WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

La problématique de la gestion des ressources naturelles de la communauté rurale de Ndiaffate

( Télécharger le fichier original )
par Abdoulaye Sène
Université Cheikh Anta Diop de Dakar - Maà®trise 2010
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

II-II--2-4- le reboisement

Le reboisement est « le repeuplement végétal volontaire d'une zone dont la couverture à fait l'objet d'une distraction partielle ou intégrale » (Ndiaye 1988) cité par (Soung 2005).

Avec la politique forestière du Sénégal (2005-2006), le reboisement répond d'une autre philosophie. Il s'agit essentiellement d'intégrer l'arbre dans les systèmes agraires et de privatiser la production de plan pour en faire un secteur porteur.

L'intégration de l'arbre dans le système agraire

Il est inutile de venir expliquer aux paysans l'utilité de l'arbre.

Mais le reboisement ne réussit pas si les arbres n'appartiennent à personne.

Il faut donc que le bois de village puisse être destiné à une exploitation précise, où la population peut voir un intérêt immédiat. Il faut que l'exploitation puisse alimenter une caisse villageoise servant à financer la santé ou les activités socioculturelles.

Dans le cas où les arbres appartiennent aux individus qui les ont plantés le succès est beaucoup plus franc.

L'objectif est que le paysan intègre naturellement la plantation d'arbres dans son système de production pour améliorer ses revenus.

Il faut donc promouvoir la production de plants par les collectivités locales et le privé.

La multiplication des pépinières villageoises, scolaires ou privées facilitera l'accès aux plants en temps opportun à tous les acteurs.

La production de plants est un secteur porteur pour le privé. Il faut donc que les Eaux et Forêts favorisent les contacts entre le privé et les collectivités locales.

Il est donc prévu, dans le cadre de la PFS de bâtir un partenariat actif autour de la production de plants suivant les axes ci-dessous :

Octroi d'un agrément aux producteurs privés compétents.

Utilisation obligatoire par les producteurs privés de semences de qualité.

Certification de plants produits avant écoulement hors pépinière.

Formation continue des producteurs.

Subvention des productions privées par le biais de crédits ou d'un plan de co-investissement

Baisse progressive de la production du service forestier au profit d'une augmentation de celle des privés et communautaire.

Arrêt de la distribution gratuite des plants par le service forestier par favoriser leur cession onéreuse afin de mieux valoriser la production de plants.

- La gestion participative

Elle procède de la loi sur la régionalisation et de la loi sur la décentralisation qui transfère la compétence de la gestion durable de ressources naturelles aux populations locales. En effet, la loi 96-07 du 22 Mars 1996, l'article 40 du décret n°96 1134 stipule que « la communauté rurale peut mettre en place un cadre de concertation sur la gestion des ressources naturelles et la protection de l'environnement. L'organisation, la composition et le mode de fonctionnement de ce cadre de concertation sont définis par une délibération du Conseil Rural ».

Cette nouvelle approche transparaît dans la convention locale qui consacre pour la gestion communautaire, deux structures définies au niveau de la CR. Il s'agit de la Commission Environnement définie à l'article 5 et les Comités Villageois de Gestion des Ressources Naturelles définis à l'article 9.

1- La commission environnement

la commission environnement élargie aux personnes ressources cooptées au niveau du comité de pilotage du développement CPD, des zones et des villages, est chargée de la mise en oeuvre des orientations du Conseil Rural en matière d'environnement et de gestion des ressources naturelles dans la CR de Ndiaffate.

Elle est responsable de l'application et du suivi, de la convention locale avec l'appui de la commission de pêche, du comité de pilotage, des comités zonaux de développement et des comités villageois de gestion des ressources naturelles. Sa tâche est définie à l'article 10 de la présente convention.

- Fonctionnement

Le Conseil Rural à travers sa commission environnement composée de 10 membres par délibération N° 02 du 13 Juin 2002 et habilitée à :

Créer et faire fonctionner des structures pour la gestion des ressources naturelles, créer des aires protégées, élaborer et mettre en oeuvre des plans et des schémas locaux d'action pour l'environnement et la gestion rationnelle des ressources naturelles, organiser l'exploitation de tous les produits végétaux de cueillettes et de coupe de bois, de prendre des mesures réglementaires pour l'exploitation des produits forestiers, donner son avis avant toute autorisation de défrichement dans le terroir communautaire par le conseil régional, de protéger la faune et la flore, d'assurer la lutte contre les déprédateurs et les braconniers et de donner son avis avant toute décision d'amodiation des droits de chasse dans le terroir communautaire, donner son avis sur l'ouverture d'un établissement de première classe, proposer au représentant de l'Etat la fermeture des zones de baignade.

Délibérer sur le régime et les modalités d'accès et d'utilisation des points d'eau de toute nature.

Contribuer à l'amélioration et à la mise en oeuvre de mesure de conservation des eaux et des sols, défens et restauration des sols, la diversification des cultures, l'introduction des cultures fourragères, la restauration des pâturages et parcours de bétail.

2- le comité villageois des ressources naturelles

Il est créé dans chaque village un comité villageois des ressources naturelles composé de 15 membres. La composition, le mode de fonctionnement et les tâches du comité villageois sont définis aux articles 16 et 17 de la convention locale.

Composition et mode de fonctionnement des CVGARN

« Le comité villageois est élu par l'assemblée générale villageoise et comprend.

Un président, un vice-président, un secrétaire, un secrétaire Adjoint, un trésorier, un trésorier adjoint, 3 commissaires aux compte, un auxiliaire villageois pour les ressources forestières (agricoles),un auxiliaire villageois pour les ressources forestières,

Un auxiliaire villageois pour les ressources pastorales, un auxiliaire villageois pour les ressources hydrologiques, un auxiliaire villageois pour les fourneaux Ban ak souf et un auxiliaire de zone pour les ressources halieutiques (pour les zones de Ndiaffate, Keur Lansana et Keur Waly Ndiaye).

Le bureau du comité villageois se réunit au moins une fois par mois.

Les tâches du comité villageois sont :

La sensibilisation des usagers sur les mesures réglementaires la démultiplication des mesures de GDRN (fourneaux Ban ak souf matérialisation des aires de mise en défens....)

La surveillance des zones de pêche,la bonne circulation de l'information, la médiation en cas de litige dans l'application de la convention locale, la mise en place d'un système des fonds perçus dans le cadre de l'application de la présente convention. » ; La convention locale (2004).

CHAPITRE III : impacts des stratégies de gestion et de réhabilitation

La station expérimentale de Ndiaffate, l'élaboration très récente du PLD (2007) et nos enquêtes permettent de percevoir l'efficience des différentes stratégies de gestion et de réhabilitation des ressources naturelles entreprises.

Il s'agit donc dans cette dernière partie de voir l'impact de la gestion étatique, de gestion traditionnelle et moderne, sur les ressources hydriques, sur les sols, sur les ressources forestières et sur le plan économique et social.

précédent sommaire suivant






Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy








"L'imagination est plus importante que le savoir"   Albert Einstein