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La forêt : Interface entre le divin et l'humain. Forêt Antsahabe - Est / Anjozorobe - Madagascar

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par Sikinera Flore Anna RASELIARISOA
Université d'Antananarivo - Madagascar - Maîtrise en Géographie 2005
  

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4. Les sources bibliographiques

De nombreux auteurs ont déjà étudié la région d'Anjozorobe. Les oeuvres de Mayeur en 1777 sont l'une des premiers ouvrages à avoir mentionné Anjozorobe. Dans « Voyage au pays d'Ancouva », il décrit les différentes formes de paysage qu'il a rencontré le long de son trajet (direction Est - Centre : de Toamasina à Antananarivo). Il insiste sur les différentes formes d'organisation sociale établies sur la bordure orientale des Hautes Terres Centrales de Madagascar. Cet ouvrage est complémentaire à ceux du RP Callet quant à l'étude de l'histoire de la région. Effectivement, rédacteur de l'histoire des rois en Imerina, le RP Callet apporte plus de clarté sur l'histoire de l'organisation territoriale en Imerina. Depuis 1908, ses ouvrages procèdent à une mise au point du peuplement de la région Nord de l'Imerina. De là, il apporte des renseignements plus détaillés concernant le domaine de la croyance, des cultures malgaches permettant de comprendre le fondement de la mentalité de la population et de la perception du milieu naturel.

Les oeuvres des Grandidier (1914), le père Alfred et le fils Guillaume renforcent les études des deux précédents auteurs et précisent l'importance de la région d'Anjozorobe dans l'histoire du peuplement des Hautes Terres Centrales de Madagascar.

P Vérin en 1964 reprend les hypothèses de ces grands auteurs et entreprend des études basées sur des fouilles archéologiques à Mangamila (Sud est d'Anjozorobe).

Bref, la complémentarité de ces ouvrages aboutit à l'établissement :

- des différentes vagues de peuplement depuis l'arrivée des migrants Indo mélanésien à la baie d'Antongil au 13ème siècle, en passant par les formes d'organisations sociales qui a marqué l'Imerina ( du clan au royaume) du 16Eme au 19Eme siècle jusqu'à la période coloniale ( 1896 - 1970 ) ;

- de l'évolution de l'organisation politique, sociale, économique et culturelle du royaume rattaché à une organisation clanique prononcé, unité de base de la population Merina ;

- de l'évolution de l'occupation du sol ce qui nous permet d'établir la dynamique forestière dans le temps et dans l'espace.

Nous nous sommes aussi servis de l'oeuvre du Pasteur Ravelojaona (1930) qui précise les différentes spécificités de chaque clan et lignage répartis à travers toute l'Imerina. Son étude nous a permis de reconstituer l'histoire de la communauté établie dans notre zone d'étude. Quant à Condominas.G (1960) dans « Fokon'olona et collectivités rurales en Imerina », il a développé le mode d'organisation au sein de la collectivité rurale en Imerina ainsi que de son évolution à travers les différentes formes d'organisations politique de la grande île.

Concernant les études relatives à la couverture végétale, Perrier de la Bathie (1936) a réalisé une étude Biogéographique des plantes de Madagascar et décrit d'une manière généralisée les formations forestières de la marge orientale des Hautes Terres Centrales de Madagascar. La caractérisation des zones phytogéographiques de Madagascar a été réalisée par les études d'Humbert (1950). Cette dernière a été précisée dans la Thèse de 3ème cycle de Faramalala. MH (1981) par une étude cartographique de la végétation de Madagascar avec l'aide des images satellites.

A partir de 1990, des organismes nationaux et internationaux sont intervenus dans la région et ont réalisé des études socio-économiques et environnementales dans le cadre de la mise en valeur du bassin versant de la Betsiboka (Rapport FAO, ONE, ANAE, UNICEF). Par la suite, la région est devenue un terrain de recherche par excellence pour la communauté scientifique nationale et internationale. En 1996, Rakotondravelo étudiant en agronomie effectue une étude sur le système agraire à Ambongamarina. Dans ses recherches, il met en valeur l'importance de la diversité culturale dans l'économie locale et la protection de l'environnement dans cette partie de la région. Rakotondramary (1997) quant à lui a orienté ses études sur les problèmes et les perspectives sur l'introduction de la culture maraîchères dans la région d'Anjozorobe. Par contre, les inventaires biologiques ont été rares dans cette forêt. Les premiers inventaires biologiques n'ont été effectués qu'à partir des années 1998 par Steve Goodman et Daniel Rakotondravony dans la forêt d'Andranomay dans lequel ils mettent en valeurs les richesses faunistiques de la forêt d'Anjozorobe.

