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L'utilisation des instruments de la politique économique dans la lutte pour le réduction du niveau de chômage en RDC

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par Daddy BOGOLE BOLIMA
Université de Kisangani RDC - Licencié en sciences d'économie publique 2011
  

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INTRODUCTION

0.1. PROBLEMATIQUE

Promouvoir une croissance équilibrée à son sein implique pour un pays la mise en place d'une politique économique qui permette de résoudre les différentes difficultés auxquelles est confrontée son économie.

Le monde économique fait actuellement face à une réalité qui, par sa nature et ses conséquences, constitue un véritable obstacle à toute tentative de redressement des économies en souffrance ; le chômage. Un niveau élevé de chômage dans le pays présente d'énormes conséquences tant au niveau de la population car condamnée à vivre dans la pauvreté qu'au niveau de l'économie en général qui doit supporter de coût appelé « coût de chômage ».

La littérature économique renseigne en outre que c'est au cours des années 1970 que le monde a observé une augmentation du niveau de chômages à travers les pays, ce qui a fait l'objet de plusieurs maniements des politiques économiques par les gouvernements.

Par ailleurs, dans ses analyses sur le fonctionnement des marchés, la tendance keynésienne soutient que dans tous les cas, il peut toujours y avoir un équilibre de sous-emploi, c'est-à-dire qu'on peut trouver l'équilibre entre l'offre et la demande sur tous les marchés sauf sur le marché de l'emploi. Le chômage ne disparaîtra pas spontanément et l'Etat doit intervenir en particulier par une politique de soutien à l'offre de l'emploi pour donner du travail à ceux qui en cherchent afin d'augmenter le niveau de l'activité dans le pays et par effet d'entraînement, d'augmenter le niveau du produit national.

Dans nombre de pays en développement, le chômage est une notion peu pertinente. Statistiquement, il peut atteindre des taux officiels dépassant souvent les 30 %, mais la mesure du chômage néglige les activités économiques indépendantes et familiales destinées à l'autoconsommation et représentant la source essentielle de richesse pour des populations à l'écart de l'économie marchande. Dans les pays les plus pauvres, ce travail indépendant représente 37 % de l'activité en zone urbaine, et bien davantage en zone rurale.

L'expérience du dernier quart de siècle a montré que certains pays jadis pauvres pouvaient résoudre le problème du chômage. Les dragons asiatiques ( Corée du Sud, Taïwan, Singapour, Hong Kong) notamment, mais aussi l' Irlande par exemple, ont réussi à éliminer le problème de l'emploi et connaissent des taux de chômage faibles.

Dans la plupart des cas le chômage a été réduit par une stratégie d'intégration des pays au commerce international et leur spécialisation dans des activités nécessitant beaucoup de ' main-d'oeuvre, tandis que les stratégies de substitution d'importation n'auraient que peu d'effets.

Dans de nombreux pays, notamment en Afrique, l'instabilité politique et économique constitue un découragement à l'investissement des entreprises et explique une large part du chômage.

L'accroissement constant de la population active du fait de la forte natalité aggrave le problème. Dans le cas de ce continent, la centralisation dirigiste des décisions relatives à la production agricole dans les capitales où règne la corruption constitue un obstacle essentiel à l'essor de l'emploi agricole rural. C'est pourtant l'agriculture qui pourrait fournir l'essentiel du travail manquant

La République Démocratique du Congo notre pays, connaît à l'heure actuelle d'énormes difficultés pour le redressement de son économie et parmi les plus graves, il y a le problème lié au chômage de masse. Une grande partie des citoyens en âge de travailler sont sans emploi et lorsqu'ils cherchent un, la plupart d'entre eux n'en trouve pas. La proportion des actifs non occupés est finalement située à un niveau élevé et continue à augmenter au cours des années. Ce fléau est donc devenu une constante de la situation économique en République démocratique du Congo (RD. Congo) où le taux moyen de chômage est estimé à plus de 60 % (bien que les autorités le considèrent légèrement en dessous de cette barre). La grande question à se poser consiste à savoir si ce chômage peut baisser.

Le chômage rend la vie de la population congolaise très difficile, dans un pays où le pouvoir d'achat est déjà très faible et relativement instable. Cette situation paraît d'autant plus paradoxale et scandaleuse que le sous-sol du pays est d'une exceptionnelle richesse.

Le fléau du chômage devrait constituer la priorité des politiques du gouvernement, sinon cette population va continuer à être une des plus « malheureuses » au monde (l'indice du malheur étant ici mesuré par taux de chômage), mais aussi une des plus pauvres.

La réduction du chômage relèvera sans doute d'un travail difficile, mais n'est pas une bataille perdue d'avance pour peu que l'on pose les bonnes conditions institutionnelles à la création d'entreprise et à la protection des droits de propriété. La réforme des institutions formelles est une question de volonté politique.

De prime abord, rappelons que si cette situation perdure depuis des décennies, il n'en a jamais été toujours le cas dans l'histoire de ce pays. En effet, dans les années 80, il n'était pas aussi élevé qu'aujourd'hui. Il était par exemple de 8,4% en 1984. Les choses se sont dégradées avec le temps à la suite notamment des mauvais choix politiques des autorités du pays.».

Selon les études de Oasis KODILA TEDIKA et André MAKUTUBU BALIBWANABO sur l'application de la loi d'Okun en République démocratique du Congo pour savoir si la croissance économique avait un impact sur la réduction du chômage en République démocratique du Congo, il a été démontré que chaque hausse d'un point de pourcentage du taux de chômage correspond à un ralentissement de 0.425% dans la variation de PIB réel autour de sa tendance. Cela signifie que le taux de croissance doit croître plus vite que celui du taux de chômage, et à des taux très élevés pour espérer réduire significativement ce taux de chômage stratosphérique1(*).

Au regard de ce qui précède, nous avons voulu examiner à notre niveau, la question relative au chômage en République Démocratique du Congo afin de savoir pourquoi le taux de chômage reste toujours élevé nonobstant l'existence des mesures prises par les autorités gouvernementales dans le cadre de la politique économique. La période considérée par cette étude part de 1990 à 2009.

Pour circonscrire notre réflexion, notre préoccupation porte sur la question suivante : les politiques économiques prises en compte dans cette étude ont-elles permis de diminuer le niveau de chômage afin d'atteindre le plein-emploi en République Démocratique du Congo ?

* 1MUKUTUBU B.A., et KODILA T.O., « Loi d'Okun en République démocratique du Congo : évidences empiriques », Congo Economic Review, Vol. 6, N°1, Avril, 2009, pp.19-41

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