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Déterminants de l'investissement direct a l'étranger dans les pays en voie de développement : application faite a la RDC

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par Augustin Mwana MUHINDO NGELEZA
UNIGOM - Licence en gestion 2009
  

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0.2 PROBLEMATIQUE

Avec l'échec des politiques économiques préconisées par les PED et afin de rattraper le retard qui les sépare des pays avancés et de garantir leur développement par l'ouverture à l'économie du marché, la libéralisation et la mondialisation des échanges, nous assistons de plus en plus au changement des stratégies économiques de plusieurs pays et essentiellement ceux en développement qui lèvent toutes les restrictions sur les IDE et mettent en place des mesures attractives financières et autres très agressives pour garantir les flux des investissements dans leurs pays. Nous constatons que ces derniers (Investissements Directs Etrangers) ont pris une importance non négligeable dans le phénomène de globalisation.

C'est ainsi que l'économie mondiale s'est complètement métamorphosée ces dernières années. Elle évolue dans un environnement de plus en plus enchevêtré où le libre échange, la libre circulation des capitaux et des biens deviennent des maîtres mots et où les IDE sont de plus en plus qualifiés comme le moteur principal de tout développement économique.6(*)

D'ailleurs dans les années 50 et 60, l'IDE était regardé avec beaucoup de méfiance par certains pays en voie de développement (PED). Il était considéré comme un facteur de dominance, et les firmes multinationales (FMN) étaient soupçonnées de réduire le bien être social par la manipulation des transferts des prix et la formation d'enclaves. Aujourd'hui, on assiste à un changement radical de l'attitude des PVD vis-à-vis de l'IDE.7(*) Cette attitude était liée par le fait que les FMN pouvaient détruire le secteur local en usant de leur puissance et en exerçant un effet d'éviction sur les entreprises locales.8(*)

Cependant, cette idée a été critiquée, comme on le lu dans les paragraphes qui suivent, par le fait que le comportement de suspicion était désormais remplacé par une politique de promotion visant à drainer des flux substantiels d'IDE.9(*) Il faut noter aussi que ce changement d'attitude a été en partie rendu possible grâce à un environnement, et une littérature économique abondante vantant les mérites de l'IDE.

Par ailleurs, la théorie économique basée sur une analyse néoclassique de la modernisation (particulièrement les modèles de LEWIS et KUZNETS), préconise que les IDE stimulent la croissance économique à travers la réalisation des ressources, l'accumulation de capital et le transfert technologique.

Parmi les PED, cependant, les apports des IDE sont inégalement répartis entre ceux d'Asie, ceux d'Amérique Latine et des Caraïbes et ceux d'Afrique. Ceux de cette dernière présentent une mauvaise image et particulièrement la RDC qui est réputée à travers les problèmes d'insécurité politique, non alignement et incapacités des forces des défense, insécurité alimentaire, malnutrition, pénurie des semences de qualité, la hausse de prix, les fraudes de transformation de la conservation des produits agricoles et de pêche, de désordre économique, d'instabilité politique, ...10(*)

La RDC faisant partie des pays les moins avancés et étant l'un de dix pays les plus pauvres du monde d'après les études menées sur les principaux indicateurs généralement utilisés pour mesurer le niveau de performance des pays dans divers domaines (économie, santé, éducation, alimentation, ...), son économie est l'une des économies les moins compétitives d'Afrique. Par exemple en 2003, selon le rapport publié par le PNUD,11(*) le taux de croissance économique était de 5,8% ; 26% seulement de la population congolaise avait accès à l'eau potable ; le taux d'alphabétisation infantile se situait à 129/oo naissances ; le taux d'analphabétisation des jeunes adultes âgés de 15 à 24 ans est de 69,9% ; l'espérance de vie à la naissance est tombée à 40,6 ans tandis que 32% des congolais souffrent de la malnutrition. Ces statistiques sont toutes décevantes pour le développement économique de la RDC.

Le rétablissement des équilibres macroéconomiques s'averre être le seul cadre susceptible de permettre à la RDC de faire face aux défis de la réduction de la pauvreté et à l'amélioration de développement économique de la RDC.

Pour essayer d'aborder cette situation chaotique, l'Etat congolais a axé ses actions sur la relance économique et sociale considérant les IDE comme un sous produit du développement économique d'un PED. Ce qui explique les démarches menées partout dans le monde pour faire face au problème de développement. A titre illustratif, citons l'ANAPI dans quelques pays étrangers notamment en Chine, au Japon, en Inde, aux USA, en Corrée du Sud, en France et en RSA pour inciter les IDE pendant la 3ème République.

L'ANAPI12(*) est un organisme qui constitue le guichet unique en matière d'investissements publics et privés en RDC dont la compétence, mission, organisation et fonctionnement sont déterminés par le président de la République.

Signalons, cependant, que malgré plusieurs décennies des programmes d'aides publiques au développement, les performances de la RDC restent mitigées. A l'instar d'autres pays africains, la RDC a subie une transition très difficile sous les programmes d'ajustement structurels et de stabilisation économique.

Cependant avant ces fameux programmes, la RDC s'était dotée des politiques économiques à travers le premier plan dit (1986-1990) de développement économique et social avec pour ambition un décollage économique effectif grâce à un rôle croissant de l'Etat en matière d'investissement et de distribution de revenu.

Malheureusement, ni le plan quinquennal de développement, ni le PAS n'ont pas permis à la RDC de résorber des déséquilibres macroéconomiques qui freinent son élan vers un décollage économique durable, pourtant après l'indépendance, la RDC laissait présager l'espoir d'un développement économique en pleine expansion.

En considérant tout ce qui précède, nous remarquons que la RDC, un des pays vastes de l'Afrique et plus peuplé, n'a pas le niveau de vie qui devrait correspondre à ses immenses ressources et malgré sa position géographique au coeur du continent africain, ne joue pas le rôle moteur pour expliquer le développement économique de l'Afrique entière ; elle apparaît au contraire comme un véritable frein pour le décollage de cette dernière.

Ainsi, notre étude tente d'analyser les attributs des IDE_ENTR en RDC en insistant sur leurs déterminants principaux tout en dégageant les rôles de ces investissements sur le développement économique.

Voici la question unique guidant notre recherche : Quels sont les principaux déterminants (facteurs) des IDE du Comité d'Aide au Développement entrant en RDC ?

En d'autres termes, il est question de voir si les déterminants des IDE entrants en RDC font réellement une cause de croissance économique. Est-ce que l'abondance des ressources en soi est-elle suffisante pour attirer les IDE en RDC ?

* 6 ALI MAAL J., (2008), Impact de l'IDE sur la croissance économique, alimaalej yahoo.fr, 12 pages

* 7 OMAN, C, (2000), Policycompetition for Foreign Direct Investment, OECD Development centre, Paris

* 8 J.R. MARKUSEN et VENABLES A.J,(1995), Multinitional Firms and the New trade theory, Nber Working Papers, 5036

* 9 C. OMAN, (2000), Op. Cit.

* 10 DSCRP RDC, Juillet 2006, p.61

* 11 Cité par T.KAVOTA, (2008), Le commerce extérieur et la croissance économique en RDC :de 1990 à 2005, Mémoire, UNIGOM, 57 pages

* 12 RDC, Code d'investissements, Loi n°004 du 21 février 2002, 7 pages

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9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.



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