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Consommation d'électricité et croissance dans l'uemoa : une analyse en termes de causalité

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par Idrissa Yaya DIANDY
Université Cheikh Anta Diop de Dakar - D.E.A Economie, Spécialité Macroéconomie Appliquée, option Economie Internationale 2007
  

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1.2. SITUATION MACROÉCONOMIQUE ACTUELLE

1.2.1. Un climat économique instable marqué par la crise financière internationale

Au début de la crise, « l'Afrique sans réaction a minimisé les risques et n'a pris aucune initiative d'envergure pour le long terme » (Kassé, 2008)5(*). Pourtant, l'Afrique est très fortement concernée par la crise financière mondiale et la réforme de l'architecture de la gouvernance mondiale pour trois raisons : d'abord parce qu'elle est extrêmement insérée dans la mondialisation (son économie fonctionne par et pour l'économie mondiale), ensuite parce que ses États constituent la principale clientèle des organisations internationales même si leur poids et leur voix restent encore assez insignifiants et enfin parce que les nouvelles stratégies de lutte contre la pauvreté sont initiées par les Institutions de Bretton Woods.6(*)

Au niveau de la balance des paiements, les économies de l'UEMOA restent vulnérables aux chocs exogènes dus au commerce mondial, à cause d'un nombre limité de produits de base, objet de l'échange. Cette vulnérabilité s'explique par le déficit structurel de la balance des paiements courants de l'Union de tous les États membres, à l'exception de la Côte d'Ivoire sur la période 1997 - 2008.

Pour les pays de l'UEMOA, l'année 2008 est caractérisée par une aggravation du déficit global des finances publiques, en rapport avec une progression importante des dépenses due à l'accroissement des dépenses de transferts et subventions, des dépenses de fonctionnement et de la masse salariale. L'analyse de l'impact de la crise financière internationale sur les critères de convergence montre que ces critères n'ont pas été respectés en 2008, notamment le critère relatif au taux d'inflation, avec une situation qui se détériore par rapport à la période 2000-2007.

Tableau 2 : Nombre de pays ayant respecté les critères en matière de convergence sur la période 2000-2007.

Années

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

2007

Solde Budgétaire de base / PIB

2

4

4

3

4

3

3

5

Inflation

6

1

4

6

8

1

7

6

Taux d'endettement

2

2

2

3

4

5

5

5

Non Accumulation d'arriérés

4

4

5

5

5

4

4

5

Masse salariale / Recettes fiscales

3

3

3

4

4

3

5

4

Investissement sres.pr / Recettes fiscales

2

4

3

5

4

4

4

4

Solde compte courant (hors dons)

1

1

1

1

1

1

1

1

Taux de pression fiscale

2

1

1

1

1

1

1

1

Source : UEMOA, Impacts de la Crise Financière Internationale sur les Economies de l'UEMOA, Janvier 2009.

D'abord, il faut retenir que l'analyse des résultats de convergence de l'Union et des États membres sur la période de 2000 à 2007 n'est pas reluisante. Cette analyse met en exergue la vulnérabilité des différentes économies nationales par rapport aux chocs exogènes, tels que les aléas climatiques, les fluctuations (à la baisse) des cours mondiaux des matières premières exportées par l'Union et le renchérissement continu des prix des produits pétroliers et de l'énergie électrique. Par conséquent, la situation de convergence d'avant les crises de l'année 2008 montre que l'insuffisance du rythme de convergence a été telle qu'aucun État membre de l'Union n'a respecté de manière durable les quatre critères de premier rang. L'annexe 3 indique le nombre de critères respectés par chaque pays entre 2000 et 2007. Seuls des États comme le Bénin, le Mali et le Sénégal ont fait des efforts dans le respect d'un nombre élevé de critères de convergence. Le Niger, quant à lui, a progressé ces deux dernières années.

Ainsi, la conjonction des effets de la crise financière avec les chocs sévères des prix des produits alimentaires, énergétiques et d'autres matières premières, a négativement influencé la situation économique de l'Union.

