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Bale II et le financement des PME : Quels Impacts?

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par Mesmin Borgia DIKABOU
Université Paris Dauphine - Master en sciences de gestion 2006
  

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1.9.2.3 La fixation du prix du crédit : le taux d'intérêt

Suite à la crise des crédits à risque adossés sur l'immobiier, va-t-on vers une crise de crédit systémique en Europe et particulièrement en France? A cette question, les réponses divergent dans le monde scientifique et professionnel. Par exemple, Jacques Cailloux, Economiste en chef sur la zone euro à la Royal Bank of Scotland à Londres, pense que «les

emprunteurs vont faire face à une hausse du coût du crédit »1. Pour lui, la crise du crédit est avant tout une crise de confiance qui incite les bailleurs à ne pas prêter pour non maîtrise du risque de contrepartie à prendre. A contrario, Blaise Ganguin, responsable du crédit sur l'Europe chez Standard & Poors, précise qu'il n'est pas judicieux de confondre subprimes américains et économie mondiale. Selon lui, on ne tend pas vers une crise du crédit générant un rationnement à charge des entreprises. Une crise de crédit se caractérise par des défauts de paiement en nombre et une crise de liquidité. Or ce n'est pas le cas aujourd'hui car l'abondance des liquidité venant des économies émergentes, des pétrodollars et des excédents russes et chinois ainsi que l'émission de liquidité des banques fédérale (aux Etats-Unis), centrale (en Zone euros) et Royale (en Grande Bretagne). En somme, il conclu qu'il s'agit juste d'un rééquilibrage de pouvoir entre acteurs sur le marché et investisseurs, ces derniers devenant moins complaisant et exigeant des montages moins tendus.

Cette confrontation fait suite à une différence de lecture et d'analyse de la situation économique. Cependant elle nous amène à mettre en exergue les différents puzzles constituant le prix du crédit, autrement dit les composants du taux d'intérêt.

En effet, la décision de la banque d'accorder ou pas le crédit à une PME est influencée par les: coût de refinancement,

coût des fonds propres,

coût des risques (prime de risque)

coût d'exploitation

coût de contribution aux bénéfices (produit net bancaire)

+/- la marge différentielle découlant de la qualité de relation banque-PME.

L'agencement de ces éléments se fait suivant la structure la figure 13.

Les PME qui auront contracté un crédit auprès d'une banque utilisant l'approche standard se verra appliquer une notation basée sur des rating externe, donc pas nécessairement fiable (surtout que nous l'avons souligné ci haut que ces agences maîtrisent plus les grandes entreprises exerçant ou très actifs sur les marchés financiers). En approche interne (IRB), une appréciation approfondie des PME conduira à:

1 Le quotidien économique la tribune du 03/09/07.

M.B. DIKABOU63

· Une notation évaluant avec plus de précision le niveau du risque PME, donc une allocation en fonds propres en adéquation avec le profil global du risque crédit. Si la notation est bonne, le coût des fonds propres à mobiliser sera moindre et réciproquement.

· Une meilleure évaluation de la probabilité de défaut en cas de perte

· Une bonne prise en compte des sûretés apportées par les PME devant réduire le niveau de perte en cas de défaillance.

Rubriques

Contenu

Observations

Coût de refinancement

Taux de crédit sur le marché financier

Semi fixe

+ coût des fonds propres

Résultant du rating interne ou externe

variable

+ coût des risques

Appréciation de la probabilité de défaut

Variable

+ coût d'exploitation

Prise en compte des frais d'exploitation

donnée

+ contribution au bénéfice

Dépend en partie du benchmarking bancaire

variable

= Coût total

Coûts complets à répercuter, prix de base marché

Semi variable

+/- différenciation

Dépend de l'antériorité de la relation client

Variable

= Prix client

Niveau du taux d'intérêt à appliquer au client

Variable

 

Figure 13

Enfin une meilleure appréciation de la relation client-banque attirant vers le bas le prix client ci-dessus expliqué.

M.B. DIKABOU65

Les PME ont intérêt à communiquer avec leurs banquiers pour éviter de subir la

Risque faible=>surtarification avec perte possible de la clientèle

RiskAdjusting Pincing Taux uniforme

Risque de défaillance (figure 14)

Antiselection du portefeuille

Risque élévé = > sous tarification avec clientèle générant des pertes.

discrimination à la sélection (Figure 14) très fréquente avec la méthode traditionnelle d'avant Bale II. Certaines tarifications n'obéissaient à aucune logique économique. En effet, il arrivait que certaines demandes de

crédit soient soit

refusées, soit surtaxées alors qu'elles ne le devraient par rapport au profil de risque et vice

versa: c'est le phénomène de l'anti-sélection du portefeuille.

Une incidence particulière sur la détermination du prix du crédit est évidente lorsqu'il s'agit de tenir compte de sensibilité des fonds propres aux risques. Cette vision n'est possible que pour les PME clientes des banques ayant adoptées l'approche avancée.

Sous Bale I, les engagements de financement des PME étaient pondérés à 100% et sans échelle de rationnement par rapport au risque diversifié par portefeuille d'actifs. Bale II met en place un dispositif plus individualisé par échelle de risque. Comme le montre la figure 15 ci après, la prime de risque de crédit détermine le prix de la dett e avec coûts de refinancement, d'exploitation et des fonds propres comme constantes.

coûts de refinancement, exploitation et contribution au PNB

Risque de crédit avecfonds propres sensibles aux risques

Pnme de risque de crédit

fonds propres

Risque de crédit

coûts fixes

fonds propres Bale II

pimesdeñsquede

crédit

taux dintérêt avec dotation en fonds propres sensibles aux ñsques

fonds propres Bale I

Risque de crédit avec dotation constante en

fonds pro pres

Prime de risque

Coûtsdesfonds pr opresy compris les 8%

Coûts de ref i nancement, coûts d'exploitation, contr i bution aux bénéf ices.

Figure 15

Risque de crédit

coûts fixes

coût des fonds propres (yc 8% des

FPR) Prime de

risque de crédit

Par contre avec Bale II, on est plus sensible à refléter le profil de risque réel. De ce fait, les PME bien notées c'est-à-dire ayant fourni des informations utiles à temps à l'organisme financeur, disposant des sûretés suffisantes et dont l'équipe dirigeante a intégré les principes de base des recommandations de Bale, vont nécessiter des fonds propres moins importants. Les coûts y relatifs seront revus à la baisse. Par contre, les PME moins bien notées verrons leurs dotations en fonds propres augmenter en fonction du risque. Il en sera davantage pour les PME n'ayant fait l'objet d'aucune notation (annexe 13).

La dynamique des accords de Bale II traite certaines PME et TPE comme étant des particuliers donc avec une pondération des risques de 75% pour les crédits en blanc et de 35% avec des sûretés très liquides.

Dans la mesure où la pondération des engagements des PME sera basée en grande partie sur le rating de ces entreprises en fonction des informations dont disposeront les banques ou établissements de crédit, il nous semble très important de suivre et actualiser la base de données servant aux algorithmes des banques de calculer les notations.

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