité de changer les problématiques traditionnelles en matière de gestion de projet touristique.

Penser long terme demande un effort, c'est une discipline, une règle, que doit se fixer le décideur soucieux de développement durable. C'est un choix a priori, de principe, et qui pose quatre types de problèmes : celui de la faiblesse de la décision publique, celui de la nécessité d'une veille technologique active, celui d'arbitrages socio-économiques, et celui de choix stratégiques pour le futur.

I.3. Une nouvelle gouvernance

Le tourisme durable présuppose de nouveaux modes de gouvernance. Il permet que s'instaure un dialogue entre les détenteurs de trois valeurs : le progrès économique, la préservation des ressources naturelles et la vie de la population locale. Il veut moraliser l'industrie du tourisme en comblant ses lacunes ou en limitant ses effets négatifs.

Alors, il est nécessaire de mettre en place des outils : des outils pour la concertation et la négociation permanentes ; des outils pour observer ; des outils pour l'action ; des outils de repérage et de mesure (indicateurs) et des financements publics spécifiques ; et ainsi de créer un nouveau modèle à suivre. Mais, le tourisme durable ou, plutôt, le développement durable du tourisme, est l'application, au secteur du tourisme, des concepts du développement durable, à savoir « répondre aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs »250(*).

Le développement durable est donc une démarche qui dépasse largement les notions de tourisme solidaire, équitable ou responsable.

Le tourisme durable et responsable doit répondre aux besoins des touristes, contribuer à l'amélioration des conditions et des niveaux des personnes locales et maintenir les capacités de développement des générations futures251(*).

Introduire une conception de tourisme durable ne peut se réaliser sans une représentation établie des différents domaines d'intervention et de leurs modes d'action dans la prise d'initiative et de décision des stratégies de développement touristique. Puisque la planification traditionnelle ne paraît plus devoir répondre aux nouveaux objectifs du développement touristique. Elle consiste le plus souvent à choisir une ou des zones d'aménagement touristique concerté qui aboutissent en cas de réussite à une très forte concentration des touristes c'est-à-dire à une situation contraire aux objectifs du développement durable du tourisme.

Dans ces conditions, la gestion du développement touristique doit pouvoir jouer un rôle nouveau qui est celui de favoriser un mode développement touristique durable sans aboutir à une trop forte concentration des flux touristiques et à l'accentuation des nuisances due à cette concentration. Ce qui éviterait un rejet final du tourisme par les populations locales.

Cela implique une planification mise en oeuvre par les autorités publiques en partenariat avec le secteur privé et la société civile. Cette planification touristique est nécessaire, compte tenu des caractéristiques du secteur. Celui-ci est à la fois un domaine d'investissements conséquents (infrastructures touristiques, hôtellerie...) et un secteur de services nécessitant un personnel important. La concurrence entre populations locales et touristes dans l'accès aux ressources naturelles ou énergétiques, aux infrastructures et aux équipements publics justifie également cette planification.

I.3.1. Les indicateurs du tourisme durable

Afin de rendre opérationnel le concept de tourisme durable, des indicateurs peuvent constituer l'un des outils de ce nouveau développement. Les indicateurs à privilégier en vue d'un tourisme durable s'inscrivent dans de multiples champs : celui de l'écologie, des transports, de l'aménagement de l'espace, de la culture, de l'éducation et de l'économie. Tel est l'objectif de ce paragraphe.

I.3.1.1. Définitions

Un indicateur, est une variable qui peut prendre un certain nombre de valeurs (statistiques...) ou d'états (qualitatifs) selon les circonstances (temporelles, spatiales). Les valeurs ou les états des indicateurs peuvent parfois être mesurés ou observés directement. Souvent, ils résultent d'une analyse et d'un traitement de données de base.

Ce traitement est plus ou moins sophistiqué et, quand il aboutit à un haut niveau d'agrégation, on a plutôt tendance à parler d'indices. Le point clé qui distingue l'indicateur de la donnée de base est sa capacité à porter une signification qui dépasse la simple valeur quantitative fournie. Grâce à cette capacité, les indicateurs permettent de résumer et de simplifier l'information, de rendre visibles certains phénomènes et de quantifier des problèmes déjà connus.

Or, souvent les définitions des indicateurs de développement durable de portée quantitative : « un indicateur est une donnée quantitative qui permet de caractériser une situation évolutive, une action ou les conséquences d'une action, pour les évaluer ou les comparer à leur état à d'autres dates, passées ou projetées, ou aux états à la même date d'autres projets similaires »252(*).

Les indicateurs sont fréquemment utilisés dans un contexte normatif (la décision publique) qui implique des jugements de valeur sur la réalité des éléments qu'ils sont censés décrire, on peut se demander si les jugements de valeur doivent être implicites l'indicateur lui même ou lui rester extérieurs.

Or, la construction de ce dernier doit reposer sur des bases scientifiques solides et sur des données fiables. Par exemple, la construction d'un indicateur d'environnement s'appuie sur une logique d'approche des problèmes. On décrit d'abord les pressions que l'activité humaine exerce sur l'environnement ou sur la société, en partant des activités. On établit ensuite un diagnostic qui s'organise autour des milieux (air, eau...) ou des problèmes sociétaux (emploi, rémunérations.), viennent ensuite les réponses apportées aux problèmes identifiés.