Pour sa part, Julien Roesz (1998) étudiant à l'Université de Strasbourg a effectué son mémoire de DEA sur « la forêt d'Andranomay : Un système sous pression aux confins de l'Imerina ». Il insiste sur la menace qui pèse sur le milieu forestier dans la partie Est d'Anjozorobe plus précisément à Andranomay.

En 2001, Rasoanarivo Hariliva a réalisé son mémoire de maîtrise et a entrepris des études sur le feu et la dynamique de l'espace dans la région d'Anjozorobe - Betatao (dans le Nord d'Anjozorobe) Dans sa recherche, il met en évidence la dynamique du feu dans la partie Nord d'Anjozorobe expliquant la régression de la couverture forestière dans cette localité. En 2003, Rakotosolofo Lantoarisoa dans ses recherches sur la gestion des ressources en eau dans la plaine d'Alakamisy Andranomadio insiste sur la spécificité hydraulique de la zone dans la mise en valeur de la plaine d'Alakamisy - Andranomadio. Quant à Ratrimoarivony Mialy (2001), ses études nous informent beaucoup sur la réalité culturelle de la zone forestière du Sud-Est de l'Imerina et des relations entre « Paysage et sacralité » dans une société composée par deux groupes sociaux qui a chacun ses spécificités culturelles : la société Merina et Betsimisaraka. Elle nous informe ainsi sur la diversité écologique, sociale et culturelle de cette partie de l'Imerina caractérisé par sa situation géographique.

Les travaux les plus récents sont des études effectuées dans le cadre du Sous-projet F@DES/Anjozorobe SPO1v1_05 de 2002 à 2005 pour la réalisation des mémoires de fin d'étude.

Le Sous-projet F@DES SPO1v18_05/Anjozorobe a été composé par les volets suivants :

Les études sur les caractéristiques de la couverture végétale réalisées par 3 étudiants botanistes du Département de Biologie végétale traitant des thèmes spécifiques dont :

- Les études ethnobotaniques réalisées par Faranirina L (2003)1(*). Elle met en valeur les richesses floristiques de la forêt en précisant les différentes espèces de plantes forestières utilisées par la communauté locale et qui contribue à la vie quotidienne de la population que ce soit sur le plan économique (les plantes comestibles et les plantes utiles), que sur le plan médical et culturel (les plantes médicinales et les plantes utilisés pendant les rites et cultes) Elle évoque également les différents modes de prélèvement des parties de la plante utilisés par la population ainsi que des possibilités de régénération de ces espèces.

- Les études des orchidées ont été réalisées par Rasolonjatovo Bazoly (2004)2(*). Ses études relatent la richesse floristique et l'originalité de la zone par la présence des orchidées. Elle explique également que la présence de certaines espèces d'orchidées exprime que la forêt est encore dans un état louable.

- Les études relatives à la sylviculture réalisée par Raharijaona E.R (2004 : Rapport non publié) C'est une étude qui cherche les possibilités d'enrichissement des formations forestières dégradées et écrémées par les essaies de pépinière et de reboisement composé par des espèces forestières.

Le Département de Biologie Animale a réalisé 6 recherches sur des espèces d'animaux de la forêt d'Antsahabe-Est.

- Rakotomahafaly Hery3(*) (2004) a étudié les espèces de lémuriens de la forêt en suivant de près leur comportement dans leurs habitats respectifs. Elle a constaté plus de 4 espèces de lémuriens dont les babakoto ou Indri indri et les simpona ou Propithecus diadema,

- les études ornithologiques ont été réalisées par Ratsaralasy Achille (2004) dans laquelle il a recensé plus de 70 espèces d'oiseaux pour la plupart endémiques des Hautes Terres Centrales de Madagascar,

- Rakotonarivo.A4(*) et Raveromampionona Z5(*) (2004)ont pour leur part orienté leurs études sur les espèces aquatiques et ont étudié respectivement les écrevisses et les poissons. Leurs études montrent que la forêt possède encore actuellement plusieurs espèces importantes mais ces espèces subissent une régression considérable en quantité à cause de l'exploitation de plus en plus fréquente. Des études sur la possibilité des activités piscicoles ont été réalisées pour promouvoir les sources de revenus locales.

- Concernant les espèces herpétofauniques de la forêt, Anjeriniaina Mirana6(*)(2004) a inventorié plus de 25 espèces de reptiles dont les caméléons et environ 35 espèces d'amphibiens.

