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Ecart d'àĘge entre conjoints, polygamie urbaine et remariage à† Lubumbashi

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par Léon MISHINDO MBUCICI
Institut Supérieur de Statistique - Licence en démographie 2010
  

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DEDICACE

A toutes les personnes assoiffé du savoir.

A tous les éducateurs et formateurs de la jeunesse.

Nous dédions ce travail.

Léon MISHINDO MBUCICI

AVANT PROPOS

Ce travail est la concrétisation d'un désir permanent de connaître notre environnement ainsi que le comportement de nos populations. Sa réalisation est sans nul doute le résultat de la participation de plus d'une personne. Nous voulons exprimer notre gratitude aux professeurs DIBWE dia MWEMBU, KANKU MUKENGESHAYI, MWILAMBWE Claude respectivement directeur, codirecteur et lecteur du présent travail.

Nous remercions en outre, toutes les personnes qui se sont investies de manière particulière dans l'édification de ce mémoire.

A tous nous disons merci.

Léon MISHINDO MBUCICI

INTRODUCTION GENERALE

0.1. Choix et intérêt du sujet

Notre travail de fin de cycle de licence en démographie a pour titre : Ecart d'âge entre conjoints, polygamie urbaine et remariage à Lubumbashi, il est la résultante d'une longue période d'observation et de vie de mariage d'un certain nombre des couples évoluant dans notre environnement .En effet tout part d'un échange avec un ami du quartier qui ,marié depuis plus de onze ans décida de nouer une autre relation conjugale avec une jeune femme. La raison évoquée est que la première femme se faisait de plus en plus vieille. Dans le même temps un collègue de service se liera à une deuxième femme qui est cinq ans sa cadette pour prétexte que sa première femme ne lui accordait plus assez d'attention après six maternités consécutives. Eu égard à tout ceci nous nous sommes intéressé d'approfondir la connaissance sur ce phénomène de polygamie qui élit domicile dans notre milieu. A ce sujet nous nous intéresserons singulièrement au décalage d'âge entre conjoints et ses conséquences sur le marché matrimonial.

Le mariage est une institution par laquelle l'homme et la femme décident de créer un cadre susceptible de permettre la procréation grâce à laquelle se perpétue d'une manière harmonieuse l'espèce humaine. Par ailleurs, les institutions matrimoniales et les organisations politiques tout en s'inscrivant dans le schéma des relations sociales de la solidarité, se présentaient comme un processus définissant les rôles et le statut de chaque membre composant la société globale. Dans ce sens là le mariage jouait un double rôle dans l'organisation sociale, d'une part en créant le système de parenté et d'autre part en le renforçant, en vue d'une stratégie économique ou politique1(*). C'est dans le mariage que les hommes et les femmes développent leurs personnalités et se rendent utiles à la société. Quand un mariage est rompu, c'est l'affaire de tous, surtout dans notre société africaine, de trouver des voies et moyens de le renouer ou le refaire. Pour y parvenir et surtout pour prévenir d'autres séparations, il est important de déceler les causes à partir d'un diagnostic sans complaisance.

Il nous a ainsi paru intéressant de mener une étude approfondie sur le thème du mariage dans son volet polygamie dans la mesure où elle surgit même dans les vieux couples au moment inattendu et conduit parfois au divorce ou à la séparation.

La première séparation est naturelle : la mortalité. Celle-ci frappe à coup sûr tout le monde.

La seconde forme de séparation est la rupture due justement au divorce occasionné par un certain nombre de malentendus entre conjoints et par des influences de la société. Elle a malheureusement pour effet le déséquilibre de tout genre des ex-conjoints.

Par ailleurs, une lecture rapide du contexte du mariage en RD Congo en général et à Lubumbashi en particulier, nous amène à observer des faits et phénomènes ci-après :

- la revalorisation du statut de la femme prônée par la plupart des organisations non gouvernementales, incite cette dernière à s'assumer comme son collègue homme dans tous les secteurs de la vie nationale. Ce qui a pour conséquence notamment le vieillissement du calendrier de la primo nuptialité pour la jeune fille dont l'âge légal au mariage est fixé à 18 ans ;

- nous assistons aussi, de plus en plus à une augmentation sensible des enfants en rupture familiale dont le comportement est tout à fait atypiques face à tous les évènements démographiques ;

- nous épinglons aussi le phénomène « MARIO » et « Tika mwana » dont la variation des écarts d'âges est assez significative. Ce phénomène est souvent mal perçu par la société et est bien médiatisé par la musique congolaise. Il s'agit surtout d'une relation conjugale entre une femme qui a des moyens matériels et financiers et d'un homme généralement moins nanti. La deuxième forme de vie conjugale renvoie à une situation d'un vieil homme (55 ans et plus) qui prend en mariage une jeune fille adolescente. Comme dans le premier cas, il s'agit d'un homme qui a des facilités matérielles et financières. Cette dernière forme de vie conjugale se réalise dans le cadre de ce qu'on appelle « système des bureaux » c'est-à-dire une sorte de polygamie à visage moderne, communément appelé polygamie urbaine2(*).

Tous ces faits et compte tenu que la nuptialité est un des évènements démographiques rarement étudié dans notre ville de Lubumbashi, nous ont motivé à traité ce sujet. Compte tenu de ces différentes formes de vie conjugale, la préoccupation de notre travail est d'éclairer l'opinion sur le vrai niveau d'écart d'âge entre époux à Lubumbashi et sur son impact sur la polygamie et/ ou le remariage. Nous avons bien voulu orienter nos recherches dans le domaine de la nuptialité car c'est par elle que tous les autres phénomènes démographiques trouvent un sens ; c'est notamment : la fécondité, la natalité et la mortalité.

La polygamie tout comme le remariage sont un fait social vieux comme le monde. De tous les temps, les hommes et les femmes mariés ont éprouvé le désir soit de se séparer soit de contacter d'autres unions.

Si la primo nuptialité est très souvent célébrée avec pompe, les autres épisodes des mariages sont, elles plus discrètes. Ils relèvent de la volonté souvent unilatérale d'un conjoint à combler les lacunes ou les insuffisances observées dans le chef de son partenaire actuel.

* 1 LOTSINA Limo, « Institution matrimoniale et organisations sociaux politiques en Ituri (zones de Djugu et Irumu », Zaïre - Afrique, n°215, mai 1987, p.291.

* 2 KANKU MUKENGESHAYI. Politique sociale et politique familiales et structures démographiques dans le haut katanga industriel, RD Congo, cas de l'Union Minière du Haut Katanga Gécamines, 1925 - 1990, avril 2005, p.186.

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