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La gestion de l'eau au Bénin et ses impacts environnementaux. Cas de l'arrondissement de Houin dans la commune de Lokossa

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par Coovi Ledestin Juvénal HOUSSOU
Université d'Abomey- Calavi Bénin - Maà®trise professionnelle en gestion de l'environnement 2010
  

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CONCLUSION

En définitive, la gestion de l'eau dans l'arrondissement de Houin est source de nombreuses nuisances, présentes et futures, à la population et à son cadre de vie. Ainsi, la gestion des eaux pluviales affecte l'intégrité et la beauté du paysage, dégrade les voies et menace la stabilité des habitations. Les eaux souterraines, quant à elles, ne causent pas encore de problème sur le plan de la quantité mais c'est plutôt sur celui de la qualité de l'eau et de la gestion des équipements permettant d'exploiter ces eaux pour les besoins de la population que des inquiétudes pour le futur, subsistent. Et ainsi cette gestion ne garantit pas à ce rythme la continuité de la disponibilité de l'eau potable à la population à l'horizon 2025. La manière dont les eaux de surface sont exploitées et suivies, notamment le lac Toho, dans l'arrondissement et dans les autres communes limitrophes du lac, a conduit à une diminution progressive des revenus de la population, issus des activités halieutiques et aggrave les conditions de précarité dans lesquelles vivent les populations de l'arrondissement si rien est fait.

Pour réduire les impacts de la gestion de l'eau, les populations essaient d'apporter, chacun à son niveau et compte tenu du niveau d'acuité ressenti, les solutions qui leur semblent appropriées. Mais il faudrait plutôt aller vers des solutions d'ensemble et collectives puisque l'eau n'a pas de frontières. En ce qui concerne les eaux de pluie, l'élaboration d'un plan d'assainissement s'avère indispensable pour pouvoir mobiliser des financements afin de réaliser des infrastructures de canalisation et de drainage des eaux. En plus de ceci, avec l'appui des cadres de la mairie de Lokossa chargés de la gestion de l'environnement, chaque village devrait se mobiliser à l'approche des saisons de pluie pour la réalisation et/ou la réhabilitation des dispositifs anti-érosifs à des endroits bien indiqués pour maîtriser l'écoulement des eaux de pluie. Quant au lac Toho, la mise en exécution et le suivi du plan de gestion du lac élaboré par le programme PADDPA pourront permettre de redonner une nouvelle vie à ce plan d'eau pour une amélioration des conditions de vie des populations riveraines. Mais il faudra aussi sensibiliser les populations afin que ces actions de sauvegarde et de régénérescence du lac ne durent pas que le temps d'un projet mais qu'elles soient l'affaire des populations elles-mêmes qui devraient s'organiser de façon consensuelle pour une meilleure gestion du lac. Au même moment où les problèmes du lac sont en train de trouver des solutions durables, il faudrait aussi penser à la pérennité de la fourniture d'eau potable. Pour ce

faire, il faudra assainir la gestion actuelle des points d'eau et arrêter le gaspillage des eaux des forages artésiens qui coulent encore 24h/24. Ainsi, donc il faudra aménager le forage artésien non encore aménagé et rendre effective et fonctionnelle la gestion professionnalisée des ouvrages d'eau.

La gestion de l'eau a souvent été reléguée au second plan par les autorités communales de nos pays, elles n'interviennent trop souvent que lorsque les dégâts, notamment sur le milieu physique, causés par l'eau deviennent alarmants. Mais si tous les dommages sur la vie économique, sociologique et le milieu physique dus à la mauvaise ou à l'absence de gestion de l'eau en général pouvaient être évalués er ramenés au ratio de `' X franc/habitant/jour», on s'apercevra peut-être que dans nos milieux ruraux où la majeur partie de la population vivent avec moins d'un dollar par jour soit environ moins de six cents francs CFA par jour ; ces dégâts et leur réparation seraient à des dizaines de milliers de francs par habitant et par jour alors que la prise de mesures pour une meilleure gestion des eaux aurait permis d'utiliser ces fonds pour améliorer les conditions de vie de nos populations rurales. Ne faudra-t-il pas peut-être approfondi cette étude pour une meilleure prise de conscience de la nécessité d'une gestion préventive des ressources en eau par les autorités communales et gouvernementales ?

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