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Analyse socioéconomique de la commercialisation des noix de cajou dans les communes de Bantè et Savalou au Bénin

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par Oniankitan Grégoire AGAI
Université d'Abomey- Calavi, faculté des sciences agronomiques - Diplôme d'ingénieur agronome 2004
  

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3.3.2.3 Efficacité de la commercialisation

L'analyse de l'efficacité de la commercialisation est faite en comparant, au niveau des collecteurs et des courtiers collecteurs, les coûts de commercialisation et les marges brutes. Cette analyse peut être ensuite utilisée pour justifier l'intervention du gouvernement dans la commercialisation, que ce soit pour fixer des prix minima ou pour mettre en place un office de commercialisation. Dans le cas de notre étude, nous avons utilisé la statistique t de Student. Les résultats sont consignés dans le tableau 27.

Tableau 27 : Comparaison des coûts et des marges brutes au niveau des collecteurs et des courtiers collecteurs.

Catégories

Moyenne

Ecart type

Erreur standard

Intervalle de confiance 95% de la différence

t de Student

ddl

Signification bilatérale

Inférieure

Supérieure

Collecteurs

13,55667

18,829657

4,438193

4,19290

22,92043

3,055

17

0,007***

Courtiers collecteurs

11,4767

6,35608

1,83484

7,4382

15,5151

6,255

11

0,000***

*** : très hautement significatif.

Source : Nos enquêtes, 2004

L'analyse du tableau 27 montre qu'il y a une différence significative entre les coûts et les marges brutes au niveau des collecteurs et des courtiers collecteurs. La commercialisation n'est donc pas efficace au niveau de ces deux catégories car elles réalisent des marges brutes nettement supérieures aux coûts engagés.

Au niveau des semi-grossistes et des grossistes, le faible nombre de personnes enquêtées ne permet pas une telle comparaison. Toutefois, on remarque que en moyenne, la différence entre la marge brute et les coûts de commercialisation est de 10F par Kg chez les semi-grossistes et de 8F par Kg chez les grossistes. Il convient donc de dire que c'est la quantité de noix achetées qui permet à ces catégories de réaliser de grands bénéfices.

Toutefois, même si les acheteurs réalisent de grands profits, cela voudra-t-il dire que les producteurs sont pour autant défavorisés dans le processus de commercialisation ? Une pareille préoccupation mérite bien une attention particulière. Pour ce faire, nous avons comparé les marges brutes par unité de coûts variables obtenues par les producteurs aux marges de commercialisation par unité de coûts dégagées par les acheteurs. Nous avons considéré dans ce calcul, les coûts variables supportés par les producteurs et les coûts de commercialisation supportés par les acheteurs au titre de la campagne agricole 2003-2004. Les résultats sont consignés dans le tableau 28.

Tableau 28 : Comparaison des ratios marge/coût des acheteurs et des producteurs.

t de student

ddl

Sign* (bilatérale)

Différence moyenne

Différence écart-type

Intervalle de confiance 95% de la différence

Inférieure

Supérieure

3,639

115

0,000

2,3563***

0,64752

1,07368

3,63889

* : Signification bilatérale ; *** très hautement significative

Source : Nos enquêtes, 2004.

L'analyse du tableau 28 nous permet de dire qu'il y a une différence significative entre les marges par unité d'investissement des acheteurs et les marges par unité de coût des producteurs. La moyenne de ce ratio est de 3,41 au niveau des acheteurs alors qu'elle est de 1,09 au niveau des producteurs. Ce qui nous amène à dire que les activités de production et de commercialisation des noix de cajou sont toutes deux très rentables. Toutefois, une dépense de 1F consentie par un acheteur lui procure une marge de commercialisation de 3,41F alors qu'une dépense de 1F faite par le producteur lui procure une marge brute de 1,09, la marge brute du producteur étant égale au produit total escompté des coûts variables. Ainsi par unité d'investissement, l'acheteur tire un profit trois fois plus grand que le bénéfice obtenu par le producteur.

Le système des noix de cajou étant alors inefficace, les producteurs tirent donc des marges nettement inférieures à celles obtenues par les acheteurs. Dans un tel contexte, il est important de voir si les ressources allouées à la production des noix de cajou sont efficaces et comment améliorer le processus d'allocation de ces ressources. Car de tout point de vue, une augmentation du prix au producteur aura sûrement une influence sur les marges dégagées par les producteurs, mais aussi sur celles obtenues par les différents acheteurs.

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"Qui vit sans folie n'est pas si sage qu'il croit."   La Rochefoucault