Mais, cette démarche reste trop mécaniste et rend mal compte de la complexité des liens de causalité. Or, dans la pratique, un projet de construction d'indicateurs doit comprendre 253(*):

- Une définition des objectifs attendus : évaluation, aide à la décision, communication,

- Une description du public destinataire des indicateurs : administratifs, décideurs, grand public, expert,

- Le type de produit souhaité : tableaux de bord, sélections d'indicateurs, rapport d'évaluation.

Ces dernières années ont été marquées par un renouveau de la demande d'indicateurs dans le domaine de l'environnement et du développement durable. Parmi les exemples les plus marquants, on peut citer le Programme Respect 254(*).

C'est un référentiel d'évaluation et de suivi des politiques d'environnement des collectivités territoriale pour trente collectivités locales européennes qui se sont associées depuis 1997. La circulaire Voynet du 11mai 1999 demande aux préfets de faire des indicateurs un outil privilégié de la mise en oeuvre des contrats de plan Etat-régions dans le cadre de développement durable.

Dans un secteur où la faiblesse de l'information statistiques est souvent fréquente, le développement durable est venu ajouter un ensemble de questions nouvelles, qui obligent les méthodes d'évaluations à se renouveler en recourant notamment aux indicateurs.

Ceux-ci, en retour, mettent en évidence un besoin d'amélioration les systèmes d'information.

Ensuite, ils témoignent d'une volonté de donner un contenu concret à la notion de développement durable, que les débats théoriques et les invocations idéologiques risquent de vider de son contenu.

Ils sont alors un instrument de décloisonnement et de dialogue entre les acteurs. Enfin, puisque l'élaboration d'indicateurs est en principe couplée à un processus décisionnel, l'étude des expériences actuelles montre des avis assez divergents sur les politiques de développement touristique de demain, sur la gouvernance du secteur. Ils sont un bon révélateur des enjeux qui parcourent ce dernier.

Les indicateurs doivent pouvoir améliorer les données disponibles et les rendre appropriables par les acteurs.

* 243 Le zonage de l'espace : c'est la manière, désormais la plus répondue, de gérer la confrontation tourisme/ environnement. Elle consiste à délimiter des espaces jugés remarquables de façon à les protéger de toute intervention, voire, dans certains cas, de toute fréquentation. La création de réserves naturelles et de parcs nationaux constitue la principale manifestation de ce type de politique. (Yellowstone, premier parc national au monde créé en 1872 dans l'ouest américain).

* 244 Les quotas : est une autre manière de gérer les problèmes que peut provoquer la fréquentation touristique d'un site sensible. Ces mesures consistent à y réguler le flux. Dans certains cas extrêmes (certaines réserves naturelles, en particulier), toute fréquentation est interdite. Mais, entre les situations où la fréquentation est interdite et celles où elle n'est pas limitée, des situations intermédiaires existent. Elles consistent, à partir d'un certain seuil, à arrêter le flux des entrées. Ce type de mesures suppose au moins deux conditions : la détermination d'un seuil quantitatif au-delà duquel la fréquentation est jugée excessive pour la préservation de la « ressource » et l'existence d'un espace clos avec un petit nombre d'accès. Un exemple de limitation des flux est le parc national d'Ordesa (Pyrénées espagnoles).). Voir Stock M. et al., Le tourisme : Acteurs, lieux et enjeux, Belin, 2003, pp. 230-238.

* 245 Charte européenne du tourisme durable dans les espaces protégés, novembre 1997.

* 246 L'UNESCO, dans le cadre de son rapport mondial sur le patrimoine en péril, a référencé trente sites gravement menacés dans le monde par l'utilisation abusive, voire destructrice qu'en fait le tourisme. Etats-Unis, Guatemala, Argentine, Canada, Allemagne, Autriche, France, Italie, Liban, Bosnie, Yougoslavie, Jordanie, Turquie, Syrie, Egypte, Yémen, Pakistan, Inde, Afghanistan, Cambodge, Chine, Nouvelle-Zélande, Afrique du sud sont tous « épinglés » pour l'abandon de leur patrimoine historique.

* 247 MIOSSET P., « Le tourisme durable, un concept opérationnel », Cahiers Espaces, n° 67, novembre 2000, p. 200.

* 248 Voir à ce sujet l'ouvrage de CHASSANDE P., Développement durable, pourquoi ? Comment ?, Edisud, 2002, pp. 91-110.

* 249 BERGERY L., Qualité globale et tourisme, Economica, 2002, p.131.

* 250 Rapport de Brundtland, 1987, op. cit.

* 251BERGERY L., op. cit., p. 142.

* 252 Plan Bleu (1996), cité par CERON J.-P. et DUBOIS G., Cahiers Espaces, n°67, novembre 2000, p. 33.

* 253 BERGERY L., op. cit., p. 145.

* 254 Pour plus de détails, voir à ce sujet le site Internet : www.life-respect.org

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