- Enfin, pour les études des micro mammifères, Randriamantsoa.H7(*) (2004) démontrent que la forêt d'Antsahabe-Est est l'une des forêts des Hautes Terres Centrales qui possède encore actuellement le plus d'espèces de rat forestier. Il a également inventorié une nouvelle espèce durant ses recherches.

Ces recherches sur la biodiversité nous ont permis de connaître les richesses de la forêt d'Antsahabe-Est malgré son étroitesse et nous incite à étudier de près la société locale.

Les études socio-économiques et culturelles ont été confiées aux géographes du Département de Géographie de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines. Vololonirainy Ravoniarijaona8(*)(2004 : Rapport non publié) oriente ses études sur la dynamique forestière de cette bordure Est des Hautes Terres Centrales de Madagascar ainsi que sur les représentations cartographiques de la zone d'intervention basée sur des images satellite. Elle a effectué également des bases de données économiques de la population riveraine de la zone forestière d'Anjozorobe pour évaluer les causes de la course vers les espaces forestiers.

En somme, nos sources bibliographiques nous ont conduits à comprendre en premier lieu l'histoire du peuplement régionale et le mode d'occupation de l'espace sur les Hautes Terres Centrales. Elles nous ont permis de connaître la richesse biologique de la forêt et de son importance dans l'équilibre agro-écologique de la zone et des Hautes Terres Centrales de Madagascar.

Cependant, compte tenu du thème à traiter, les travaux de recherches sur le terrain du faire face à de deux types de difficultés :

- En présence de l'équipe de recherche, la communauté villageoise réagit d'une manière réticente. Ces attitudes dépendaient essentiellement de deux éléments : de l'équipe qui est considérer comme appartenant à l'Etat « Fanjakana », ce qui provoque une méfiance au sein de la communauté. Cette situation est inévitable dans la mesure où l'arrivée de l'équipe au village n'est possible que grâce à l'autorisation accordée par les officiels (papier émanant de l'Université, des services des eaux et forêts)

- Notre deuxième problème concerne le thème de recherche proprement dite. Il est vrai que parler de leur croyance les mettent mal à l'aise ce qui provoque une certaine rétention d'information de leur part mais au fur et à mesure de notre mission, cette ambiance s'est de plus en plus amélioré et une situation de confiance s'est installé entre les chercheurs et la population.

* 1 FARANIRINA. L, 2003. Etudes ethnobotaniques, biologiques et écologiques des plantes utiles dans la forêt d'Antsahabe - Est Anjozorobe., Mémoire de DEA, option Ecologie végétale. Département de Biologie et Ecologie végétale, Faculté des Sciences. UA, 120 p

* 2 RASOLONJATOVO B., 2004. Etude des orchidées de la forêt d'Antsahabe - Est Anjozorobe : Inventaire, états des populations et écologie de la reproduction, Mémoire de DEA. Option Ecologie végétale

* 3 RAKOTOMAHAFALY HERINIRINA G., (2004). Inventaire des primates dans le sit Antsahabe-Est (forêt Anjozorobe) et étude écobiologique des deux espèces : Propithecus diadema et Indri indri . Mémoire de DEA., Département de Biologie Animale. Faculté des Sciences. Université d'Antananarivo.

* 4 RAKOTONARIVO A., 2004. Etude des écrevisses (Parastacidae) dans la forêt d'Antsahabe - Est Anjozorobe. Mémoire de DEA, option Biologie, écologie et conservation animale, Faculté des Sciences. UA.

* 5 RAVEROMAMPIONONA Z., (2004). Inventaire de la faune aquatique et pisciculture dans le site Antsahabe-Est (forêt d'Anjozorobe). Mémoire de DEA., Département de Biologie Animale. Faculté des Sciences. Université d'Antananarivo.

* 6 ANJERINIAINA M., 2004. Contribution à l'étude des espèces herpéthofaunique dans la forêt d'Antsahabe - Est. Mémoire de DEA., Département de Biologie Animale. Faculté des Sciences. Université d'Antananarivo.

* 7 RANDRIAMANANTSOA H N., 2004. Inventaires biologiques des Rothendia et Lypotyphla dans la forêt d'Antsahabe - Est Anjozorobe durant la saison pluvieuse et la saison sèche. Mémoire de DEA, option Biologie, écologie et conservation animale. 88 p

* 8 VOLOLONIRAINY.R., (2004). La situation socio-économique des ménages à Antsahabe-Est - Anjozorobe. Rapport de mission, Sous-projet F@DES SPO1v1_05/Anjozorobe.

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"Ceux qui vivent sont ceux qui luttent"   Victor Hugo