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Energies renouvelables et Droit international de l'environnement: enjeux et perspectives

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par Aimexe AMOUSSOU
Université de Limoges - Master 2 2010
  

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B-DANS LES TEXTES DU SOFT LAW

Les normes du DIE de portée non contraignante sont nombreuses et soutiennent les ER de différentes manières. Des bases favorables aux sources d'énergies renouvelables existent depuis Stockholm jusqu'au sommet de Johannesburg :

Dans la déclaration de Stockholm de juin 1972, le principe 3 énonce que « la capacité du globe de produire des ressources renouvelables essentielles doit être préservée et, partout où cela est possible, rétablie ou améliorée. ». Or il est constant que les SER répondent à ces attentes. Le principe 5 de la déclaration conforte cette attente en disposant que « les ressources non renouvelables du globe doivent être exploitées de telle façon qu'elles ne risquent pas de s'épuiser et que les avantages retirés de leur utilisation soient partagés par toute l'humanité ». Or le mode actuel de consommation et de production de l'énergie ne répond pas à cette attente.

Un nouveau cadre encourageant les SER a été posé avec la Conférence de Rio de juin 1992. Le principe 8 de la déclaration issue de cette conférence proclame qu'« afin de parvenir à un développement durable et à une meilleure qualité de vie pour tous les peuples, les États devraient réduire et éliminer les modes de production et de consommation non viables ... ». Il s'agit là d'une incitation aux modes de production et de consommation viables, notamment les SER.

En outre, si la résolution 5 de la déclaration de Johannesbourg offre une protection à la biomasse à travers lutte contre déboisement. C'est surtout dans le plan de mise en oeuvre du sommet mondial pour le développement durable16 qu'on peut trouver des engagements en faveur des SER. Le titre III « Modification des modes de consommation et de production non durables » appelle dans son point 2017 les gouvernements de prendre de nouvelles mesures conformément aux recommandations et conclusions que la Commission du développement durable a formulées au § 3 de la section A et au § 30 de la section D de sa décision 9/1 relative à l'énergie pour le développement durable. Le point 20 c demande de mettre au point et de diffuser des technologiques de substitution pour le secteur énergétique « en vue d'accroître la part des énergies renouvelables dans l'offre d'énergie [...] ». Le point 20 d rappelle aux gouvernements de « combiner, lorsqu'il convient de le faire, l'usage accru de ressources énergétiques renouvelables [...] ». Le point 20 e demande, au sujet de la diversification des sources d'approvisionnement en énergie, un recours pressant aux SER en énonçant que « en ayant conscience de l'urgence,[il faut] augmenter significativement la part mondiale des SER, avec pour objectif d'accroître leur apport à l'offre globale d'énergie [...] en s'assurant que les politiques énergétiques appuient les efforts déployés par les pays en développement pour éradiquer la pauvreté [...] ». Il est donc reconnu que la promotion des SER contribue à l'éradication de la pauvreté.

16 v. « Rapport du Sommet mondial pour le développement durable », Johannesburg 26.08-04.09.2002 des Nations-Unies, A/CONF.199/20.

17 Ibidem, p. 17 et s.

PARAGRAPHE 2 : LES ENERGIES RENOUVELABLES DANS LES INSTRUMENTS REGIONAUX

Les instruments regionaux du DIE ne sont pas en marge du soutien aux SER. Ils sont très diversifiés et n'ont pas la meme valeur juridique. Nous en analyserons successivement quelques-uns.

LtTIYaaIYPTIVaTIlaTI8MaYtTItuaRSPtQQtTIdtTIl'PQtagit 18 signe par presque tous les pays europeens, plus le Canada, les Etats-Unis et le Japon, et entre en vigueur en 1998 après ratification par 30 Etats, impose aux parties contractantes, dans le cadre d'une coopération paneuropéenne, d'une part, de tenir compte des considérations environnementales lors de la formulation de leurs politiques environnementales 19 , d'autre part, de _prendre « particulièrement en considération l'utilisation des sources d'énergie renouvelables »`0.

En plus, le protocole « Energie » de la convention alpine du 7 novembre 1991 adopte en 1998, qui concerne quant à lui les seuls pays se situant dans le perimètre alpin, tente d'harmoniser intérets économiques et exigences ecologiques, au moyen, notamment, de l'utilisation des SER : son article 2.1.c vise la reduction des besoins en energies des parties contractantes et impose une couverture plus vaste des besoins en energie restants par des energies renouvelables ; son article 2.3.a impose aux Etats de tenir compte dans leur politique énergétique du fait que l'espace alpin se prete à l'utilisation des SER et leur d'encourager la collaboration mutuelle en matière de programmes de developpement dans ce domaine ; enfin son article 7.2 permet aux Etats d'adopter des mesures visant à améliorer la compétitivité des centrales hydroelectriques.

Analysons, à present, la directive n° 2009/28/CE du 23/04/09 relative à la promotion de l'utilisation de l'energie produite à partir de sources renouvelables et modifiant puis abrogeant les directives 2001/77/CE et 2003/30/CE. Cette directive confirme les definitions des SER donnees par la directive 2003/54/CE. Au terme de son article 2.a, l'energie produite à partir de sources renouvelables est « une energie produite à partir de sources non fossiles renouvelables, à savoir : energie eolienne, solaire, aerothermique, geothermique, hydrothermique, marine et hydroelectrique, biomasse, gaz de decharge, gaz des stations d'epuration d'eaux usees et biogaz ».

Cette directive definit un cadre commun pour la promotion de la production d'energie à partir de sources renouvelables. Elle fixe des objectifs nationaux contraignants concernant la part de l'energie produite à partir de sources renouvelables dans la consommation finale brute d'energie et la part de l'energie produite à partir de sources renouvelables dans la consommation d'energie pour les transports. Elle etablit des règles concernant les transferts statistiques entre les Etats membres, les projets conjoints entre ceux-ci et avec des pays tiers, les garanties d'origine, les procedures administratives, l'information, la formation et l'accès au reseau electrique pour l'energie produite à partir de sources renouvelables. Elle definit des

18 Lisbonne, 1994.

19 Art 19.a.

20 Art 19.b.

critères de durabilité pour les biocarburants et les bioliquides (art. 1er).

SECTION 2 : LES INSTITUTIONS INTERNATIONALES AGISSANT EN FAVEUR DES ENERGIES RENOUVELABLES

De nombreuses institutions internationales agissent en faveur des sources d'énergie renouvelable. On distingue celles étatiques (A) de celles non-étatiques (B).

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"Qui vit sans folie n'est pas si sage qu'il croit."   La Rochefoucault