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Consommation d'électricité et croissance dans l'uemoa : une analyse en termes de causalité

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par Idrissa Yaya DIANDY
Université Cheikh Anta Diop de Dakar - D.E.A Economie, Spécialité Macroéconomie Appliquée, option Economie Internationale 2007
  

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SECTION 3. RECOMMANDATION DE POLITIQUES ÉCONOMIQUES

Les résultats des tests de causalité montrent que globalement, pour les pays testés, la consommation d'électricité et la croissance évoluent de manière indépendante (hypothèse de neutralité de Yu et Choi, 1985). À part la Côte d'Ivoire (qui présente simplement une causalité unidirectionnelle de la consommation d'électricité à la croissance), il n'y a point de causalité ni de relation de long terme entre ces deux grandeurs. Ces résultats sont semblables avec ceux obtenus par Kane (2009) sur données de panel hétérogènes pour les pays de l'UEMOA. Cette situation peut s'expliquer par le fait que l'énergie électrique occupe une part négligeable dans le bilan énergétique de l'Union, dominé par la biomasse. Cela montre aussi que ce secteur n'est pas encore assez structuré pour assurer le rôle qu'il a joué dans le développement des pays industrialisés car la contribution de ce secteur de l'énergie et son influence sur la croissance économique restent incontestables, tel que le montre la chaîne énergétique économique dans la figure 2.

Face à une situation pareille, la recommandation principale reste la réorganisation du secteur de l'électricité et la poursuite de l'extension des réseaux électriques vers les populations ayant un accès difficile à cette ressource. Si cette politique tarde à donner des résultats dans les pays de l'Union, c'est parce qu'elle n'a pas été accompagnée de mesures adéquates. D'après les résultats obtenus à travers ce travail de recherche, quelques recommandations supplémentaires de politiques économiques peuvent être faites. Elles vont essentiellement dans le sens d'une restructuration du secteur de l'électricité. De plus, vu le rejet de l'hypothèse de causalité dans la plupart des pays testés, une politique d'économie d'énergie doit être d'avantage mise en exergue dans un contexte de crise énergétique caractérisée par l'insuffisance de l'offre d'énergie électrique.

3.1. DÉVELOPPER LES INFRASTRUCTURES ÉNERGÉTIQUES RÉGIONALES

Toutes les théories de la croissance s'accordent sur le fait que l'accumulation du capital physique est un facteur essentiel de la croissance. De façon générale, ces infrastructures comprennent entre autres le réseau de fourniture d'électricité et ont un double rôle : accompagner la production des secteurs productifs et satisfaire les besoins des consommateurs (Kassé, 2002).

L'UEMOA doit rechercher de manière vigoureuse des solutions aux problèmes d'infrastructures en vue de maintenir et d'accélérer sa croissance économique. Pour un grand nombre de pays, des actions indépendantes sur le plan international ne pourront pas combler l'écart énergétique en raison du coût élevé des investissements dans le secteur et de la répartition inégale des ressources énergétiques. Par conséquent, pour assurer une exploitation judicieuse des ressources hydroélectriques, de gaz naturel et d'autres ressources, il faudra renforcer l'intégration régionale et développer des infrastructures énergétiques régionales.

Concernant le financement de l'infrastructure énergétique pour la croissance, certaines questions importantes doivent être considérées, notamment : (a) les options de financement des grands besoins d'infrastructure énergétique sans pour autant augmenter le fardeau de la dette ; (b) l'importance de l'intégration régionale dans la promotion du commerce transfrontalier de l'énergie électrique ; (c) la promotion de la mise en commun des ressources énergétiques ; (d) la nécessité d'intégrer les politiques énergétiques aux stratégies nationales de développement et d'aborder la question des allocations budgétaires inadéquates au secteur énergétique.

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