1.2.2. Une activité économique peu performante : croissance décevante et recrudescence de l'inflation

L'activité économique s'est relativement contractée, dans l'ensemble, par rapport aux prévisions. Cependant, en 2008, l'Union enregistre un taux de croissance de 3,9% contre 3,3% en 2007. Cette accélération serait le fait de la hausse de la croissance dans pratiquement tous les États membres. L'amélioration observée concerne particulièrement le secteur primaire qui aurait bénéficié de meilleures conditions climatiques. Par pays, le taux de croissance se présente comme suit : Bénin (5,3%), Burkina (4,5%), Côte d'Ivoire (2,9%), Guinée-Bissau (3,1%), Mali (4,7%), Niger (5,9%), Sénégal (3,9%), Togo (0,8%)7(*).

Graphique 1: Taux de croissance (en%) du PIB par Etat membre de l'Union

Source : UEMOA, Rapport annuel 2008 de la Commission

Pour l'année 2009, les perspectives indiquent un taux de croissance de 4,7%, sous l'hypothèse de conditions climatiques favorables, l'apaisement des tensions socio politiques grâce à la poursuite de la mise en oeuvre satisfaisante du processus de paix en Côte d'Ivoire, et à la poursuite des travaux de construction d'infrastructures. Toutefois, la réalisation de cet objectif pourrait être compromise par la forte récession attendue dans les pays de l'OCDE. Dans la plupart des Etats membres, un taux de croissance plus élevé est attendu en 2009. Par pays, le taux de croissance économique se présenterait comme suit : Bénin (6,1%), Burkina Faso (5,5%), Côte d'Ivoire (4,3%), Guinée-Bissau (3,2%), Mali (5,1%), Niger (4,5%), Sénégal (5,2%), Togo (3,3%). Cette croissance est réalisée dans un contexte de fortes tensions inflationnistes, dues à la crise alimentaire, à la crise énergétique et aux mauvais résultats de la campagne agricole 2007/2008. Pour l'année 2008, le taux d'inflation annuel moyen se fixe à 7,6% contre 2,4% en 2007. Ces résultats ont été obtenus en dépit des nombreuses mesures prises par les Gouvernements des États membres pour atténuer l'impact de la hausse des prix des produits alimentaires. Ces mesures concernent essentiellement la suspension de la perception des droits de douane et de la TVA sur les produits de grande consommation ainsi que la mise à la disposition des couches vulnérables, des céréales à des prix sociaux. Par pays, le taux d'inflation annuel moyen se présente comme suit : Bénin (8,1%), Burkina Faso (10,8%), Côte d'Ivoire (6,5%), Guinée-Bissau (10,6%), Mali (9,6%), Niger (11,1%), Sénégal (6,3%), Togo (8,4%) (UEMOA, 2008).

En 2009, il sera nécessaire de mettre en oeuvre les mesures communautaires identifiées lors du Conseil des Ministres de l'Union (2009). Elles ont trait notamment à la mutualisation des achats d'intrants agricoles de qualité au niveau de l'Union, la mise en place d'entreprises d'aménagement de périmètres irrigués, le respect de la libre circulation des personnes et des biens, la mise en place d'une législation foncière appropriée et harmonisée au sein de l'Union et le renforcement des capacités administratives des États membres en matière de gestion des projets agricoles.

Il faudra aussi s'attaquer au problème relatif à l'accès aux énergies modernes et plus particulièrement à la crise de l'énergie électrique qui continue de grever la performance des entreprises de la sous-région.

* 5 Moustapha KASSE, La crise financière : comment et quels effets sur l'Afrique ?, Septembre 2008.

* 6 Moustapha KASSE, Crise financière et perspective de réforme de la gouvernance mondiale : Pour l'Afrique, «Nous pas bougé », Novembre 2008, www.mkasse.com

* 7 UEMOA, Rapport annuel 2008 de la Commission.

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9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.



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